
ALGÉRIE – Participants en visioconférence à une rencontre avec des responsables du FMI, le Premier ministre et ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a, une nouvelle fois, décliné les offres de prêts : « le gouvernement s’attelle actuellement à travailler sur la question d’une mobilisation plus accrue des ressources domestiques pour le financement de l’économie, notamment à travers l’inclusion fiscale et financière et l’intégration du secteur informel ». Il a présenté les grands axes du nouveau Plan d’action du gouvernement et assure que l’Algérie « est déterminée à accélérer les chantiers des réformes structurelles ». « En dépit de la reprise des prix du pétrole sur les marchés internationaux, l’Algérie est déterminée à accélérer les chantiers ambitieux de réformes structurelles déjà lancés, notamment dans les domaines fiscal, budgétaire et bancaire en vue de sortir du modèle économique basé sur la distribution de la rente, vers un modèle basé sur la création de richesse », a-t-il déclaré.
D’autre part, le journaliste Rabah Kareche, du quotidien Liberté, incarcéré depuis le mois d’avril, est sorti de détention, mardi 19 octobre, après avoir purgé une peine de six mois à la prison de Tamanrasset pour diffusion de « fausses informations », a annoncé son journal.
MAROC – Les autorités marocaines ont décidé, ce mercredi, de suspendre les vols en provenance et à destination de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Cette suspension, décidée à compter de ce mercredi 20 octobre à 23h59, sera maintenue « jusqu’à nouvel ordre », indique Laila Mechbal, directrice générale d’Air Arabia Maroc, sur son compte Twitter. Les trois pays sont confrontés à une hausse des cas de contamination à la Covid-19. Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires surveillent même «de très près » un nouveau sous-variant du Sars-CoV-2. Il y a quelques jours, l’Allemagne, qui a allégé les restrictions sur les voyageurs étrangers, a retiré le Maroc de la liste des pays dangereux sur le plan sanitaire.
Le site Mondafrique note que le Maroc poursuit sa campagne intensive d’armement avec de nouvelles acquisitions de 62 millions de dollars en matériels militaires honorées par la Turquie. Durant le seul mois de septembre, les Forces armées royales ont bénéficié de matériels militaires haut de gamme, fournis par la Turquie et d’Israël (surtout des missiles). Période d’approvisionnement qui correspond avec l’escalade vis-à-vis de l’Algérie. La semaine dernière, le royaume chérifien a reçu un lot de matériel militaire en provenance des États-Unis, d’un coût global de 10 millions de dollars. Ce lot est constitué d’armement et de véhicules de transport militaire.
ALGÉRIE-MAROC-ISRAËL – Invité de la chaîne i24News et interrogé sur le différend entre l’Algérie et le Maroc, le représentant du bureau de liaison d’Israël au Maroc, David Govrin, a répondu que pour lui, le régime algérien veut « détourner l’attention de ses propres problèmes socio-économiques et faire participer leur pays voisin à cela ». « En Israël, nous ne voulons pas nous ingérer dans ce type de dispute et je pense qu’il est très clair qu’il s’agit d’une tentative du régime algérien d’essayer de détourner l’attention des problèmes intérieurs », a-t-il ajouté. Après la reprise des relations diplomatiques en décembre 2020, le Maroc et Israël ont signé plusieurs accords, notamment dans les secteurs économique et touristique. « Le potentiel des accords est important. Il faut bien comprendre que nous avons conservé des relations sociales et culturelles depuis des décennies, et que nous avons réussi à créer des liens avec les deux sociétés civiles », a également déclaré David Govrin.

LIBAN – L’information a été confirmée par des sources parlementaires : le Parlement libanais a voté, mardi 19 octobre, la tenue d’élections législatives le 27 mars. Ces élections étaient initialement prévues en mai mais une date antérieure a été retenue afin de ne pas entrer en conflit avec le mois de jeûne musulman du ramadan. Le gouvernement du Premier ministre, Najib Mikati, ne sera donc en fonction que pour quelques mois, alors même qu’il tente de convenir d’un plan de redressement financier avec le Fonds monétaire international (FMI). Une fois un nouveau parlement élu, Najib Mikati gouvernera par intérim jusqu’à ce qu’un nouveau Premier ministre reçoive la confiance des parlementaires et soit chargé de former un nouveau gouvernement.
