ALGÉRIE – Suite à son dernier appel d’offres, l’Algérie a acheté le 14 décembre entre 690 000 et 700 000 tonnes de blé meunier, pour expéditions en trois périodes échelonnées du 16 janvier au 28 février 2022 et pour des prix allant de 372 à 376 $/t C&F (coût et fret). Les fournisseurs retenus seraient originaires d’Allemagne, de la Mer baltique, de la Mer noire et éventuellement l’Argentine, selon le cabinet spécialisé Agritel. Cette commandé semble confirmer la décision de se détourner, actuellement, des blés français, en dépit de leur compétitivité. Dans son dernier point sur les marchés céréaliers mondiaux, FranceAgriMer, le cabinet conseil des secteurs agricole, agroalimentaire et de la pêche, soulignait que les achats de blé russe par l’Algérie atteignent des niveaux record sur cette campagne de commercialisation (800 000 tonnes début décembre), surtout en raison de l’assouplissement du cahier des charge algérien quant aux dégâts d’insectes observés sur le blé.
ALGERIE – MAROC – Le rapport de la banque mondiale sur la pauvreté multidimensionnelle n’a pas du tout été apprécié par l’Agence Algérie presse service (APS) qui juge qu’il « dénote une forte tendance à voir l’Algérie en noir». L’APS dénonce «un rapport sans aucune valeur, qui n’a rien de financier, visiblement rédigé sur instigation de certaines parties connues pour leurs hostilités à l’Algérie». Considérant que «la Banque mondiale s’en prend à l’Algérie», à travers ce dernier rapport, l’APS assure que l’institution financière «s’est même arrogée, toute honte bue, un droit de prédire un séisme qui dévasterait la capitale». Des vérités sont cachées sur le Maroc, selon l’APS : «Il n’est pas question de rapporter des vérités et donner les vrais chiffres de la pauvreté au Maroc», mais de «protéger ce royaume du mal et de la misère chuchoté par les patrons de l’institution de Bretton Woods». Rappelons que les chiffres du rapports sont favorables à l’Algérie : «le taux de pauvreté multidimensionnelle de l’Algérie (1,4%) est meilleur que celui de ses voisins régionaux, l’Égypte (5,2%), l’Irak (8,6%) et le Maroc (6,1%), mais plus bas que le taux de pauvreté comparativement faible de la Tunisie (0,8%)».
ALGÉRIE-MAURITANIE – Un mémorandum de coopération a été signé mardi 28 décembre à Alger entre les gouvernements algérien et mauritanien dans le domaine des transports et des travaux publics pour la réalisation d’une route reliant Tindouf (Algérie) à Zouerate (Mauritanie). Le ministre algérien des Travaux publics, Kamel Nasri, indique que cette route est de nature à renforcer davantage “les relations solides existant depuis longtemps et qui ont connu une évolution notable ces dernières années”. Cette route vient s’ajouter au projet de réalisation du poste frontalier entre les deux pays, une infrastructure qui va améliorer la circulation de tous les opérateurs économiques et les citoyens des deux pays. Selon le ministre, cette route de 800 km sera réalisée “conjointement avec les frères mauritaniens”, formant le vœu de voir cette infrastructure constituer une “véritable route d’unité” entre les opérateurs économiques algéro-mauritaniens en vue de booster les transactions bilatérales au mieux des deux pays. Pour sa part, le ministre mauritanien Mohamadou Ahmadou M’haïmid, a estimé que cet accord est “un moment historique” en marge de la visite d’Etat du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, en Algérie à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, rappelant que les deux parties avaient convenu de “hisser la relation de voisinage entre les deux pays à une relation de fraternité”.
MAROC – La décision de fermer les frontières jusqu’au 31 janvier porte un coup terrible au secteur du tourisme alors que l’activité repartait et que de nombreux sites affichaient complet pour les fêtes de fin d’année. Même pour février et mars, les réservations sont annulées. Quelques timides mesures de soutien ont été mises en place. Une aide mensuelle de 2 000 dirhams (191 €) a été accordée aux salariés du secteur contraints de cesser le travail. Des reports de charges ont aussi été consentis. Selon le Haut-commissariat au plan, le tourisme représentait 7 % du PIB du Maroc en 2019. « Le secteur a une place importante également parce qu’il est intensif en travail, qu’il permet d’engranger des devises, et qu’il fait circuler une certaine idée du Maroc à l’étranger », décrit au journal français La Croix Yasser Tamsamani, docteur en économie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les nuitées d’hôtel sont passées de 25,2 millions en 2019 à 7 millions en 2020. Seulement 3,4 millions de visiteurs ont été accueillis en 2021, contre 13 millions deux ans plus tôt. Rabat veut développer le tourisme domestique.
SYRIE – «Deux miliciens syriens pro régime sont décédés ce mercredi des suites de leurs blessures après les frappes israéliennes», a indiqué l’OSDH, une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie. Trois autres miliciens ont été blessés, selon la même source. L’agence de presse syrienne Sana avait fait état de ces frappes mardi, imputées à Israël, parlant d’importants dégâts mais pas de victimes. Elle avait indiqué que «plusieurs missiles» israéliens avaient ciblé «le parc à conteneurs du port de Lattaquié», principal port commercial du pays, parlant de «dégâts matériels significatifs».
