Les discussions sont positives, on est proche d’un accord… Les propositions sont inacceptables, je suis très mécontent… Les négociations avancent bien… Je suis déçu… Face à l’Iran, Donald Trump oscille entre optimisme et colère. Il ressemble à Phil Connors, le héros du film « Un jour sans fin » qui revit sans cesse le même jour… D’ailleurs, il s’en prend à Téhéran depuis la prise d’otages à l’ambassade américaine en novembre 1979 et entend venger l’échec de l’opération de libération lancée par Jimmy Carter en avril 1980.
Régulièrement, il annonce « l’effondrement » de l’Iran, vante sa victoire totale, mais ça repart et la CIA vient de démentir les succès de sa formidable armée. Certes, le pays des pasdarans est affaibli, mais il conserve une bonne partie de son armement et peut tenir encore plusieurs mois. Le président américain qui veut à tout prix obtenir quelque chose qui lui permettra de retirer ses forces en prétendant qu’il a gagné, n’a pas vraiment toutes les cartes en main…
Pour l’instant, il est coincé et ses prochaines décisions dépendront de la situation intérieure américaine et de ses entretiens avec Xi Jinping. Le ministre iranien des Affaires étrangères est allé avant lui en Chine pour s’entendre dire que Pékin, qui a besoin de stabilité mondiale pour ses exportations, soutient son droit à développer un programme nucléaire uniquement civil. Xi est totalement opposé à la prolifération de l’arme nucléaire. Pékin poussera à un accord diplomatique…
Le sachant, Benjamin Netanyahou a accordé une interview à la télévision américaine CBS pour prendre, par avance, le contrepied de Pékin et pousser à la reprise des frappes. Hostile à un accord, y compris sur le Liban, il affirme que la guerre « a permis d’accomplir beaucoup de choses, mais elle n’est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires qui doivent être retirées d’Iran et des sites d’enrichissement à démanteler ».
Pour l’instant, on en reste au stade des menaces réciproques. Un jour sans fin…
