Instagram et YouTube sont responsables d’avoir alimenté la dépression d’une adolescente américaine, a jugé mercredi un jury californien, dont le verdict, inédit, crée un précédent pour des milliers de plaignants aux Etats-Unis qui accusent les grandes plateformes d’être responsables d’une épidémie d’addiction aux réseaux sociaux.
Ce verdict rendu à Los Angeles conclu que Meta, la maison mère d’Instagram, et YouTube (Google) ont fait preuve de «négligence» dans la conception de leur réseau social et n’ont pas suffisamment averti les utilisateurs de la dangerosité de leur plateforme pour les mineurs.
3 millions de dollars
Instagram et YouTube, jugés responsables d’avoir alimenté la dépression d’une adolescente américaine, ont été condamnés à verser au moins 3 millions de dollars de dommages et intérêts à la plaignante, selon la lecture du verdict mercredi.
Le jury d’un tribunal civil de Los Angeles a aussi retenu que Meta, la maison mère d’Instagram, et YouTube (Google), avaient agi frauduleusement, de façon délibérée, ouvrant la voie à des «dommages punitifs» supplémentaires qui doivent encore être déterminés après la fin de la lecture du verdict.
