
ALGERIE – Aujourd’hui, la courbe de contamination au covid présente une nouvelle baisse indique Lyès Merabet , président du Syndicat des praticiens de la santé publique. Il estime même que le pays devrait bientôt dépasser la quatrième vague de Covid-19.Cette baisse constante du nombre de contaminations se traduit par la baisse de la pression dans les établissements hospitaliers, les urgences, les cliniques et les officines diverses, a indiqué Merabet dans une déclaration à la Radio Sétif. Selon lui, il faut encore attendre quelques semaines avant d’espérer un retour à la normale. Il estime aussi que la seule solution de parvenir à cela est de mobiliser les citoyens pour la vaccination. Pour ce faire, la meilleure période serait après la stabilisation de la situation pandémique.
MAROC – Après plus de deux mois de fermeture, le Maroc rouvre son espace aérien ce lundi 7 février, pour tenter de sauver la saison touristique, un secteur vital pour son économie mais dévasté par la crise sanitaire. La reprise des liaisons aériennes a été accueillie avec soulagement par les opérateurs du tourisme et les ressortissants marocains à l’étranger, certains bloqués depuis des semaines en raison de la flambée du variant Omicron au Maroc. Cette réouverture s’accompagne de mesures restrictives strictes pour entrer sur le territoire marocain, moins draconiennes cependant qu’avant la fermeture des frontières le 29 novembre. Tout voyageur doit être vacciné, selon un communiqué du gouvernement. En plus du pass vaccinal, il lui faut présenter à l’embarquement le résultat d’un test PCR négatif de moins de 48 heures. À l’arrivée au Maroc, il est soumis à un test antigénique rapide et des tests PCR « aléatoires » seront effectués sur des groupes de passagers. La relation maritime avec l’Espagne reste fermée. Les autorités portuaires de Tarifa et d’Algésiras en Espagne n’ont pas été à ce jour informées d’une reprise du trafic. Selon le quotidien espagnol El Pais, Rabat met en avant des problèmes sanitaires. En effet, la traversée serait trop courte pour obtenir le résultat des tests PCR anti-covid « aléatoires » effectués sur les passagers, ce qui n’est pas le cas depuis la France ou l’Italie.
SYRIE – D’importantes manifestations contre Bachar al Assad ont eu lieu dans la province de Soueida, rapporte RFI. La foule a scandé des slogans hostiles au président syrien Bachar el-Assad. Un fait inhabituel dans cette province à majorité druze, considérée comme favorable au régime. À l’origine, les manifestations ont éclaté pour protester contre des mesures d’austérité prises par le gouvernement dans un pays où 90% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Mais la foule a ensuite scandé des slogans appelant à la chute du président Bachar el-Assad, rapportent l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et d’autres sources à Damas. Cette poussée de colère a été provoquée par la décision du gouvernement de supprimer plus d’un demi-million de cartes d’approvisionnement. Or ces dernières permettent à la population de se procurer des denrées alimentaires et du carburant subventionnés par l’État.
Par ailleurs, le groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’Al-Qaïda qui domine la région d’Idlib (nord-ouest), a affirmé ce dimanche qu’il ignorait que le chef du groupe rival État islamique (EI) vivait dans cette zone avant qu’il ne soit tué dans un raid américain.

IRAK – L’élection du président de la République d’Irak par le Parlement prévue lundi 7 février a été reportée sine die, car le quorum des deux-tiers n’a pas été atteint dans l’hémicycle, ont indiqué un responsable parlementaire et des journalistes de l’AFP. Respectant le boycott annoncé par leurs directions respectives, les élus des plus importants partis irakiens ont observé la politique de la chaise vide et seuls 58 députés sur 329 étaient présents, a indiqué le service médias du Parlement. Le courant de l’influent religieux chiite Moqtada Sadr, la Coalition de la souveraineté du président du Parlement Mohamed al-Halboussi, ainsi que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK), représentant à eux trois 155 députés, avaient tour à tour annoncé leur boycott de la séance afin de se donner plus de temps pour se mettre d’accord sur un candidat. Dans le camp politique adverse, le Cadre de coopération, rassemblant des partis chiites pro-Iran, avait lieu aussi fait part de son intention de ne pas participer au vote lundi 7 février.
