
Par Sayda EN ZINEB
Les « Nocturnes d’El Jem », ce n’est pas une suite qu’aurait composée le Maître dans l’art des Nocturnes, Frédéric Chopin, mais le titre de la 36ème édition du Festival International de Musique Symphonique d’El Jem. Le festival se déroulera comme à l’accoutumée sous le haut patronage du Ministère des Affaires Culturelles et du mécène principal UIB, en partenariat avec les Instituts culturels et ambassades de pays amis.
Une conférence de presse vient de se tenir à Tunis pour lever le voile sur la programmation. Conjointement présentée par Mabrouk Layouni, directeur du festival d’El Jem et Wassel Bahri avec d’autres représentants de l’UIB, la rencontre a mis au point l’intérêt que représente le festival pour la Musique Symphonique et son importance pour le brassage entre artistes locaux et internationaux ainsi qu’entre Musiques d’ici et d’ailleurs. Le festival, depuis sa fondation, a toujours brillé et attiré les plus grands musiciens tunisiens et étrangers.
A la tête des représentations étrangères, l’ambassade d’Autriche a toujours été un indéfectible partenaire depuis la création du festival et cette édition le confirme davantage avec trois soirées programmées dont l’ouverture qu’on nous a promise « impressionnante et exceptionnelle » du festival le 5 Juillet. « Salut de Vienne » (Mozart, Dvorak, Offenbach, Wagner, Strauss) sera interprété par l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Tunis sous la direction de Manfred Müssauer avec la participation de la Soprano Nesrine Mahbouli et du Ténor Hans Georg Priese. L’Autriche sera aussi présente le 5 Août à travers la Soirée Viennoise de l’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne avec la Soprano Ilona Revolskaya et de la Mezzo-soprano Martha Hirschmann. La troisième soirée sera hors programmation, le 29 Août, d’un registre différent (funk pop), animée par CandleLight Ficus, un groupe autrichien.
Un autre partenaire, et non des moindres, l’Italie, participe avec deux soirées. La première, le 15 Juillet, sera le gala lyrique « Musica E Dramma », un hommage à Maria Callas et Enrico Caruso sous la direction de Nima Keshavarzi. La deuxième, le 27 Juillet, Nuit Italienne (Rossini, Verdi, Bizet, Puccini, Mozart) verra la contribution de Teresa Cardace, Soprano, Francesco Villella, Baryton, Licia Toscano, Mezzo-soprano, Emanuele Campilongo, Ténor, Roberta Ficara et Nico Fuscaldo, tous deux au piano.
Le Festival sera aussi l’occasion d’un métissage entre divers horizons de Musique Symphonique comme la soirée du 22 Juillet. Elle sera un voyage musical dans le temps, de Carmen à La La Land (Bizet, Offenbach, Gounod, Hurwitz, Bernstein), entre musiciens tunisiens (l’Orchestre de Mégrine, des solistes et les voix lyriques de Ben Arous), belges et français (Orchestre Symphonique Européen), sous la direction de Pierre-Yves Gronier. Une autre soirée de croisement musical est prévue le 24 Juillet avec un double programme entre le Quintet philarmonique à vent de Prague (Mozart, Milhaud, Farkas, Gillespie) et un spectacle (Expérience Métissage Inouï : Brassens, Aznavour, Piaf, chansons orientales) qui sera assuré par de jeunes artistes tunisiens au Takht oriental. Direction et guitare, Jean-Marc Bellenger.
L’Orchestre symphonique du Caire qui devait se produire le 8 Juillet s’est désisté au profit de l’Académie du théâtre de l’Opéra de Tunis : Le Bal des Cordes (Mozart, Bartok, Grieg, Brahms) sous la direction de Fedi Ben Othmen. Pour ce qui est des autres dates, à retenir : Le 19 Juillet, « Les airs de l’amitié » des Conservatoires de Monastir et de Voiron. Le 29 Juillet, « Fusion Baroque / Nubat Elkhadra » avec l’ Orchestre L’Arte del Mondo sous la direction de Werner Erhardt et l’Ensemble Tunisien El Fundu. La clôture est espagnole avec l’Orchestre baroque de Barcelone pour exhumer les musiques des 17ème et 18ème siècles de Monteverdi à Bach.
La fin de la conférence de presse a été agrémentée par la jolie prestation de Rihab Sghaier à la tête de la chorale « Angham » de la Fondation Art et Culture by UIB. A l’image de son adaptation de « Layali Al Ons Fi Vienna », nous aspirons enfin à un festival à la hauteur de ses promesses avec « Layali Al Ons Fi El Jem ».
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