Les conséquences des perturbations à Ormuz pourraient provoquer «la pire crise industrielle de mémoire», selon le secrétaire général de la Chambre de commerce internationale (CCI) John Denton. De nombreuses entreprises sont affectées, a-t-il dit mercredi.
S’exprimant à Yaoundé à la veille du début de la ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le secrétaire général a relevé que les difficultés ne sont pas dues seulement aux prix énergétiques. Mais à la production industrielle elle-même qui subit la pénurie du pétrole et du gaz. «Des entreprises importantes appliquent un cas de force majeure» et coupent leurs contrats d’approvisionnement, a ajouté le représentant d’environ 50 millions de sociétés dans plus de 170 pays. Et «les conséquences ne se limitent pas aux industries», dit-il.
Un scénario coûteux
Les effets sur les exportations d’engrais depuis le Golfe menacent d’aboutir à des rendements agricoles très bas en Afrique et de provoquer d’importants impacts pour la sécurité alimentaire. Pour cette raison, John Denton implore la communauté internationale de faire tout son possible «pour restaurer un passage sûr» dans le détroit d’Ormuz.