IRAN – Deux hommes ont été exécutés en Iran, le 2 février 2022, selon l’organe de presse Hrana. Ils avaient été condamnés à la peine de morts pour avoir eu, selon les autorités du pays, des rapports sexuels. Selon l’organe de presse Hrana, citée par Courrier international , deux hommes ont été exécutés à la prison de Maragheh, dans le nord-ouest de l’Iran, le 2 février 2022. Ils étaient accusés d’actes de sodomie. Une pratique considérée comme un crime, dans ce pays où l’homosexualité est toujours passible de la peine de mort. Pour l’heure, ces deux exécutions n’ont pas été relayées par les médias officiels iraniens. Toujours d’après les informations rapportées par Hrana, un organe de presse de l’Association iranienne des militants des droits de l’homme, les deux hommes exécutés début février étaient emprisonnés depuis six ans. 299 citoyens ont été exécutés entre le 1er janvier 2021 et le 20 décembre 2021, et 85 autres ont été condamnés à mort, rappelle l’association.
D’autre part, l’Iran a fustigé ce lundi les pays européens qui refusent d’extrader des chefs d’organisations séparatistes et a mis en garde des pays voisins qu’il accuse de financer ces groupes, notamment l’ASMLA (le Mouvement arabe de lutte pour la libération d’Ahvaz) considéré comme « terroriste »par Téhéran. Un tribunal danois a condamné vendredi trois dirigeants de l’ASMLA en exil au Danemark pour espionnage, notamment sur « les affaires militaires iraniennes », au profit de l’Arabie Saoudite. Ila peine sera connue en mars. Incarcérés depuis 2020, ils encourent 12 ans de prison.
SOUDAN – Les forces de sécurité soudanaises ont tiré ce lundi 7 février à Khartoum des grenades lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants réclamant justice pour les 79 morts de la répression lancée par le pouvoir militaire après son putsch en octobre, a constaté un journaliste de l’AFP. Ces tirs ont visé les manifestants présents aux abords du palais présidentiel, alors que la mobilisation ne faiblit pas, plus de trois mois après le coup d’État du général Abdel Fattah al-Burhane.

ISRAËL – Le conseil des ministres a approuvé ce lundi à l’unanimité la nomination de Me Gali Baharav-Miara au poste de procureure générale, a-t-il été annoncé dans un communiqué. Mme Baharav-Miara deviendra la première femme procureure générale du pays. « Il s’agit de l’une des nominations les plus importantes et les plus sensibles de la fonction publique», a déclaré le Premier ministre Naftali Bennett. « Et à l’heure actuelle, compte tenu de l’érosion de la confiance du public dans le système de l’application des lois, nous devons préserver ce qui doit être sauvegardé et réparer ce qui doit l’être », a-t-il ajouté. Baharav-Miara est avocate du secteur privé chez Tadmor-Levy & Co., mais a travaillé pendant plus de trois décennies au ministère de la Justice, notamment de 2006 à 2015 à la tête de la division civile de Tel Aviv, qui compte plus de 200 personnes, la plus grande division civile du pays. Au cours de cette période, elle s’est occupée de toute la gamme des questions civiles, des conflits du travail aux questions foncières, en passant par la défense contre les poursuites civiles palestiniennes en Cisjordanie contre l’État d’Israël. Elle est mère de trois enfants.
M. Bennett s’exprimait peu après de nouvelles révélations du quotidien économique israélien Calcalist affirmant que le logiciel espion Pegasus du groupe NSO aurait été déployé contre de hauts responsables gouvernementaux, des maires, des chefs militants, des journalistes et des membres de la famille et des conseillers de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahou. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure a de son côté annoncé l’ouverture d’une commission d’enquête sur ce piratage présumé pour lequel M. Bennett a promis « une réponse ».
