Le cinéphile est en effet en droit de se poser la question. Il suffit de visionner les premières minutes de ce film d’action à succès interprété par Harrison Ford et mis en scène par Wolfgang Petersen (Troie, Poséidon) pour en avoir le cœur net. La scène d’ouverture donne à découvrir le général Ivan Radek, dictateur du « régime terroriste » du Kazakhstan, capturé dans son palais présidentiel au cours d’une opération russo-américaine conjointe des Spetsnaz et de la Delta Force. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore vu le film, trois semaines après cette capture, le président des États-Unis James Marshall (Harrison Ford donc !) est invité à un dîner à Moscou, lors duquel il livre un discours annonçant la fin de la diplomatie et le début d’un affrontement direct avec les « régimes meurtriers », sans attendre que la sécurité des États-Unis soit compromise. « Barbarie et terreur ne sont pas des armes politiques ! » dira-t-il.


Acclamé par les convives, le personnage interprété par Harrison Ford rejoint ensuite Air Force One en compagnie de son cabinet avec, sans le savoir, six terroristes russes déguisés en journalistes…débute alors le film d’action à proprement parler. C’est un secret de polichinelle, Donald Trump, au même titre que beaucoup de membres du Pentagone et de la CIA sont cinéphiles. Nul doute qu’ils se sont inspirés de ce film pour monter cette opération qui ne manque ni d’audace ni de culot. Waley Messaoudi