Par ailleurs, le cabinet international Alvarez & Marsal reprendra jeudi l’audit juricomptable de la Banque centrale au Liban, près d’un an après sa suspension. « Une équipe du cabinet est arrivée hier et a lancé les (travaux) préparatifs » en vue indique ce mercredi le directeur général du ministère des Finances.
LIBYE – Il y a dix ans jour pour jour, après des semaines de fuite, Mouammar Kadhafi, l’ancien « guide » libyen, est capturé, puis tué près de Syrte, sa région d’origine. Sa mort est vécue comme une « libération », selon l’expression du Conseil national de la transition (CNT), l’organe politique de la rébellion. En fait, elle plonge le pays dans une crise politique et économique qui dure depuis dix ans. La Libye est en faillite, l’économie aux mains des milices avec l’essor d’un marché noir. Même si depuis mars dernier, la Libye s’est dotée d’un gouvernement unique chargé d’organiser des élections en décembre prochain, le pays est divis entre les autorités concurrentes de l’est et de l’ouest. Une satisfaction : les avoirs à l’étranger de la Libye ont été placés sous séquestre en 2011 par l’ONU afin d’éviter les détournements. Largement de quoi relancer le pays. Aujourd’hui, certains songent au retour d’un Kadhafi en la personne de Seïf al-Islam, implicitement adoubé par son père pour lui succéder un jour, et considéré en Occident comme un réformateur à même de démocratiser et libéraliser le pays.
SYRIE – Au moins 14 personnes ont été tuées ce mercredi dans un attentat contre un bus militaire à Damas, l’attaque la plus meurtrière dans la capitale syrienne depuis plus de quatre ans. L’attentat n’a pas été revendiqué dans un premier temps, mais les forces gouvernementales ont bombardé une heure plus tard la province d’Idlib, dernier grand bastion jihadiste et rebelle dans le nord-ouest du pays, faisant au moins 13 morts, des civils pour la plupart. « Vers 6H45 (03H45 GMT) ce matin, un bus militaire a été la cible d’une attaque terroriste » lors de son passage « près d’un pont stratégique dans la ville de Damas« , a indiqué l’agence de presse officielle SANA, faisant état de 14 morts et plusieurs blessés. Une source militaire citée par SANA a indiqué que deux engins explosifs étaient attachés au véhicule et qu’un troisième « tombé du bus après l’explosion a été démantelé« . Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, tous les morts sont des militaires. L’attaque est la plus meurtrière dans la ville depuis un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) en mars 2017, qui avait visé le palais de Justice et fait au moins 30 morts.
L’attentat à Damas et les bombardements à Idlib remettent en question la rhétorique du régime syrien sur une fin de la guerre et un retour à la stabilité.

ISRAËL – Un projet de loi visant à empêcher quiconque faisant l’objet d’un acte d’accusation grave de former un gouvernement a été présenté mardi par le ministre de la Justice, Gideon Saar. Si elle est adoptée, cette loi baptisée « loi anti-Netanyahou », empêcherait le chef de l’opposition Benyamin Netanyahou d’être mandaté par le président de l’Etat pour former une coalition gouvernementale à l’issue de prochaines élections. L’ex-Premier ministre ou toute autre personne inculpée d’un crime passible d’une peine de trois ans d’emprisonnement, ne pourrait pas non plus officier en tant que Premier ministre suppléant. Ce projet de loi, rédigé avec un autre visant à limiter le nombre de mandats, sera soumis au vote du Parlement après l’adoption du budget de l’État. La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked, issue du parti Yamina, a exprimé son opposition au projet de loi, tandis que le Premier ministre Naftali Bennett ne s’est pas exprimé sur la question. Yair Lapid est favorable au projet que le Likoud voit « honteux et antidémocratique, ressemblant à ce qui se fait en Iran ».