UNION AFRICAINE – Sous le thème « Renforcer la résilience en matière de nutrition sur le continent africain : Accélérer le capital humain et le développement social et économique », l’Assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) a conclu dimanche sa 35e session ordinaire, soulignant les priorités africaines pour 2022 et au-delà. Le président sénégalais Macky Sall, qui a succédé au président de la République démocratique du Congo (RDC) Felix Tshisekedi à la présidence tournante de l’UA pour un an, a souligné la nécessité d’exercer des efforts concertés pour répondre aux menaces continentales telles que l’instabilité, le changement climatique et les impacts dévastateurs de la pandémie actuelle de COVID-19. S’adressant aux dirigeants africains, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, dont le pays accueille le siège de l’UA, s’est insurgé contre le fait que, sept décennies après la création de l’ONU, l’Afrique reste un partenaire junior sans contribution ni rôle significatifs dans le système de gouvernance internationale.
Il a appelé à la création d’une maison des médias continentale de l’Union africaine, afin de fournir des nouvelles et des informations faisant autorité, de lutter contre la désinformation, de promouvoir l’agenda collectif africain et de renforcer la voix de l’Afrique dans le monde Lors du sommet, le ministre Othman Jerandi a déclaré que « La Tunisie n’épargnera aucun effort pour soutenir les efforts africains et internationaux visant à établir la paix et la sécurité et à promouvoir la stabilité et la prospérité, selon une approche globale dans laquelle la dimension sécuritaire est indissociable du développement afin de trouver des solutions radicales à toutes les menaces et à tous les conflits ».
TURQUIE – La justice turque a émis huit mandats d’arrêt, dont un visant un ancien nageur olympique, pour des commentaires sur Twitter moquant le président turc Recep Tayyip Erdogan, testé positif au Covid-19 ce week-end. Le chef de l’État, âgé de 67 ans, a annoncé samedi que son épouse et lui-même souffraient d’une forme «légère» d’infection et qu’il travaillait de chez lui. Il a depuis posté de nombreux messages sur Twitter pour remercier les responsables et dirigeants mondiaux leur ayant adressé leurs vœux de rétablissement. Mais dans le flot des messages de sympathie, les autorités ont repéré samedi celui d’un compte attribué au nageur Derya Buyukuncu, spécialiste du dos crawlé et de la nage papillon six fois sélectionné aux JO, qui affirmait avoir préparé en grande quantité une confiserie traditionnellement distribuée aux funérailles.
Le bureau du procureur d’Istanbul a annoncé ce lundi avoir émis un mandat d’arrêt contre Derya Buyukuncu dans le cadre d’une enquête pour «messages d’ordre criminel sur les réseaux sociaux». Au total, huit mandats ont été émis pour la même raison dimanche et quatre personnes ont été arrêtées.
CANADA – Le maire d’Ottawa, jugeant la situation « hors de contrôle » dans sa ville, paralysée depuis plus d’une semaine par des opposants aux mesures sanitaires, a déclaré dimanche 6 février « l’état d’urgence » dans la capitale canadienne et la police a durci le ton contre les manifestants. Les protestations, qui avaient débuté à Ottawa samedi 29 janvier, se sont étendues ce week-end à d’autres grandes villes canadiennes, tandis que des dizaines de poids lourds ainsi que des manifestants continuaient à paralyser le centre-ville de la capitale dimanche. La police d’Ottawa, critiquée pour n’avoir pas su prévenir la paralysie du centre de la capitale, a de son côté annoncé son intention d’empêcher le ravitaillement des protestataires, en carburant notamment. « Toute personne qui tenterait d’apporter un soutien matériel (carburant, etc.) aux manifestants risque d’être arrêtée. Cette mesure est désormais en vigueur », a-t-elle averti dans un tweet. A la suite de cette annonce, elle a déclaré avoir procédé à « plusieurs arrestations ». Le mouvement, baptisé « convoi de la liberté », visait à l’origine à protester contre la décision d’obliger, depuis la mi-janvier, les camionneurs à être vaccinés contre le Covid-19 pour franchir la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, mais il s’est rapidement transformé en mouvement contre les mesures sanitaires dans leur ensemble, et aussi, pour certains, contre le gouvernement de Justin Trudeau.
