Donald Trump a menacé dimanche la Chine, un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de droits de douanes à 50% sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l’Iran dans la guerre au Moyen-Orient.
«S’ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douanes à 50%, ce qui est vertigineux», a déclaré le président américain sur Fox News. Donald Trump doit se rendre à Pékin du 14 au 15 mai, où il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après avoir reporté un précédent sommet en raison de cette guerre.
D’après trois sources citées par “CNN”, Pékin prévoit de livrer des systèmes de défense aérienne à Téhéran “dans les prochaines semaines”. Une affirmation reprise également par le “New York Times”.
Toujours d’après les informations de CNN, révélées peu avant le début des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis au Pakistan, et alors que Donald Trump doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping en Chine le mois prochain, Pékin prévoit de livrer à Téhéran des “systèmes de missiles antiaériens portatifs, connus sous le nom de MANPADS, qui ont constitué une menace asymétrique pour les appareils militaires américains volant à basse altitude” durant la guerre.
Dans un article publié ultérieurement, le New York Times corrobore les révélations de CNN et va plus loin. Citant des responsables américains qui ont eu accès à des informations des services de renseignement, le quotidien rapporte ainsi que Pékin aurait déjà “ces dernières semaines, envoyé une cargaison de missiles portatifs [de type MANPADS] à l’Iran”. D’après ces responsables, on ne sait cependant pas avec certitude si la cargaison “a bien été expédiée” et il n’y a “aucune preuve que ces missiles chinois aient déjà été utilisés contre les forces américaines ou israéliennes”.
La Chine dément
Ces informations ont toutefois été démenties par un porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington. Pékin “n’a jamais fourni d’armes à aucune des parties au conflit ; ces informations sont fausses”, a-t-il assuré à CNN, appelant les États-Unis à “s’abstenir de formuler des allégations sans fondement, d’établir des liens de manière malveillante et de céder au sensationnalisme”.