Mardi soir, des affrontements ont éclaté entre Palestiniens et policiers israéliens près de la porte de Damas dans la Vieille ville de Jérusalem. 22 personnes ont été arrêtées. Plus tôt, des Palestiniens avaient lancé des pierres sur des autobus et des voitures en circulation, brisant les vitres des véhicules. La police est intervenue par des tirs de grenades assourdissantes et de bombes lacrymogènes.
IRAN – L’an dernier, un père de famille de 29 ans avait tenté de vendre son cœur pour que sa famille soit à l’abri du besoin. Aujourd’hui, la vente d’organes est de plus en plus répandue. Des murs à travers le pays sont couverts de publicités de personnes offrant leurs organes, même des organes vitaux tels que la moelle osseuse, le cœur et la cornée. La pauvreté est devenue plus que jamais visible. En juin 2021, Roozbeh Kordoni, directeur de l’Institut supérieur de recherche de la sécurité sociale, a annoncé que l’Iran comptait 25 millions de pauvres, ajoutant que le nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté absolue avait doublé par rapport à 2017-2019. De nombreux médias proches du pouvoir admettent qu’en réalité, jusqu’à 80 % de la population pourrait se trouver sous le seuil de la pauvreté. La Chambre de commerce de Téhéran a confirmé la poursuite de la baisse des nouveaux investissements au fil des dix dernières années. Cette annonce fait suite à celle de la fuite des capitaux qui grève une économie en déliquescence. Citant un rapport de la Banque centrale, le président de la Chambre de commerce de Téhéran a déclaré que 98,4 milliards de dollars avaient fui le pays entre 2011 et 2017. Un chiffre sous-estimé. Mais les Iraniens auraient 50 milliards « sous le matelas ».
IRAK-GRANDE-BRETAGNE – L’enquête indépendante sur les 1 291 plaintes contre des soldats britanniques accusés d’avoir commis des crimes de guerre en Irak entre 2003 et 2009 s’est close sans donner lieu à des poursuites, a annoncé le ministre de la défense britannique, Ben Wallace, mardi 19 octobre. Le service chargé de cette enquête indépendante a maintenant « officiellement fermé ses portes », a fait savoir le ministre dans une déclaration écrite au Parlement. Cent soixante-dix-huit accusations avaient été retenues et examinées dans le cadre de 55 enquêtes distinctes et cinq personnes avaient été renvoyées devant le service chargé des poursuites en 2019, mais finalement aucun soldat n’a été poursuivi, a précisé M. Wallace. Dans certains cas, les enquêtes menées par la police militaire « dans des conditions difficiles, sur le champ de bataille », « n’ont pas permis d’obtenir toutes les preuves requises, de sorte que les occasions de demander des comptes aux responsables ont peut-être été perdues », a-t-il ajouté. En 2012, le ministère de la défense britannique avait déclaré avoir versé 15,1 millions de livres (près de 18 millions d’euros au cours actuel) à plus de 200 Irakiens accusant des militaires britanniques de détention illégale et de torture.

MOZAMBIQUE-AFRIQUE DU SUD – Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a juré mardi de pourchasser les jihadistes qui terrorisent depuis quatre ans la province du Cabo Delgado, dans le nord-est du Mozambique voisin. « J’ai un message pour ces rebelles. Nous vous pourchasserons », a déclaré M. Ramaphosa en marge du 35e anniversaire de la mort du premier président mozambicain, Samora Machel, dont l’avion s’était écrasé en 1986 dans les montagnes sud-africaines, à la frontière entre les deux pays.
« Nous ferons en sorte que le Mozambique devienne un pays où vous ne propagerez pas la violence », a-t-il poursuivi lors de la cérémonie en présence de son homologue mozambicain, Filipe Nyusi. Les seize pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) ont décidé il y a deux semaines de prolonger leur mission aux côtés de l’armée mozambicaine dans la région, déployée depuis juillet-août et qui devait s’achever le 15 octobre.
