Les combats se sont intensifiés ces derniers jours entre l’armée régulière du général al-Burhan et les paramilitaires des Forces de soutien rapide du général Hamdane Daglo, dit Hemedti. Les deux armées s’affrontent depuis près de 6 mois. Et les établissements de santé ne sont pas épargnés. Lundi matin, un hôpital de la banlieue nord de Khartoum a été touché par des obus, tuant au moins quatre civils.
Lundi matin, plusieurs obus sont tombés sur l’hôpital Al-Nau, l’un des derniers établissements de santé ouverts à Omdourman, ville jumelle de Khartoum. Un obus a notamment touché le service des urgences, dans lequel se trouvaient des patients. Quatre personnes sont décédées.
Selon MSF – qui appuie l’hôpital – c’est le seul établissement de la ville doté d’une salle d’urgence en traumatologie ou d’une capacité chirurgicale. L’établissement se trouve dans un quartier sous contrôle de l’armée régulière et les frappes sont attribuées aux Forces du général Hemedti.
Le même jour, un hôpital dans la ville de Jabal Awal, à une 50 km au sud de la capitale a également été bombardé à l’artillerie lourde. Deux patients sont décédés.
Dimanche, l’hôpital pour enfants de la ville d’El-Obeid avait été touché selon les autorités. Les combats dans cette ville ont repris il y a quelques jours.
Les organisations de défenses des droits de l’homme accusent les deux parties de cibler les établissements de santé. Selon les Nations unies, plus de 70% des hôpitaux du pays sont désormais fermés.
