L’esclavage moderne a progressé dans le monde ces dernières années, porté notamment par la pandémie, avec près de 50 millions de personnes forcées de travailler ou de se marier l’an dernier, a indiqué ce lundi 12 septembre l’ONU.
L’ONU souhaite éradiquer ce fléau en 2030 mais, l’an dernier, 10 millions de personnes supplémentaires se trouvaient en situation d’esclavage moderne par rapport aux estimations mondiales de 2016, selon le dernier rapport publié par l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) – deux agences de l’ONU – avec l’ONG Walk Free Fondation.
Sur les 50 millions d’esclaves modernes, près de 27,6 millions étaient des personnes soumises au travail forcé et 22 millions étaient des personnes mariées contre leur gré. Les femmes et les filles représentent plus des deux tiers des personnes forcées au mariage et près de quatre sur cinq des personnes en situation d’exploitation sexuelle commerciale, selon le rapport. Au total, elles représentent 54% des cas d’esclavage moderne. La pandémie – qui a provoqué une détérioration des conditions de travail et une augmentation de l’endettement des travailleurs – a renforcé les ressorts de l’esclavage moderne sous toutes ses formes. À travers le monde, près d’une personne sur 150 est considérée comme étant un esclave moderne. Ces données – qui proviennent principalement d’enquêtes auprès des ménages représentatives au niveau national – indiquent également que les situations d’esclavage moderne ne sont en aucun cas transitoires, mais durent des années. L’Asie et le Pacifique abritent plus de la moitié du total mondial des travailleurs forcés.
