Une journée de total délire, de trahison. C’est ainsi que l’on peut définir ce samedi de Donald Trump au point que l’on peut, une fois de plus, s’interroger sur sa santé mentale, sur sa capacité à gouverner.
En meeting, il s’est emporté contre la lauréate du prix Nobel de la paix, Navi Pillay, dont « personne n’a jamais entendu parler ». « Un prix Nobel discrédité à jamais par une poignée d’idéologues radicaux qui sont contre la démocratie et qui sont en réalité des ennemis de la civilisation ». Bien sûr, a-t-il affirmé, « les États-Unis, représentés par moi-même, votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix »…
Lors d’un autre meeting, il a suggéré de changer le nom de l’océan Atlantique ou du Pacifique, de les nommer « Trump Ocean » ou « Ocean of the Americas ». « Il nous faut un fleuve. Il nous faut un océan », a-t-il lancé devant ses partisans.
Son rêve de grandeur éternelle. Mais le pire, l’inexcusable, concerne son nouveau revirement sur l’Ukraine. A Miami, ses négociateurs de pacotille, Witkoff et Kushner parlaient avec les Ukrainiens de garanties, d’exportation de céréales, de l’hiver qui s’annonçait terrible. Peut-être même condamnaient-ils les frappes meurtrières sur les civils, en augmentation de 55% sur les huit premiers mois de cette année. Un rideau de fumée qui masquait le coup de téléphone de Trump à Poutine, le deal sur le gasoil qui permet à la Russie de financer son effort de guerre. Et il affirmait qu’il faut un nouveau président à Kiev pour signer cette paix que Poutine souhaite. Oui, Poutine veut la paix, une paix à ses conditions, une reddition totale de l’Ukraine.
En se rangeant du côté du dictateur qu’il admire, Donald Trump trahit plus que l’Ukraine, il trahit la démocratie, la liberté, les valeurs du monde libre, ses partenaires. Une constante chez lui qui a déjà été surnommé « champion de la trahison ». On peut parler de ses frappes contre l’Iran alors qu’il disait aider le peuple, de sa soumission à Netanyahou, de ses attaques contre la presse et la liberté d’expression.
Pourquoi ? Parce que Donald Trump n’est jamais responsable ni coupable. Il lui faut toujours un bouc émissaire. Et pour tenter d’éviter la défaite aux élections de mi-mandat, il accuse Zelensky de la hausse des prix du carburant alors qu’il en est le principal responsable. Pas sûr que les électeurs le suivent le 3 novembre…
