Au moins vingt personnes sont mortes et 74 ont été hospitalisées mercredi 2 février après avoir consommé par une substance frelatée, présentée et vendue comme de la cocaïne. « D’après ce qu’ils nous disent, ils ont consommé de la cocaïne avec du poison pour les rats » se lamente Maria Morales, la belle-sœur d’une victime hospitalisée.
L’alerte a été donnée mercredi matin lorsque plusieurs décès et hospitalisations pour intoxication, à plusieurs degrés de gravité, sont survenus dans trois hôpitaux distincts de la banlieue de Buenos Aires. Les victimes auraient souffert de violentes convulsions et d’arrêts cardiaques foudroyants. « Cela ne ressemble pas à une erreur » dans le traitement ou la préparation de la substance, a estimé le procureur chargé de l’enquête.
Marcelo Lapargo parle d’une situation « absolument exceptionnelle ».« Ceux qui ont acheté de la drogue dans les dernières 24 heures doivent la jeter », a déclaré le ministre de la Sécurité de la province de Buenos Aires, Sergio Berni sur la chaîne de télévision Telefe. La police a rapidement identifié le bunker, le point de vente où la drogue empoisonnée aurait été vendue, grâce notamment aux emballages roses caractéristiques retrouvés auprès des victimes. Dix personnes ont été interpellées et 400 doses de cocaïne ont été saisies.
