Israël a rouvert ce jeudi le point de passage d’Erez avec la bande de Gaza, fermé aux travailleurs journaliers depuis près de deux semaines, sur fond de violences quasi-quotidiennes entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens à la frontière.
L’annonce a été faite par le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens, et un journaliste de l’AFP à Gaza a constaté que le passage était bien rouvert en début de matinée permettant à des milliers de Palestiniens de retourner travailler du côté israélien.
« A minuit nous avons appris que le terminal d’Erez serait ouvert aujourd’hui, et à 01h00 du matin, je suis venu attendre ici », explique Aouni Abou Oda, un Palestinien de la bande de Gaza travaillant habituellement à Tel-Aviv.
Le représentant local d’une fédération de syndicats palestiniens, Sami Amsi, estime que la réouverture du passage est une « étape positive », mais qualifie sa fermeture pendant plus de dix jours de « punition collective ».
« Nous n’avons rien à voir avec ces problèmes, j’espère que ceux qui travaillent resteront en dehors de ces histoires parce que nous souffrons lorsqu’Erez est fermé », raconte Ayman Al-Rifi, un père de 8 enfants qui travaille dans un restaurant de Jaffa.
Seul point de passage permettant aux Palestiniens de circuler entre Israël et la bande de Gaza – pour les 18.500 titulaires d’un permis délivré par Israël selon le Cogat – Erez avait été fermé par les autorités israéliennes le 15 septembre, avant la fête du Nouvel An juif (Rosh Hashanah) et devait rouvrir initialement le lundi 18, au lendemain de la fête.