MOZAMBIQUE-SUISSE – Crédit Suisse a conclu mardi des accords avec les autorités américaines, britanniques et suisses, prévoyant notamment le versement de 475 millions de dollars, pour mettre fin aux poursuites liées aux crédits accordés à des entreprises d’État du Mozambique au cœur d’une vaste affaire de corruption. Les transactions en question, organisées par la firme helvétique entre 2013 et 2016, ont été en partie utilisées pour verser des pots-de-vin alors même qu’elles étaient présentées aux investisseurs comme un moyen de financer le développement de la pêche au Mozambique, ont détaillé les autorités dans des communiqués séparés. L’affaire avait éclaté en 2016, lorsque le gouvernement mozambicain avait révélé avoir contracté ces prêts sans prévenir le Parlement ni ses bailleurs de fonds. Après ce scandale, le FMI et la plupart des bailleurs du pays, un des plus pauvres du monde, avaient suspendu leur aide. La banque russe VTB a de son côté accepté de verser 6 millions de dollars à la SEC dans l’affaire des crédits au Mozambique.
TURQUIE-TOGO – Le président Recep Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Lomé son homologue Faure Gnassingbé à l’occasion d’une « visite d’amitié et de travail ». Sur le plan économique, les deux chefs d’État ont exprimé la nécessité de renforcer encore et de diversifier les échanges commerciaux. La coopération économique, bien qu’elle ne soit pas au niveau souhaité, a atteint selon Recep Tayyip Erdogan, un volume de 148 millions de dollars en 2020. Et elle doit se renforcer dans plusieurs domaines. « Dans le cadre de votre plan national de développement 2018-2022, les sociétés turques sont prêtes à vous accorder leurs contributions pour les investissements dans les domaines du tourisme, la fourniture de l’énergie, et la construction des infrastructures », a promis le président turc. Les questions sécuritaires ont également été au programme de leurs discussions. Au vu des menaces dans la sous-région, précise le communiqué final, un renforcement de la coopération en matière militaire a été convenu, en agissant sur les capacités logistiques et le renforcement de l’industrie de défense. A Lomé, Erdogan a également rencontré ses homologues du Burkina Faso et du Liberia, Roch Marc Christian Kaboré et George Weah.

ETHIOPIE – L’armée a lancé ce mercredi une attaque aérienne contre Mekele, la capitale de la région septentrionale du Tigré, pour la deuxième fois cette semaine, marquant une nouvelle escalade de ce conflit régional qui dure depuis près d’un an. Contrairement aux frappes de lundi, le gouvernement éthiopien a rapidement confirmé l’information d’abord donnée par des sources humanitaires et un résident de Mekele. Le raid « a visé des installations transformées (par les rebelles tigréens) en centre de fabrication d’armes et de réparation pour leur matériel militaire », a affirmé à l’AFP par SMS le chef du service de communication du gouvernement Legesse Tulu. Ces frappes ont provoqué une nouvelle panique dans une ville en état de siège, où les médecins et d’autres personnes ont déclaré être à court de médicaments et d’autres produits de première nécessité.
