Depuis le 24 février dernier, la guerre en Ukraine et ses répercussions politiques et commerciales ont secoué le trafic aérien. Côté russe, une interdiction de survol est instaurée pour les compagnies aériennes européennes et américaines, qui a eu pour effet de rallonger les vols en direction de la Chine et du Japon. Mais les compagnies européennes et américaines ne sont pas les seules à avoir revu leurs routes. Sans donner de détails, la compagnie hongkongaise Cathay Pacific a elle aussi choisi de suivre la “déviation aérienne”. Fini le survol de la Russie et le passage par le pôle arctique.
Désormais, ses vols pour New York aux États-Unis, dont le premier devait avoir lieu ce 3 avril, suivront l’itinéraire Asie centrale-Europe-Atlantique, faisant du billet le vol le plus long du monde. L’avion – un Boeing 777-300 – suivra un parcours de 16 668 kilomètres pendant 17 heures et 50 minutes. Plus impressionnant encore, si les conditions sanitaires le permettent, la flotte de Cathay pourrait rétablir son rythme de trois allers-retours par jour. L’autre solution, au lieu de passer par l’Europe et l’océan Atlantique, aurait été de traverser le Pacifique. Cela dit, la compagnie expliquait à l’AFP que de “forts vents arrière saisonniers à cette période de l’année” l’empêchaient d’emprunter le chemin. Ce vol sera ainsi plus long, en distance mais non en temps, que celui de Singapore Airlines qui relie la cité-État asiatique à New York et qui parcourent 15.343 km en 18 heures.
