Des membres du gouvernement du Soudan du Sud sont responsables de violations des droits de l’homme s’apparentant à « des crimes de guerre » dans le sud-ouest du pays, a affirmé vendredi l’ONU, ajoutant avoir identifié 142 personnes dont les actes doivent faire l’objet d’une enquête. Depuis son indépendance du Soudan en 2011, le plus jeune pays du monde est en proie à des violences à caractère politico-ethnique et à une instabilité chronique, qui l’empêchent de se remettre de la sanglante guerre civile qui a fait près de 400.000 morts et quatre millions de déplacés entre 2013 et 2018. Un accord de paix signé en 2018 par les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir est toujours largement inappliqué, et l’ONU a mis en garde en février contre un « risque réel de retour au conflit » dans le pays. Un rapport décrit de nombreuses violations des droits de l’homme, parmi lesquels des viols, de l’esclavage sexuel de femmes, des meurtres de dizaines d’enfants, dont au moins un bébé battu à mort devant sa mère. « L’idée que la violence au niveau local n’est pas liée à l’Etat ou aux conflits au niveau national, comme le suggèrent le gouvernement et les élites militaires Sud-Soudanaises, est une erreur », a déclaré Yasmin Sooka, présidente de la Commission des droits de l’homme des Nations unies dans le pays.
Par ailleurs, les deux Soudan ont décidé de relancer leur coopération pour la paix et le développement économique.
