En première ligne face aux frappes de représailles iraniennes, les Emirats arabes unis adoptent un ton plus offensif à l’égard de Téhéran, se démarquant de leurs voisins du Golfe.
Comme les autres Etats pétroliers de la région, Abou Dhabi s’est retrouvé au coeur d’un conflit qu’il avait cherché à éviter et auquel il a tout intérêt à mettre fin. Mais pas dans n’importe quelles conditions, soulignent des analystes.
Au moment où l’administration américaine dit discuter avec l’Iran, l’ambassadeur émirati à Washington a clairement énoncé cette semaine la position de son pays: «un simple cessez-le-feu n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’un résultat concluant», a écrit Yousef Al Otaiba dans une tribune du Wall Street Journal.
«Il faut faire davantage pour éliminer les menaces liées aux missiles et aux drones (iraniens). Et nous sommes prêts à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert», a-t-il ajouté. Une durcissement de position qui tranche avec le ton mesuré de la plupart des diplomates du Golfe, qui se contentent jusque-là d’appeler à une désescalade.
