Des centaines de milliers de manifestants ont défilé vendredi dans toute l’Italie, réclamant des mesures contre la flambée des prix et plus de moyens pour l’éducation. Ces rassemblements s’inspirent des récentes mobilisations en France et en Espagne.
Des centaines de milliers d’étudiants et de travailleurs sont descendus dans la rue vendredi en Italie, en grande partie pacifiquement. Ils réclamant davantage de financements pour les écoles et des mesures contre la hausse vertigineuse du coût de la vie.
Ces rassemblements ont été les plus importants de la récente vague de manifestations s’inspirant de celles menées en France et en Espagne par des étudiants, qui ont installé des campements et occupé des établissements d’enseignement pour faire entendre leurs revendications.
Une grève générale, à l’appel du syndicat USB, a été suivie par des milliers de travailleurs qui ont participé aux marches de vendredi, notamment des chauffeurs routiers, des conducteurs de taxi et des agriculteurs, mobilisés ces dernières semaines pour dénoncer la flambée des prix du carburant et s’opposer à l’augmentation des dépenses de défense.
Dizaines de villes

Des cortèges ont défilé dans des dizaines de villes d’Italie, notamment à Bologne, Gênes, Naples ou encore Turin, où quelques accrochages mineurs entre manifestants et policiers antiémeute ont eu lieu au début de la mobilisation.
Le syndicat USB a estimé auprès de l’AFP qu’entre un et 1,5 million de personnes à travers tout le pays avaient participé aux manifestations de vendredi. Les autorités n’ont pas publié de chiffre officiel.
Après le week-end des 17 et 18 octobre, marqué par des affrontements entre jeunes et policiers à Milan, le gouvernement ultra-conservateur de Giorgia Meloni a prévu des mesures de répression plus larges, incluant des restrictions sur les rassemblements publics, un assouplissement des règles de détention des mineurs et des sanctions plus sévères à l’encontre de leurs parents.
En parallèle, le gouvernement a aussi décidé le 22 octobre d’un plan d’aide de 175,2 millions d’euros destiné aux routiers, agriculteurs et pêcheurs touchés par l’envolée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Des mesures en faveur des jeunes et des familles sont également prévues dans le projet de budget 2027, actuellement en discussion entre les différents partis de la majorité, comme une prime annuelle de 2500 euros pour les travailleurs de moins de 30 ans.