MADAGASCAR – Le cyclone Batsirai a quitté l’île lundi matin sans toucher les principales villes, après avoir fait 20 morts et 55 000 déplacés, selon un dernier bilan des autorités. Les inondations ont néanmoins ravagé le « grenier à riz » du centre de l’île faisant craindre une aggravation de la situation humanitaire, a alerté l’Unicef qui craint que de nombreuses victimes soient des enfants, dans un pays où ils représentent plus de 50 % de la population. « L’impact du cyclone ne se termine pas aujourd’hui, il va durer plusieurs mois notamment sur l’impact agricole », a mis en garde M. Manhes, représentant l’Unicef. Un des pays les plus pauvres du monde, Madagascar avait déjà été frappée un mois plus tôt par une tempête tropicale meurtrière, Ana, qui avait fait 55 morts sur l’île et des dizaines de milliers de sinistrés.
La capitale Antananarivo et le principal port du pays Tamatave (nord-est) ont été cette fois épargnés par le cyclone, ce qui explique un bilan humain en-deçà de ce qui était redouté par les autorités et les ONG. Sur son passage, Batsirai a en partie détruit la principale route reliant l’île du nord au sud, « ce qui rendra difficile la fourniture d’accès et de renfort dans certains villages y compris dans les zones de sécheresse », a alerté Jean-Benoît Manhes, soulignant que « Madagascar est en crise humanitaire constante ».
INDONÉSIE – Au moins treize personnes ont été tuées et des dizaines d’autres ont été blessées, dimanche 6 février, lors d’un accident de bus sur l’île de Java. Le conducteur de l’autocar de tourisme, à bord duquel se trouvaient 47 personnes parties de Sukoharjo, située dans le centre de Java, pour un séjour au bord de la mer, a perdu le contrôle de son véhicule dans une descente, selon la police. Le bus s’est renversé et a heurté le bas-côté de la route. « Des témoins ont dit avoir vu le conducteur paniquer alors qu’il essayait d’actionner le levier de vitesse, ce qui laisse penser que le frein ne fonctionnait pas ou était défectueux », a déclaré un responsable de la police locale lors d’un point-presse. Le chauffeur figure parmi les personnes décédées. Les accidents de la route sont fréquents en Indonésie, du fait de la vétusté des véhicules et des infrastructures, et d’un Code de la route souvent très peu respecté par les conducteurs. Peu avant l’accident, il avait été demandé aux passagers de débarquer car le bus peinait à monter une côte, a déclaré un responsable de la police.

AUTRICHE – Neuf personnes sont mortes au cours des derniers jours en Autriche, essentiellement dans la région du Tyrol où une centaine d’avalanches ont été recensées. Vendredi 4 février, les secours avaient fait état de cinq décès au sein d’un même groupe sans donner de détails. La police a depuis précisé qu’il s’agissait de Suédois d’une quarantaine d’années partis faire du hors-piste avec un guide de montagne sur le domaine skiable d’Ischgl, à la frontière avec la Suisse. Le moniteur et quatre des hommes ont été emportés sur 350 mètres et entièrement ensevelis. Seul le cinquième a survécu : il a pu prévenir un ami par téléphone et a été évacué par hélicoptère. Le même jour, un homme de 60 ans et sa femme de 61 ans qui faisaient du ski de randonnée ont péri au niveau de la commune d’Auffach, selon un autre communiqué de la police du Tyrol. Le lendemain, c’est un Autrichien de 58 ans qui a été tué dans une avalanche à Schirmn, non loin d’Innsbruck. Il était accompagné de quatre autres personnes qui ont été blessées. Un autre accident mortel est survenu vendredi, à l’extrême ouest du pays, dans le Vorarlberg, coûtant la vie à un skieur chevronné de 43 ans. « Il y a eu sur les trois derniers jours environ 100 incidents de type avalanches, nécessitant 70 interventions », un chiffre « sans précédent », ont précisé les autorités du Tyrol ce dimanche 6 février, mettant en garde contre un « danger » élevé qui devrait persister dans les jours à venir.
COSTA RICA – Selon des résultats encore partiels, un ancien président et un ancien ministre s’affronteront au second tour de l’élection présidentielle le 3 avril 2022. Dimanche, les Costaricains se sont rendus aux urnes pour départager 25 candidats et remplacer l’actuel président de centre gauche. Un scrutin marqué par une abstention record, qui avoisine les 40%. Deux sexagénaires, deux hommes expérimentés en politique se feront face au deuxième tour de l’élection présidentielle. José Maria Figueres est arrivé en tête du scrutin avec plus de 27% des voix. À 67 ans, cet ingénieur, ancien président du Costa Rica de 1994 à 1998, se détache nettement de ses 24 autres concurrents du 1er tour. Derrière lui, avec près de 17% des suffrages, Rodrigo Chavez, 60 ans, qui faisait figure d’outsider. C’est un transfuge du gouvernement sortant dont il a été six mois ministre des Finances.
