Le blocus des États-Unis dans le détroit d’Ormuz est entré en vigueur à 15h (heure tunisienne). Donald Trump a menacé de détruire tout «navire d’attaque rapide» iranien qui le forceraient.
«Si l’un de ces navires s’approche ne serait-ce qu’un peu de notre BLOCUS, il sera immédiatement DETRUIT, selon le même système que celui que nous utilisons contre les trafiquants de drogue en mer», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Le centre britannique de surveillance maritime UKMTO a néanmoins annoncé un sursis pour les navires neutres présents dans des ports iraniens, rapporte notamment Sky News. «Un délai limité leur est accordé pour quitter le détroit d’Ormuz», précise l’organisme, ajoutant que la durée exacte de cette période a été fixée dans une communication officielle aux marins.
Selon ce même message, le blocus américain imposera des restrictions d’accès à tous les navires en mer se dirigeant vers des ports ou des zones côtières iraniennes. La mesure s’appliquera «sans exception à tous les pavillons», y compris pour les navires desservant des terminaux pétroliers ou des installations côtières.
Les modalités d’intervention de la marine américaine en cas de violation restent toutefois floues. Un responsable américain, cité anonymement par Al Jazeera, indique qu’aucune règle précise n’a encore été définie. Les forces armées disposeraient néanmoins des moyens nécessaires pour faire respecter le blocus «aussi longtemps que nécessaire», conformément aux décisions de Donald Trump.
Plusieurs puissances de l’OTAN refusent de participer au blocus de Trump
Lors de son annonce dimanche sur Truth Social, le président Donald Trump assurait que plusieurs pays se joindraient au blocus du détroit d’Ormuz.
Or, des alliés majeurs de l’OTAN semblent désormais prendre leurs distances. Selon l’agence Reuters, la France et le Royaume-Uni ont notamment indiqué qu’ils ne participeraient pas au blocus. Ces pays entendent éviter d’être entraînés dans un conflit avec l’Iran.
Donald Trump a récemment multiplié les critiques à l’égard de l’alliance militaire, estimant que ses membres devraient soutenir davantage les États-Unis dans ce dossier. Face à ces réticences, il a même évoqué une possible sortie de l’OTAN et envisagé un retrait partiel des troupes américaines stationnées en Europe.
Plusieurs pays européens se disent toutefois prêts à contribuer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, mais seulement une fois les hostilités terminées dans la région.
