Donald Trump a lancé hier les célébrations du 250 -ème anniversaire des Etats-Unis qui pourraient bien tourner à une autocélébration. Sa chanson fétiche la chanson God bless the USA, une petite danse présidentielle au son du tube YMCA et un discours axé principalement sur ses réalisations et ponctué d’insultes à l’égard d’Obama et de Biden qui lui ont laissé « un pays mort » ont, en effet, ouvert une dizaine de jours de festivités.
Le président, qui se voit, pour le moins, l’égal des pères fondateurs, semble avoir perdu tout contact avec la réalité. Il y a pourtant un énorme décalage entre sa vision idyllique et celle de ses « sujets ». Il trouve que son pays, « le plus excitant du monde » est au plus haut alors que son taux d’approbation, 34%, est au plus bas et même à 22% en ce qui concerne le coût de la vie. Jamais depuis Richard Nixon, un président avait été aussi impopulaire. A l’étranger, notamment en France, Donald Trump est vu comme une menace pour la paix…
Malgré ses accents victorieux, il est contrarié et énervé. Lui qui veut tout commander commence à interpréter à sa manière le protocole d’accord qu’il a signé avec l’Iran. A croire qu’il ne l’avait pas vraiment lu ou qu’il pensait les gardiens de la révolution à sa merci. Il ne sait pas non plus quoi faire avec son ami Netanyahu, bien décidé à rester au Liban. Et l’on peut ajouter à sa liste de soucis le Congrès qui dans un vote qu’il juge « insensé » a appelé au retrait d’Iran des forces américaines. Pratiquement 50% de ses concitoyens estiment que sa guerre n’en valait pas la peine et seulement 23% pensent que les Etats-Unis sont dans une position plus favorable vis-à-vis de l’Iran qu’avant le conflit.
Mais au fait, question étrange, quelle « affaire » handicapera le plus Donald Trump en vue des élections de mi-mandat en novembre : l’Iran ou le bassin du mémorial Lincoln à Washington ? Les deux n’ont rien de commun sinon qu’ils démontrent son incompétence et ses tendances autocratiques. Il se vantait de maîtriser la construction de piscines, mais sa rénovation du bassin avec un fond « bleu drapeau » est un échec total ; peinture déjà écaillée et prolifération d’algues. Les Américains se moquent, les démocrates en font un argument politique. Fidèle à lui-même, il accuse des « vandales » auxquels il promet dix ans de prison.

