Dans une interview accordée à la chaîne Russia Today, en marge de sa visite à Moscou, le chef de la Diplomatie, Nabil Ammar, a indiqué que les relations entre les deux parties devaient procéder d’un un intérêt mutuel, et « non l’intérêt d’un partenaire au détriment de l’autre ».
Il a ajouté que « c’étaient les Européens qui ont tenu à ce que cet accord ait lieu, il étaient convaincus de ce partenariat dans l’intérêt des deux parties ».
« Nous allons voir la prochaine période comment cet accord vat être traduit dans les faits », a-t-il souligné, considérant que « la relation tuniso-européenne devra être globale et non pas focalisée sur un seul aspect, si elle venait à reposer sur la seule migration, ce serait un partenariat bancal dans lequel on ne s’inscrirait pas », a-t-il affirmé.
En réponse à une question sur des éventuelles pressions exercées sur la Tunisie par le FMI, ou par l’UE, le ministre a rétorqué que « la Tunisie n’accepte pas et ne cède pas aux pressions, et ne tolère aucune ingérence, a fortiori qu’elle ne s’est jamais immiscée dans les affaires d’un autre pays ».
S’agissant de l’annulation par la Tunisie de la visite de députés de la commission des Affaires étrangères du parlement européen, Nabil Ammar a pointé « des comportements étranges d’un nombre limité de députés européens, qui décident sans concertation préalable, de se rendre en Tunisie, et sans que la date et le thème de la visite ne soient définis de commun accord ».
Il a qualifié chacun de ces députés de « suspect », « la Tunisie émet des réserves à leur sujet, d’autant qu’ils n’ont pas demandé de voir le ministre des Affaires étrangères, alors qu’ils sont membres de la commission des AE ». Il a dit « connaitre ces députés, et connaitre leurs finalités qui ne sont pas constructives ».
Le ministre a accusé ces députés « d’avoir voulu faire le buzz et créer un problème », qualifiant « d’inacceptable et inconvenant le fait qu’ils aient rendu publique la correspondance officielle du ministère des Affaires étrangères, moins de 24 heures après qu’elle leur ait parvenue ».
Ce faisant, le ministre a souligné que « la Tunisie est historiquement liée avec la Russie par des relations amicales qu’il faudrait poursuivre ». « Nous souhaitons développer les relations avec la Russie dans tous les domaines ».
