Le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année dans le monde pourrait atteindre 35 millions, contre 20,6 millions en 2024, à moins que les pays ne prennent des mesures urgentes, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon le rapport mondial sur le cancer publié par l’OMS en 2026, 92% de la population mondiale sera un jour confrontée au cancer, personnellement ou par l’intermédiaire d’un proche. Le rapport pointe également des inégalités criantes en matière de dépistage et de traitement. Ainsi, le taux de survie au cancer du sein atteint 85% dans les pays riches, contre environ 40% dans les pays plus pauvres.
Seuls 39% des pays garantissent l’accès à un traitement, ne serait-ce que minimal.
Il est beaucoup question de nouvelles technologies et de nouvelles possibilités de traitement, souligne l’expert André Ilbawi, de l’OMS. Mais ce n’est pas la réalité pour une grande partie de la population mondiale. “Le cancer est une maladie très personnelle, qui touche presque chacun d’entre nous. Mais la survie d’un malade ne devrait jamais dépendre de son lieu de naissance ou de ses revenus”, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Tabac et sédentarité
Un diagnostic de cancer engendre souvent de sérieuses conséquences psychologiques pour les patients et leurs proches, mais la maladie plonge aussi beaucoup de personnes dans des difficultés financières. Le rapport indique ainsi que plus de la moitié des patients et de leurs familles doivent faire face à des dépenses de santé catastrophiques.
Du côté des principaux facteurs de risque, le tabagisme est en recul: le nombre de fumeurs de cigarettes, de cigares ou de pipe a chuté de 27% par rapport à 2010. Les progrès sont plus timides concernant la consommation d’alcool, tandis que l’obésité et la sédentarité continuent de progresser. “Le principal fossé n’est plus un fossé de connaissances, mais un fossé entre ce que nous savons et ce que nous faisons”, conclut le rapport.
