Le Hezbollah a commencé à verser lundi 2 novembre les premières aides financières que le mouvement pro-iranien avait promises aux familles déplacées et aux propriétaires de logements détruits ou devenus inhabitables après la reprise de la guerre avec Israël. Cette démarche intervient malgré les tentatives d’assèchement des sources de financement du mouvement chiite menées par les États-Unis.
Deux centres installés dans la région de Nabatiyeh, au sud du Liban, ont commencé lundi à verser en liquide la première tranche d’une aide annuelle de 12 000 dollars destinée aux familles ayant perdu leur logement, rapporte RFI.
À Beyrouth et sa banlieue sud, les sinistrés recevront 14 000 dollars échelonnés sur un an. Le Hezbollah a expliqué dans un communiqué qu’il espère terminer le versement de la première tranche à 90 % des bénéficiaires dans un délai de 40 jours. Le Hezbollah avait annoncé qu’il verserait ces aides en quatre tranches sur un an, sans préciser la source de financement ni le nombre de bénéficiaires de ces aides.
Ce vaste projet d’indemnisation des déplacés de la guerre se déroule malgré les dures sanctions imposées par les États-Unis avec la bienveillance des autorités libanaises. Celles-ci ont mis hors la loi la structure financière du Hezbollah – appelée al-Qard al-Hassan – et ont saisi des millions de dollars destinés au mouvement chiite en provenance de Turquie et d’autres pays. Cela dans le cadre de leur décision déclarée de désarmer le Hezbollah.
Des médias américains et arabes avaient rapporté que l’Iran avait réussi à transférer début septembre 200 millions de dollars au Hezbollah. Washington avait pourtant imposé un blocus économique à Téhéran.
Le quotidien al-Akhbar, proche du parti chiite, affirme que 50 000 familles bénéficieront du projet d’indemnisation chiffré à 600 millions de dollars.