INSOLITE – Après avoir observé et compté les hérissons, les oiseaux ou encore les geckos, place maintenant aux morses. Le British Antarctic Survey (BAS) et le WWF se sont alliés pour mener un vaste projet de recherche sur les morses de l’Atlantique et de la mer de Laptev qui borde l’océan Arctique. Objectif : étudier comment le changement affecte les populations du mammifère marin. Mais pour évaluer cet impact, encore faut-il pouvoir observer ces populations et ce, sans les déranger. Les scientifiques ont trouvé la solution : ils ont décidé de faire appel à des satellites pour capturer des milliers d’images à haute résolution des rassemblements de morses installés sur plus de 25.000 kilomètres carrés le long des côtes arctiques. « Les images satellite peuvent résoudre ce problème parce qu’elles permettent de surveiller de vastes zones de côtes pour déterminer où sont les morses et nous aider à compter ceux que nous trouvons« , a déclaré Hannah Cubaynes, chercheuse BAS. C’est justement sur ce point que l’équipe du projet Walrus from Space a besoin d’un coup de main. Le BAS et le WWF ont en effet lancé un appel pour recruter des volontaires qui les aident à compter les morses (Odobenus rosmarus) sur les milliers d’images satellite récoltées. « Suivre les morses de l’Atlantique et de la mer de Laptev va demander d’énormes quantités d’imagerie, trop pour un scientifique seul ou une petite équipe« , a expliqué Hannah Cubaynes. Il faudrait 500 000 scientifiques citoyens pour examiner les images prises au cours des cinq prochaines années.…
RUSSIE COVID – Alors que le pays continue de battre des records en matière de contaminations et de décès, le président Poutine a ordonné ce mercredi 20 octobre une semaine de congés payés du 30 octobre au 7 novembre pour tenter de juguler la vague épidémique meurtrière. « Bien entendu, je soutiens la proposition de déclarer la période du 30 octobre au 7 novembre comme chômée », a déclaré Vladimir Poutine, avant d’implorer les Russes, très récalcitrants, à se faire vacciner : « S’il vous plaît, soyez responsables ». Mardi, la vice-Première ministre russe chargée de la Santé, Tatiana Golikova, avait recommandé de déclarer chômée la période du 30 octobre au 7 novembre dans tout le pays. Dans le passé, le président russe a plusieurs fois décrété de tels congés payés pour tenter de juguler l’épidémie. Annoncées pour une courte durée, ces périodes chômées ont parfois été étendues à de longues semaines. Les autorités de Moscou ont ainsi ordonné la vaccination obligatoire de 80% des employés des services publics, contre 60% actuellement, d’ici au 1er janvier 2022, le confinement de tous les plus de 60 ans non vaccinés du 25 octobre au 25 février et le télétravail d' »au moins 30% » du personnel des entreprises. Moins du tiers des quelque 144 millions de Russes sont complètement vaccinés, selon le site spécialisé Gogov qui établit un bilan quotidien, la majorité de la population restant sceptique vis-à-vis des vaccins locaux.

RUSSIE-OTAN – Moscou a suspendu sa mission de représentation auprès de l’Alliance et le bureau de celle-ci à Moscou. « Les conditions de base pour un travail en commun ne sont plus là » a déclaré, lundi 18 octobre, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov, estimant peu probable « un quelconque changement dans un avenir prévisible ». Début octobre, des accréditations à huit membres de la mission russe à Bruxelles accusés d’être des « agents de renseignement russes non déclarés ». Dans la foulée, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, avait accusé Moscou d’« activités malveillantes » croissantes en Europe. Pour communiquer en cas « d’urgence », l’Otan devra désormais échanger avec l’ambassade russe à Bruxelles, a précisé le chef de la diplomatie russe. La décision du Kremlin est une nouvelle illustration des tensions croissantes ces dernières années entre les Occidentaux et les Russes, les premiers accusant les seconds d’ingérence électorale, d’espionnage ou encore de cyberattaques. Les échanges entre le Kremlin et l’Alliance atlantique s’étaient déjà nettement réduits après l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014. L’Otan avait alors suspendu toute coopération politique et militaire avec Moscou, mais avait laissé les canaux de communication ouverts. L’annonce d’une fermeture de ces deux bureaux de liaison est survenue le jour même où les Etats-Unis marquaient leur intérêt pour la région de la mer Noire, sous influence russe. Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a débuté lundi par la Géorgie une tournée qui l’emmènera aussi en Roumanie et en Ukraine.
PRIX SAKHAROV – Le Parlement européen a décerné ce mercredi le prix Sakharov 2021 de défense des droits de l’Homme et de la liberté de pensée à l’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny. Cette candidature était soutenue par le PPE (droite), principal groupe politique du Parlement européen, et le groupe centriste Renew, troisième force politique, tandis que les groupes S&D (gauche) et écologistes avaient proposé d’honorer les femmes afghanes se battant pour l’égalité et leur liberté face au régime des talibans. Les proches de l’opposant ont réagi en déclarant que c’était une récompense pour tous les Russes luttant pour « la vérité ». « Ce prix Sakharov c’est bien sûr un prix pour vous, les gens pas indifférents qui même dans les périodes les plus sombres, ne craignent pas de dire la vérité », a réagi sur Twitter le Fonds de lutte contre la corruption, l’organisation fondée par l’opposant numéro un à Vladimir Poutine.
