Décidément, Donald Trump vit dans une réalité parallèle où chaque mot qu’il prononce devient réalité. De nombreuses fois, il a vu la paix arriver en Ukraine, à Gaza ou en Iran. Le monde qui allait connaître une nouvelle ère de prospérité le remerciait… Seulement voilà : Vladimir Poutine ne l’écoute plus, les gardiens de la révolution lui fixent leurs propres conditions et Netanyahou continue de privilégier ses propres intérêts et de refuser la paix.
En Israël, une bonne partie de la population dénonce « une honte absolue », « un drame pour des générations » et réclame « l’arrêt du carnage à Gaza et en Cisjordanie ». Le président américain, lui, ne réagit pas. Le 1er juin, il s’était « énervé » et avait traité Bibi de « putain de cinglé » ajoutant « sans moi tu serais en prison. Je te sauve la peau. Tout le monde te déteste désormais, tout le monde déteste Israël à cause de ce qu’il se passe ».
Aujourd’hui, Donald Trump ne sait pas comment réagir et se réfugie dans sa réalité. « Ça va s’arranger. Ça finit toujours par s’arranger. C’est comme une partie d’échecs », répond-il à propos de l’Iran où il refuse d’employer la force nécessaire pour vaincre. Pas question non plus, au moins pour l’instant, de contraindre Bibi à céder. Mieux vaut également ne pas s’étendre sur la situation économique, l’inflation qui fait du mal à ses compatriotes… Alors, fidèle à lui-même, il parle d’autre chose, détourne l’attention. L’important aujourd‘hui, c’est de demander à la Cour suprême d’effacer la « honte nationale » que constitue le blocage par la justice de la construction de sa salle de bal, de construire un héliport en granit sur la pelouse de la Maison Blanche, de lancer de grands travaux dans Washington, d’y ériger un monumental Arc de Triomphe, de donner son nom à des bâtiments… Ses affaires avant celles du monde…
En attendant, et malgré tout, le milliardaire reste à la tête de la première puissance mondiale et capable de se montrer très fort avec les faibles. Par exemple, des pétroliers de ses amis devraient commencer à forer sans autorisation au Groenland.
