250e anniversaire des Etats-Unis ou célébration « du début de l’âge d’or de l’Amérique » ? Dans son discours au mont Rushmore sous l’œil des pères fondateurs, George Washington, Thomas Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt, le 47e président a donné l’impression que la deuxième hypothèse est la bonne. Il est bien loin de George Washington, le premier président qui a toujours refusé le pouvoir absolu et déléguait, reconnaissant qu’il n’était pas compétent dans tous les domaines. Donald Trump, lui, sait tout et proclame sans cesse qu’il fait tout bien…
Normalement, un tel anniversaire est une fête de l’unité qui rassemble tout le monde sans tenir compte des étiquettes politiques, des orientations. Pas avec un Trump qui réécrit l’histoire en ne conservant que les moments qu’il estime glorieux et positifs et gomment ceux qu’ils jugent négatifs comme, par exemple l’esclavage. A-t-il oublié que Washington était, au départ, esclavagiste ?
Comme à son habitude, le milliardaire affairiste a vanté son Amérique, celle qu’il sauve après les échecs mortels d’Obama et de Biden. Diviseur et non rassembleur, il fait la distinction entre les bons Américains, les patriotes qui sont derrière lui et les mauvais, adeptes du wokisme et qui écoutent les communistes qui s’opposent à « notre grande réussite » et représentent un « danger mortel pour la liberté américaine » qu’il incarne. Il a juré de les vaincre, de les chasser.
Un discours à sa gloire, un discours de campagne car les élections de mi-mandat en novembre pourraient marquer la fin de son pouvoir autocratique.
Ce soir (heure américaine) son meeting sur la vaste esplanade du National Mall, au cœur de Washington, sera axé sur ses réussites et la nécessité de le laisser agir pour le bien de son Amérique. Il a promis un feu d’artifice, « le plus grand au monde », avec près de 850.000 fusées. En attendant, sa « grande foire », organisée sur le National Mall, n’a pas attiré grand monde. A cause de la chaleur ou de la chute de sa popularité ?