En 2020, le prix avait été attribué à « l’opposition démocratique » au président Alexandre Loukachenko au Bélarus. Décerné pour la première fois en 1988, ce prix « pour la liberté de l’esprit » doit son nom au physicien nucléaire Andreï Sakharov, grande figure de la dissidence à l’époque de l’URSS.
AFGHANISTAN – A l’ouverture des pourparlers en présence de représentants des talibans -hier, ils n’étaient pas conviés-, La Russie a reconnu ce mercredi 20 octobre les efforts des talibans pour stabiliser l’Afghanistan, mais a relevé que toute la région, zone d’influence russe, était menacée par la présence sur le terrain de groupes « terroristes » comme l’EI. « Nous reconnaissons les efforts entrepris pour stabiliser la situation politico-militaire », a dit Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe. « Il existe un réel risque que les activités terroristes et le trafic de drogue (…) débordent sur le territoire des pays voisins », a-t-il relevé. « La région d’Asie centrale nous inquiète particulièrement », a souligné le diplomate devant les délégués d’une dizaine de pays. « Nous sommes convaincus que le moment est venu pour la communauté internationale de se mobiliser pour fournir une aide humanitaire financière et économique, notamment pour empêcher une crise humanitaire et des exodes migratoires », a souligné Sergueï Lavrov qui a « regretté » l’absence de délégués américains à Moscou.
A Kaboul, une grenade a été lancée ce matin sur un véhicule de police. Quatre personnes ont été blessées, dont deux écoliers.

JAPON – Le mont Aso, situé sur l’île de Kyushu, est entré en éruption ce mercredi. Ce volcan parmi les plus actifs du pays, haut de 1.592 m, a projeté des cendres à 3.500 m d’altitude, faisant s’éloigner en toute hâte des randonneurs de ce site touristique. L’éruption a fait voler des roches après une explosion spectaculaire filmée par des caméras de vidéosurveillance. Aucun blessé n’a été immédiatement signalé. Les autorités ont prévenu les habitants et les touristes de ne pas s’approcher, alors que s’échappaient des gaz chauds et des cendres et que des pierres dévalaient les pentes. L’archipel nippon est situé sur la « ceinture de feu » du Pacifique où se produisent de nombreux tremblements de terre. Le mont Aso fait partie des volcans sous haute surveillance sur la centaine actifs dans le pays, dont le mont Fuji. C’est est le plus vaste des volcans du Japon et que lui est associé une des plus vastes caldeiras du monde avec une quinzaine de cônes volcaniques répartis sur une région dont la taille est de 25 sur 18 kilomètres environ. C’est un volcan actif dont la dernière éruption remontait à 2019.L’Agence météorologique japonaise (JMA) avait averti récemment sur une hausse de l’activité volcanique dans la région.
BRÉSIL – Le coronavirus a tué plus de 600 000 Brésiliens. Le déni du président Jair Bolsonaro face au virus et son opposition aux mesures sanitaires auraient contribué à aggraver ce bilan : c’est en tout cas ce que cherche à établir la commission d’enquête parlementaire (CPI) du Sénat, qui va demander ce mercredi 20 octobre l’inculpation de Jair Bolsonaro pour une série de crimes « intentionnels ». Il est accusé de 9 crimes, dont ceux de crime contre l’humanité, contre la santé publique, génocide d’indigènes, prévarication, charlatanisme. Les crimes d’ « homicide » et « génocide de populations indigènes » ont été retirés à la dernière minute. La commission d’enquête parlementaire lui reproche aussi son soutien au groupe hospitalier Prevent Senior, soupçonné d’avoir mené des expériences à l’insu des patients avec des traitements à l’hydroxychloroquine et d’avoir minimisé le nombre de décès liés au Covid-19. Si la commission n’a pas de pouvoir judiciaire, la Cour pénale internationale, elle, aurait les moyens de poursuivre Jair Bolsonaro pour crime contre l’humanité. Plusieurs des ministres de son gouvernement et ses trois fils doivent également être incriminés dans ce rapport de près de 1 200 pages.
