« Lampedusa ne peut plus accueillir de réfugiés », a constaté le préfet d’Agrigente, Filippo Romano. Les autorités de cette île italienne lancent un appel à l’aide au gouvernement face à un afflux record de migrants le week-end dernier.
Près d’une centaine de débarquements ont été enregistrés en vingt-quatre heures provenant essentiellement de Tunisie. Plus de 4.000 personnes, nombre le plus élevé enregistré jusqu’à présent, se trouvent actuellement dans le centre d’enregistrement de Lampedusa. Il est saturé.
La petite île italienne ne peut normalement en accueillir que 400 migrants…
« La situation est désormais ingérable et c’est sous les yeux de tout le monde , estime Filippo Mannino, le maire de Lampedusa. Je demande au ministre de l’Intérieur ce qu’il compte faire, quand et avec quelles ressources. Que Giorgia Meloni vienne deux jours sur l’île pour constater nos difficultés ». La présidente du Conseil s’est pour l’instant contentée de déployer des avions et des navires militaires pour faciliter les transferts de migrants notamment vers la Vénétie, l’Emilie-Romagne, l’Ombrie et la Calabre.
Les efforts de Giorgia Meloni qui a multiplié les déplacements en Libye et en Tunisie pour endiguer les départs de migrants depuis les côtes nord-africaines se sont révélés pour l’instant inefficaces. Depuis la signature par la Tunisie en juillet dernier d’ un « partenariat stratégique » avec l’UE centré sur la lutte contre l’immigration irrégulière, le nombre de débarquements a augmenté de 38 %.
