Alors que l’Espagne a récemment changé d’avis sur la question du Sahara Occidental, accordant pour la première fois son soutien au projet d’autonomie marocain, la compagnie publique Sonatrach a menacé d’augmenter les prix du gaz vendu à Madrid. « Depuis le début de la crise en Ukraine, les prix du gaz et du pétrole explosent. L’Algérie a décidé de maintenir, pour l’ensemble de ses clients, des prix contractuels relativement corrects. Cependant, il n’est pas exclu de procéder à un « recalcul » des prix avec notre client espagnol », a déclaré son PDG Toufik Hakkar, à l’agence officielle APS. Interrogé sur la possibilité pour l’Algérie de remplacer la Russie dans ses approvisionnements de gaz naturel, il a répondu que la Sonatrach dispose selon lui d’à peine « de quelques milliards (de m3 disponibles) qui ne peuvent se substituer au gaz russe ».
En revanche, « avec la cadence de nos explorations, nos capacités vont doubler d’ici quatre ans, ce qui laisse entrevoir des perspectives prometteuses avec nos clients européens », a précisé le PDG de la Sonatrach. Les importations algériennes représentaient avant le début de la guerre en Ukraine près de 12% des livraisons acheminées en Europe.