OMAN – Avec leur dishdasha nationale, les Omanais font look à part dans le Golfe. Et le sultanat conservateur a décidé de sévir contre ceux qui voudraient changer le design de cette robe traditionnelle portée par les hommes. Ces dernières années ont vu l’apparition de nouvelles tendances, en particulier chez les jeunes, ainsi que le développement de la production de cette robe à l’étranger. Le gouvernement a alors décidé de réagir. Il est désormais « interdit d’importer ou de concevoir des vêtements » qui ne respectent pas les critères de fabrication du pays et qui portent ainsi atteinte à « l’identité omanaise », d’après un décret du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, publié en janvier, en référence à la dishdasha. Le non-respect du décret est puni d’une amende de 1.000 riyals (environ 2.300 euros), le double en cas de récidive. Une peine similaire est appliquée pour le port ou la fabrication de chapeaux non conformes aux traditions, selon des médias locaux. Selon le texte, les fabricants de dichdachas doivent utiliser principalement du coton, n’ajouter des broderies qu’autour du cou et sur les manches, ou encore réserver cet habit aux seuls hommes. « Le tissu utilisé doit être d’une couleur unique », explique encore à l’AFP un responsable au sein du ministère, ajoutant que le blanc ou les couleurs sobres doivent être privilégiés.

PENG SHUAI – Elle est apparue en bonne forme et a répondu pendant une heure dans un hôtel de Pékin aux journalistes de L’Equipe. Elle n’a jamais disparue et, à propos de l’agression sexuelle qu’elle a subie de la part d’un haut dirigent, le joueuse de tennis a affirmé « Je n’ai jamais dit que quiconque m’avait fait subir une quelconque agression sexuelle » et si elle a effacé son message accusateur, « c’est parce que j’en avais envie ».Interrogée sur sa vie depuis novembre, Peng Shuai explique qu’elle « est comme elle doit être: rien de spécial… » « Je voudrais tout d’abord que l’on comprenne bien qui je suis: je suis une fille tout à fait normale. Parfois je suis sereine, parfois je suis contente, parfois je me sens triste, ou encore je peux me sentir très stressée, soumise à une très forte pression… Toutes les émotions et réactions normales qui habitent les femmes, je les vis et les ressens aussi », poursuit-elle. L’émotion qu’elle a suscitée ? « Je ne pense pas être au courant de tout parce que je ne regarde pas beaucoup les informations venant de l’étranger. Je ne suis pas capable d lire l’anglais, mais je remercie » tout le monde. Peng Shuai affirme qu’elle a répondu elle-même au président de la WTA et annonce qu’elle arrête sa carrière professionnelle. En conclusion, la jeune femme d 36 ans parle de compréhension entre les pays du monde et « espère que chacun d’entre nous puisse vivre dans la joie et le bonheur ».
L’Equipe précise qu’un membre du comité olympique chinois et une femme qui parlait le français assistaient à l’entretien. Pour le directeur du journal, Peng Shuai n’est pas libre de ses mots ni de ses mouvements.
Le CIO a confirmé dans un communiqué que son président, accompagné de l’ancienne nageuse Kirsty Coventry, membre du CIO, ,avait également rencontré la joueuse.
BELARUS – Alexandre Loukachenko a affirmé dans un entretien que Vladimir Poutine lui avait promis le rang de colonel de l’armée russe. Il a ajouté que le dirigeant russe deviendrait, lui, général. «Poutine est un colonel, et il m’a promis de faire de moi un colonel. Il ne l’a toujours pas fait», dit-il dans cette interview accordée à Vladimir Soloviov, un journaliste porte-voix du Kremlin. «Il l’a promis, qu’il le fasse», lance-t-il au présentateur hilare, selon une vidéo diffusée dimanche, par un compte Telegram lié à la présidence du Belarus. Le journaliste, riant aux éclats, tente de remettre en cause la véracité des propos de Loukachenko. Mais celui-ci persiste et signe, affirmant tantôt que la promesse de Poutine était de faire de lui un colonel de «l’armée russe» ou de «l’armée soviétique», avant d’enchaîner et de dire que le président russe, un ancien colonel du KGB, «sera lui fait général». Habitué des déclarations insolites, Loukachenko n’a, aucun moment, expliqué le contexte dans lequel la promesse de promotion militaire lui aurait été faite par le maître du Kremlin.
