TACO, FAFO, NACHO, ces surnoms, forcément donnés par les médias « menteurs », Donald Trump en a horreur. Lequel est le bon ? FAFO – « embêtes-moi et tu verras-, TACO – « Trump se dégonfle toujours » – ou NACHO – « aucune chance qu’Hormuz ouvre » ? Les trois selon les jours, mais au-delà de ces variations, le 57-eme président américain n’est guidé que par une seule ambition : non pas America first, comme il le prétend, mais Trump first. Et cela même s’il donne le change en plaisantant : expliquant qu’il pourrait ne pas se rendre au mariage de son fils Donald junior ce weekend aux Bahamas, il dit que ce n’est pas le bon moment, « J’ai ce truc qu’on appelle l’Iran, et d’autres choses ». Le Moyen Orient, Cuba, le Groenland, l’Europe et l’Otan qui ne l’aident pas… Oui, beaucoup à faire.
Donald Trump consacre peut-être davantage de temps à ses propres affaires, à gagner de l’argent, à se venger et punir tous ceux qui se sont mis en travers de son chemin. Avec la complicité de son avocat Todd Blanche, nommé ministre de la Justice, il vient de passer un accord avec le fisc qui le met à l’abri, ainsi que sa famille et ses entreprises de tout redressement fiscal portant sur ses déclarations passées. En même temps, un fonds d’indemnisation « anti-instrumentalisation » de 1,776 milliards de dollars est créé qui doit permettre de « réparer » des préjudices qu’auraient subi des partisans de Donald Trump poursuivis sous la présidence de Joe Biden. On pense à l’assaut du Capitole.
Il consacre aussi beaucoup de temps à sa salle de bal à la Maison Blanche, « un cadeau aux États-Unis d’Amérique, l’un des plus beaux bâtiments jamais construits dans le pays ». Elle est, affirme-t-il financée par lui et des dons privés, mais il réclame au Congrès 200 millions de dollars « pour la sécurité ».
Soucieux du bien-être de ses concitoyens et surtout inquiet de voir sa cote baisser à 38% du fait de l’inflation, de la hausse du prix de l’essence et de l’alimentation, il vient de supprimer les régulations « ridicules » mises par Biden sur les gaz à effet de serre utilisés dans la réfrigération et la climatisation. Cela fera baisser les prix et « n’aura aucun impact sur l’environnement », promet-il.
On pourrait aussi parler du Trump Phone, ce mobile présenté l’an dernier par ses fils qui devait être totalement « made in USA ». Il commence à être livré et l’on s’aperçoit qu’il est fabriqué à Taïwan et correspond à un modèle taiwanais de 2024 et que des données personnelles de clients ont déjà été piratées. De plus, l’acheteur doit souscrire un forfait mensuel de 47,45 dollars.
Le président vantard aime les symboles : il est le 45-eme et le 47-eme président américain ? Et son fonds d’indemnisation est doté d’une somme rappelant l’année de l’indépendance.
