Entre la Russie et l’Ukraine, c’est une escalade qui tue de plus en plus de civils qualifiés de victimes collatérales. Moscou multiplie les frappes meurtrières et, sachant que l’Ukraine manque de moyens de lutte anti aérienne, utilise davantage de missiles balistiques Iskander-M et de missiles hypersoniques Zircon, une quarantaine dans la nuit de lundi à mardi.
L’Ukraine, elle, lance de nombreuses attaques en profondeur contre des sites énergétiques et militaires, fragilisant les capacités de raffinages de la Russie qui sont à leur plus bas niveau depuis décembre 2009, selon Bloomberg. Hier, en frappant le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et la base militaire Kronstadt, située dans la ville, Volodymyr Zelensky a humilié Vladimir Poutine qui a aussitôt annoncé une riposte, des représailles. Le « Davos » russe qui s’est ouvert dans la seconde ville du pays n’a pas été visé, mais c’est insupportable pour le maître du Kremlin qui y arrivera vendredi.
Pour le président ukrainien qui appelle ces frappes des « sanctions à longue portée », il s’agit de montrer aux Russes qu’ils ne sont pas à l’abri et de pousser Poutine sur le chemin de la paix. Il a peu de chances de le convaincre.
Le maître du Kremlin songerait plutôt à de nouvelles aventures militaires. En effet, le Parlement russe a adopté une nouvelle loi qui lui donne le droit d’attaquer d’autres pays si le but est de protéger des citoyens russes qui auraient été arrêtés et « maltraités » par des Etats étrangers où « la russophobie est galopante ». Cette loi vise notamment l’Union européenne dont le Kremlin critique régulièrement le système judiciaire. Rappelons que c’est au nom de la défense des minorités russophones que Moscou s’est emparé de la Crimée et a attaqué le Donbass en 2014. La Lettonie, l’Estonie et la Lituanie rejettent toutes les accusations, parlent de désinformation et de propagande, mais commencent à trembler. Le 25 mai 2026, Moscou avait déjà annoncé son intention de saisir la Cour internationale de justice contre les trois pays baltes.
Des services de renseignement et des responsables européens estiment que la Russie de Poutine pourrait mettre à l’épreuve la défense de l’OTAN dans les deux prochaines années. Occupé par l’Iran et surtout les festivités nationales pour son anniversaire, Trump a oublié le conflit qu’il devait régler rapidement.
