Datant de 1994 soit 3 ans après la guerre du golfe, « True lies » est une adaptation du film « La totale » de Claude Zidi avec Michel Boujenah, Thierry Lhermitte et Miou-Miou. Arnold Schwarzenegger y campe Harry Tasker, un spécialiste dans la lutte anti-terroriste qui travaille pour l’agence américaine « Omega Sector ». Mais pour sa femme Helen et sa fille Dana, qui ignorent tout de ses activités périlleuses, il n’est qu’un simple informaticien. Jusqu’à ce que les choses dérapent…
Durant les années 90, nombre de scénaristes et cinéastes hollywoodiens ne cachaient nullement leur racisme et leur islamophobie décomplexés présentant les arabes et les musulmans tantôt comme des terroristes, tantôt comme des paresseux profitant de leurs pétrodollars. Une image véhiculée par le premier « Indiana Jones » de Steven Spielberg où, lors d’une scène, l’on découvre dans un souk des arabes s’extasiant devant le corps d’un bédouin abattu par le célèbre pilleur de tombes joué par Harrison Ford. On peut citer d’autres films comme «Hot shots » avec Charlie Sheen, « Live from Bagdad »…

La fin d’une époque…
Dans « True Lies », cette fois-ci les méchants sont des perses. Quant au méchant de service, il s’agit de Salim Abu Aziz, alias l’Araignée des Sables campé par l’acteur anglo-pakistanais Art Malik. « Vous avez tué nos femmes et nos enfants, vous avez bombardé nos villes de loin, comme des lâches, et vous osez nous traiter de terroristes ? » lance-t-il à Harry Tasker. Patibulaire et mal rasé, comme tout bon vilain hollywoodien issu d’un cliché, il est le leader d’une organisation terroriste islamiste appelée le « Jihad écarlate ». Le groupe a réussi à faire passer en contrebande quatre têtes nucléaires MIRV en les cachant dans des statues antiques datant de l’époque de Darius prêtes à être exposées dans des musées. Aziz (dont le nom sonne plus arabe que persan mais les scénaristes ne s’en embarrassent pas) exige que les États-Unis retirent leurs forces du golfe Persique, sinon il fera exploser une tête nucléaire chaque semaine dans une grande ville américaine. Un film raciste (politique donc !)que le public se doit de découvrir pour se faire sa propre idée !