UKRAINE – Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a jugé «très importante» la visite du président français. «Macron a dit à Poutine qu’il venait avec des idées dans la quête d’une détente», s’est-il félicité avant de juger la situation «trop complexe pour s’attendre à des percées décisives après une seule rencontre». Le président français s’est dit «lucide et déterminé» dans l’avion qui le conduisait à Moscou, jugeant lui aussi qu’à court terme, il n’y aura pas de solution. Dès lors, il s’agit «de réduire le champ des ambiguïtés pour voir où sont les points de désaccord et les points de convergence possibles». Il a réaffirmé la position commune des Occidentaux, à savoir leur refus de mettre fin à la politique de porte ouverte de l’Otan, comme le réclame Moscou, qui veut des garanties que l’Ukraine ou d’autres de ses voisins ne rejoindront jamais l’Alliance. «Nous avons à construire les termes d’une équation qui rend possible la désescalade sur le plan militaire», a constaté Emmanuel Macron. Il prévoyait trois heures de discussion avec le président russe.

FRANCE – L’ancien maire LR de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) Patrick Balkany, qui a effectué cinq mois de détention pour fraude fiscale avant d’être libéré pour raison de santé, est retourné en prison ce lundi après de multiples manquements à ses obligations. M. Balkany, 73 ans, est arrivé discrètement à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), en voiture, peu après 13h30, selon des journalistes de l’AFP sur place. En fin de matinée, l’incarcération de M. Balkany avait été annoncée par la procureure de la République d’Evreux Dominique Puechmaille, devant la gendarmerie de Vexin-sur-Epte (Eure) où elle avait convoqué l’ancien maire. Cette gendarmerie est située à une dizaine de kilomètres du moulin de Cossy, à Giverny, un manoir où M. Balkany était assigné à résidence depuis mars 2021 avec son épouse. Concernant le certificat médical de M. Balkany fourni par la défense pour démontrer que son état de santé était incompatible avec la détention, la procureure a assuré que la cour avait pris sa décision « en connaissance de cause » en choisissant Fleury-Mérogis. « La direction de l’administration pénitentiaire a proposé un établissement qui permet d’avoir un suivi médical 24H/24 », a-t-elle ajouté.
Le cas de son épouse Isabelle, 74 ans, hospitalisée depuis jeudi après une tentative de suicide et dont le placement sous bracelet électronique a également été révoqué, sera tranché à une date ultérieure. « Elle est pour l’instant toujours à l’hôpital », a précisé Mme Puechmaille.CICR – La cyberattaque dont a été victime en janvier le Comité international de la Croix-Rouge portait les marques d’une action menée par un Etat ou un groupe aux moyens équivalents, a affirmé le responsable de la sécurité informatique de l’organisation. « Selon les gens qui procèdent à l’analyse (de l’attaque) l’opération était très sophistiquée et ciblée », a expliqué Massimo Marelli à la plateforme d’informations sur le développement, Devex, qui a publié l’entretien ce lundi. Le CICR avait révélé le 19 janvier avoir été victime d’un acte de piraterie informatique, au cours duquel les hackers se sont emparés des données personnelles et confidentielles de plus de 515.000 personnes extrêmement vulnérables, dont certaines ont fui des conflits et des prisonniers. Parmi les personnes dont les données ont été piratées figurent des migrants, des victimes de conflits, de catastrophe et des prisonniers dans une soixantaine de pays. Si leurs noms et leurs informations se retrouvaient entre de mauvaises mains, ces personnes et leurs familles pourraient se retrouver encore plus menacées, notamment par les régimes qu’elles essaient de fuir. Le directeur général de la Croix-Rouge, Robert Mardini, implore les auteurs de l’attaque de ne pas vendre ou de partager de quelque manière que ce soit les données.
