Malgré les nombreuses mesures présentées ce lundi par le gouvernement français, les organisations lycéennes ont toutes appelé à la poursuite de la mobilisation dès samedi prochain.
Le Président français, Emmanuel Macron, s’y était engagé : des réponses ont été apportées ce lundi aux revendications des lycéens. Sous pression après plus de cinq semaines de mobilisation, le gouvernement a présenté plusieurs mesures dans l’espoir de clore une crise, entamée par des blocages d’établissements mi-septembre et qui s’est étendue à la défense du pouvoir d’achat et des services publics.
D’abord reçus à l’Elysée, vendredi, par Emmanuel Macron, les représentants du mouvement lycéen ont ensuite été invités, ce lundi, à Matignon par Sébastien Lecornu. Un pas de deux censé faciliter une sortie de crise, après que le chef de l’Etat a lui-même admis « à coup sûr » un problème de tempo dans la réponse du gouvernement aux mobilisations de la jeunesse.
Fin de Parcoursup
Réclamée de longue date, la suppression de la plateforme Parcoursup, remplacée par un autre système d’orientation dès 2028, est l’une des principales concessions accordées par Sébastien Lecornu. Ce dernier a aussi promis aux lycéens de plafonner les classes de secondes à 28 élèves maximum et de créer 1.900 postes d’enseignants en plus.
Quelque 15.000 places seront également créées dans le supérieur, en priorité dans les filières techniques. L’Etat va en outre prêter 4 milliards d’euros à taux réduit aux collectivités pour rénover les collèges et les lycées.
Une victoire jugée encore « insuffisante » par les syndicats
Bien qu’inspirées des plus de 100.000 doléances récoltées depuis début octobre sur une plateforme du gouvernement, ces réponses ont immédiatement été jugées insuffisantes pour mettre un terme au mouvement lycéen. S’ils se sont félicités d’être enfin en possession « d’annonces concrètes », tous les représentants présents à la réunion avec le Premier ministre ont appelé à « continuer la mobilisation ». Seuls « des résultats très concrets du terrain » permettront de mettre fin à celle-ci, ont-ils assuré.
Le gouvernement espère que ces arbitrages budgétaires suffiront à calmer le jeu avant la convergence redoutée avec les prochaines journées de grève interprofessionnelle prévues début novembre