L’alliance entre Bolsonaro et le président de la Chambre des représentants (seule institution capable de lancer la procédure) pourrait empêcher sa destitution, ainsi que le nombre insuffisant de votes parmi les membres du Congrès pour soutenir un processus de destitution au Sénat.
BENZEMA – Attaquant star du Real Madrid, candidat déclaré au Ballon d’or dans la foulée de ses performances avec les Bleus qu’il a retrouvés au printemps, Benzema, 33 ans, n’était pas présent à l’ouverture du procès où il est accusé avec quatre co-prévenus, de tentative de chantage sur Mathieu Valbuena, son coéquipier en bleu, dans l’affaire de la sextape. Son avocat, Antoine Vey, a expliqué son absence pour des raisons « professionnelles » : le joueur, qui encourt théoriquement 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende, a disputé mardi soir un match de Ligue des champions en Ukraine et doit préparer le « Clasico » contre le FC Barcelone dimanche. Une absence que l’avocat de Valbuena, qui est lui bien présent au tribunal correctionnel, a « déplorée. L’attaquant du Real Madrid, soupçonné d’avoir incité son ex-coéquipier en équipe de France, Mathieu Valbuena, à payer, en 2015, des maîtres chanteurs qui menaçaient de dévoiler une vidéo intime le mettant en scène, encourt jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.

TOTAL ET CLIMAT – Le groupe pétrolier avait connaissance des conséquences néfastes de ses activités pour le climat dès 1971 mais a entretenu le doute à la fin des années 1980 et cherché ensuite à contrecarrer les efforts pour limiter le recours à ces énergies fossiles, selon un article scientifique paru ce mercredi dans la revue Global Environmental Change. Christophe Bonneuil, directeur de recherche au CNRS, Pierre-Louis Choquet, sociologue à Sciences-Po, et Benjamin Franta, chercheur en histoire à l’université américaine de Stanford, ont étudié les archives du groupe pétrolier, devenu TotalEnergies, ainsi que des revues internes et des interviews. Dans une réponse transmise à l’AFP avant la publication de l’article scientifique, le groupe déclare : « La connaissance qu’avait TotalEnergies du risque climatique n’était en rien différente de la connaissance émanant de publications scientifiques de l’époque [les années 70, ndlr] ». « Les dirigeants de Total […] reconnaissaient l’existence du changement climatique et le lien avec les activités de l’industrie pétrolière » et depuis 2015, la société a pour objectif « d’être un acteur majeur de la transition énergétique », poursuit-il.
INDE – Ce mercredi, le bilan officiel est passé en Inde à 85 morts et 11 disparus et au Népal à 31 morts et 43 disparus. Les services de météorologie indiens avaient étendu et élargi mardi leur alerte, prévoyant des pluies « fortes » à « très fortes » dans la région durant les deux prochains jours. Par endroits, plus de 400 mm d’eau sont tombés lundi. Dans l’Uttarakhand, dans le nord de l’Inde, les autorités ont déclaré que 46 personnes étaient mortes ces derniers jours et que 11 étaient portées disparues. Dans l’État côtier du Kerala (Sud), le chef du gouvernement local Pinarayi Vijayan a fait état d’un bilan de 39 morts. Les glissements de terrain frappent régulièrement le Nord himalayen de l’Inde mais leur nombre augmente selon les experts avec le réchauffement climatique, la fonte des glaciers, les travaux de construction de barrages hydroélectriques et la déforestation.
