Au dernier jour de sa visite en Chine, le président Tebboune, qui est rentré samedi à Alger après un passage en Turquie, a expliqué à la chaîne chinoise CCTV pourquoi l’Algérie a opté pour l’approfondissement des relations avec la Chine.
« L’Algérie est pour l’Afrique ce que la Chine est pour le monde. Nous aussi nous sommes partis de rien », a indiqué d’emblée Abdelmadjid Tebboune pour qui la politique de la Chine n’a pas d’« arrière-pensée » autre que celle d’ » aider ceux qui le demandent ‘ ».
« Nous voulons coopérer avec la Chine car c’est un grand pays qui a d’énormes moyens et qui respecte les autres.
La Chine n’émet pas d’injonctions politiques, elle ne pose pas de conditions. Il n’y a pas de crainte d’hégémonie de la Chine« , a-t-il expliqué.
Si justement la Chine est aujourd’hui « acceptée en Afrique » c’est parce qu’elle ne fait pas « d’injonctions politiques« , a insisté le président algérien qui souligne que « les peuples africains sont conscients politiquement » ce qui rend difficiles les tentatives du colonialisme de « revenir avec un nouveau visage« .
« Nous avons une grande confiance dans la sagesse du président Xi Jinping » , a-t-il ajouté, rappelant que, désormais, « rien ne se fait dans le monde sans la Chine » .
« Nous luttons ensemble pour un monde meilleur et plus juste » , a-t-il souligné. « Nous voulons un monde multipolaire. Il faut revoir beaucoup de choses dans les institutions internationales. Le FMI, la Banque mondiale, ne sont pas au service des pays pauvres ou en développement » , a insisté le président Tebboune.
D’où la volonté de l’Algérie d’adhérer aux BRICS et à la banque créé par le groupe.
M. Tebboune a révélé que l’Algérie a proposé une contribution initiale dans le capital de cette banque de l’ordre de 1,5 milliard de dollars.
