Il n’y a que ce qu’il dit qui compte, la vérité de Trump qui assure que « l’Iran a accepté de ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz » et qu’il a neutralisé les mines alors qu’on ne sait même pas s’il y en a. Dans le même temps, il annonce qu’il maintient son blocage des ports iraniens en attendant la conclusion d’un accord que, dit-il, l’Iran est demandeur.
A la recherche de cet accord qui lui permettrait de crier victoire et de reconquérir les MAGA qui s’éloignent, ne comprenant ni sa guerre ni l’impunité dont bénéficie Israël, il veut aller vite, dit tout et n’importe quoi, jure que tout va bien, mais menace. Moins pressés et en pleine lutte pour le pouvoir, les Iraniens usent de leur seule arme qui affecte le monde entier, le détroit d’Ormuz. Les pasdarans accusent le président américain de mentir sur tout, dont la remise de l’uranium enrichi, et possèdent un « avantage » : ils ne se soucient pas de la population qu’ils sont prêts à massacrer pour que leur régime perdure.
Finalement, on nage dans la confusion et l’on se demande si le cessez-le-feu durera comme prévu jusqu’à mercredi. Un espoir quand même, les pourparlers continuent au niveau des intermédiaires.
Trump a beau injurier ses anciens amis qu’il qualifie de « déséquilibrés au faible QI », il voit que les élections de mi-mandat se rapprochent et que sa santé mentale est de plus en plus questionnée. Pour conserver son pouvoir absolu, il serait prêt à des concessions, à se contenter d’un accord semblable à celui de 2015 conclu par Obama qu’il a déchiré en 2018.
Guerre ou paix ? En réalité, Trump n’en sait rien, il verra… Son « petit détour par ce charmant pays qu’est l’Iran » peut s’arrêter ou continuer selon son humeur ou le prix du gallon d’essence. Les deux sont liés…
