La 18ème édition du Festival Lumière qui se tient actuellement et jusqu’au 18 octobre à Lyon est l’occasion de faire de merveilleuses découvertes : qu’il s’agisse du cinéma d’Ettore Scola, de Louis Daquin, des œuvres de femmes cinéastes telles que Wendy Toye, Maria Plyta… ou encore du cinéma grec des années 50 et 60…il y en a pour tous les gouts. L’engouement du public cette année est tel que pas moins de 100.000 billets de cinéma ont été vendus avant-même que le coup d’envoi ne soit donné. Le festival Lumière présidé par Thierry Frémaux est l’occasion rêvée d’assister à des avant-premières, des concerts, des tables rondes et surtout des Masterclass données par Nadine Labaki, Agnes Jaoui, Abel Ferrara, Tsui Hark, Robert Eggers, Todd Haynes, Zhang Ziyi et bien d’autres… sans oublier la tant attendue cérémonie de remise du prix Lumière qui sera décerné aux frères Joel et Ethan Coen et prévue pour le vendredi 16 octobre au Centre des Congrès !
De «L’affaire Thomas Crown » à « Hurricane Carter »…
Contre toute attente, l’un des évènements les plus marquants cette année est certainement la rétrospective consacrée au réalisateur hollywoodien d’origine canadienne Norman Jewison. Artiste talentueux et engagé, travailleur chevronné, il a offert au 7ème art nombre s’œuvres marquantes. Un auteur dont les films s’inscrivent aussi bien dans le registre de la comédie romantique que celui du polar. Sans oublier la science-fiction, le film de procès, la comédie musicale ou encore le drame social. Ses œuvres abordent les questions de religion, de pouvoir et de lutte sociale tout en dénonçant le racisme, la ségrégation ou encore l’injustice qui sévissent au pays de l’Oncle Sam. Qui n’a pas vu « Dans la chaleur de la nuit » avec Sidney Poitier? Ou encore « L’affaire Thomas Crown » avec Steve McQueen et Faye Dunaway ? Sans oublier « Eclair de lune » avec Cher et Nicholas Cage, « Justice pour tous » avec Al Pacino, « FIST » avec Sylvester Stallone, « Hurricane Carter » avec Denzel Washington et enfin « Roller ball » avec James Caan. Norman Jewison a offert au cinéma une œuvre tout à la fois humaniste et diverse qui allie intelligence (voire pertinence du propos) et élégance de la mise en scène. Passionnant !





Waley Messaoudi