TEXAS – Un avion transportant 21 personnes s’est écrasé lors de son décollage mardi 19 octobre, près de Houston. Tous les passagers et membres d’équipage sont parvenus à s’extraire de l’appareil avant que celui-ci ne prenne feu. Seul un blessé léger est à déplorer, selon un responsable local. L’accident s’est produit peu après 10 h locales. L’avion, un bimoteur McDonnell Douglas en partance pour Boston, est entré en collision avec une clôture puis a pris feu dans un champ. « L’avion n’a pas atteint l’altitude nécessaire à la fin de la piste et a traversé la route de Morton pour terminer sa course dans un champ juste au nord de l’aéroport, où il a pris feu », a déclaré sur Facebook Trey Duhon, un juge du comté de Waller. Les passagers, qui se rendaient à un match de baseball, ont réussi à s’extraire eux-mêmes de l’appareil et les pompiers ont finalement réussi à éteindre le brasier. e plus jeune des passagers était un enfant de 10 ans, ont précisé les autorités. Une enquête a été ouverte par la FAA et le Conseil national de la sécurité des transports américains.

FACEBOOK – Mark Zuckerberg qui a de grandes ambitions pour son groupe et souhaite devenir un leader du métavers, « l’internet de demain » veut changer le nom de Facebook. Le site facebook.com restera tel quel, mais Facebook Incorporated, la société mère, va, elle, changer son blason. La raison officielle est donc celle du métavers, et que Facebook souhaite bâtir un monde virtuel persistant et interactif, en plus de se lancer dans les cryptomonnaies. Cette ambition futuriste se témoignera donc à travers un nouveau titre qui pourrait potentiellement se rapprocher d’“Horizon”, un terme directement lié à Oculus, la filiale réalité virtuelle de l’entreprise. Facebook ne sera pas le premier géant du web à changer de nom. En effet, Google l’avait déjà fait en 2015, se nommant “Alphabet” afin de se détacher de son moteur de recherche. Même chose pour Snapchat en 2016, qui avait adopté le nom “Snap Inc.”. Des internautes suggèrent comme nouveau nom : Fuckbook, 404 Error, Faceplant, Zukerbook ou encore Facebug…
ALLEMAGNE – La justice a annoncé, ce mercredi 20 octobre, l’arrestation de deux anciens soldats de la Bundeswehr soupçonnés d’avoir voulu mettre sur pied « une organisation terroriste » en créant un commando paramilitaire. Les deux hommes arrêtés avaient entamé des préparatifs pour créer « une unité paramilitaire de 100 à 150 hommes », composée d’anciens policiers ou soldats qu’ils entendaient faire intervenir dans la guerre civile en cours au Yémen, selon un communiqué du parquet fédéral de Karlsruhe. Ils ont déclaré « vouloir pacifier la zone de guerre civile et forcer des négociations de paix entre les rebelles houthis et le gouvernement yéménite », précisé le communiqué. Dans ce cadre, l’un des suspects Achim A. « a tenté avec persévérance et sur une longue période d’entamer un dialogue avec des responsables du gouvernement saoudien » afin de faire financer le projet. Cependant, « tous ces efforts sont restés vains, car les agences gouvernementales saoudiennes contactées n’ont manifesté aucune réaction ». Au-delà du déploiement au Yémen, les deux suspects souhaitaient proposer les services de leur « société militaire privée » dans d’autres conflits.
EQUATEUR – À Quito pour la première étape de sa tournée sud-américaine, le chef de la diplomatie des États-Unis a loué, mardi, « les engagements démocratiques de l’Équateur”. Le diplomate assure avoir reçu des garanties de respect des libertés, au lendemain de l’instauration de l’état d’exception contre le trafic de drogue qui gangrène ce pays. « Nous applaudissons le travail que vous faites pour lutter contre la corruption, pour poursuivre des réformes qui profitent équitablement à toute la population équatorienne, celui que nous faisons ensemble pour lutter contre le narcotrafic et pour préserver notre environnement ainsi que notre climat « . « Plus que jamais, l’Équateur partage aujourd’hui les valeurs qui ont guidé les États-Unis vers la prospérité depuis leur fondation », lui a répondu le président conservateur Guillermo Lasso. Il a également souligné que « le pays traverse une période d’insécurité », s’est justifié Guillermo Lasso. « La souveraineté nationale est menacée par le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la migration illégale ».