LIBAN – À la dérive depuis plus de deux ans et frappé par la pire crise socio-économique de son histoire, le Liban est en négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour aboutir à un plan visant à relancer le pays. Entamées en mai 2020, les premières discussions avaient déraillé deux mois plus tard en raison de divisions politiques. Les négociations ont repris en septembre 2021 mais le flou règne, et le scénario de sortie de crise n’a pas encore été déterminé. La prochaine réunion est programmée le 15 janvier. Pour le vice-premier ministre Saadé Chami, qui dirige l’équipe de négociations du Liban avec le FMI, le travail est colossal. Selon lui, les responsables libanais évaluent les pertes du secteur financier à «environ 69 milliards de dollars.» Il s’agit de la première estimation depuis le début de la crise économique du pays, l’une des pires au niveau mondial depuis 1850, selon la Banque mondiale (BM). Cette dernière indique que le PIB du Liban est passé d’environ 55 milliards de dollars en 2018 à 20,5 milliards de dollars en 2021. Une «contraction brutale» qui est «généralement associée à des conflits ou des guerres», selon la BM. Selon Riad Salamé, le gouverneur de la Banque centrale, le Liban aurait besoin «de 12 à 15 milliards de dollars pour relancer son économie».
EGYPTE – Le tribunal administratif a rejeté la demande d’interdiction de TikTok accusé de véhiculer « stupre, nudité et violence ». Plusieurs jeunes femmes avaient été condamnées à de la peine de prison pour « atteinte aux valeurs familiales » en dansant sur TikTok. La demande d’interdiction de l’application de partage vidéo avait été faite par des avocats conservateurs au nom de « la défense des valeurs morales et religieuses de la société égyptienne ». En Égypte, TikTok est l’application la plus célèbre pour faire du partage vidéo sur Internet. Il y a des dizaines d’autres applications similaires, mais TikTok permet de faire des « séances privées » et de se faire payer par transfert téléphonique immédiat d’argent sur TikTok. D’ailleurs, d’autres avocats avaient tenté par le passé de faire interdire les sites pornographiques par le tribunal administratif, mais aucune décision contraignante n’a été adoptée. Contrairement à beaucoup de pays arabes, notamment les pays conservateurs du Golfe, l’Égypte ne bloque pas la pornographie sur Internet. Certains considèrent cette « tolérance » comme une soupape de sécurité ou un défouloir. Internet est cependant très surveillé, mais cela vise surtout les activités des Frères musulmans.
ISRAËL-PALESTINE – Le président palestinien Mahmoud Abbas et le ministre israélien de la Défense Benny Gantz ont discuté mardi soir de « sécurité et d’économie » au cours d’une rencontre tenue en Israël, une première depuis des années. « J’ai rencontré ce soir (mardi) le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Nous avons discuté de la mise en œuvre de mesures économiques et civiles, et de l’importance de renforcer notre coordination sécuritaire (…) », a écrit sur Twitter Benny Gantz. Côté palestinien, le ministre des Affaires civiles Hussein al-Sheikh, un proche de Mahmoud Abbas, a indiqué sur Twitter que cette rencontre avait porté sur des enjeux « sécuritaires, économiques et humanitaires », « sur les conditions tendues sur le terrain en raison des pratiques des colons » israéliens en Cisjordanie occupée et sur « l’importance de créer un horizon politique » pour en arriver à une « solution » du conflit israélo-palestinien. Gantz et Abbas auraient convenu de faire le nécessaire pour éviter une nouvelle escalade des tensions en Cisjordanie.
Benny Gantz a essuyé des critiques de la part de l’opposition mais également de membres de la coalition issus de partis de droite après sa rencontre mardi avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett aurait quant à lui été opposé à cette rencontre et plusieurs ministres ont tenu à souligner que M. Abbas est personnellement engagé dans une campagne visant à poursuivre B. Gantz devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, rapporte mercredi le Times of Israël.
RUSSIE – La justice russe a ordonné, ce mercredi 29 décembre, pour la deuxième fois en deux jours, la fermeture des structures de la principale organisation de défense des droits du pays, Mémorial, en dépit d’une vague internationale d’indignation. La cour « a décidé d’accéder à la requête du procureur de dissoudre l’organisation de défense des droits Mémorial et toutes les entités rattachées », a déclaré le juge Mikhaïl Kazakov, selon une correspondante de l’AFP au tribunal de la ville de Moscou. La décision de mercredi s’applique à l’organisme recensant les violations des droits humains dans la Russie contemporaine, notamment les poursuites politiques visant les opposants de Vladimir Poutine. La veille, la Cour Suprême avait banni sa maison mère, Memorial International, et ses structures enquêtant sur les purges soviétiques. Le Centre de défense des droits humains de Mémorial a été dissous pour avoir enfreint une loi controversée sur les « agents de l’étranger » et avoir fait l’apologie du « terrorisme » et de l' »extrémisme ».
Fondée en 1989 par des dissidents soviétiques voulant sauvegarder la mémoire des victimes des crimes staliniens, l’ONG Mémorial s’est imposée ensuite comme un pilier de la société civile, s’attirant les foudres du Kremlin pour son engagement dans la défense des libertés publiques.
HONGKONG – Le site d’information hongkongais Stand News a annoncé ce mercredi la cessation de ses activités à la suite d’un raid de la police dans ses bureaux, du gel de ses avoirs et de l’arrestation de six de ses dirigeants pour « publication séditieuse », dernier épisode en date de la répression qui vise les médias indépendants dans la région administrative chinoise. «En raison de la situation, Stand News cesse ses opérations », a déclaré le média en ligne sur sa page Facebook. Stand News était le dernier grand média prodémocratie de Hong Kong depuis la fermeture en juin dernier du tabloïd Apple Daily contrôlé par l’homme d’affaires Jimmy Lai, qui est en prison. Steve Li, chef de l’unité de police chargée de l’application de la loi sur la sécurité nationale adoptée l’an dernier à Hong Kong après de vastes manifestations pour la démocratie, a accusé Stand News d’avoir publié des informations et des commentaires incitant à la haine contre les autorités. « Nous ne ciblons pas les journalistes. Nous visons les infractions à la sécurité nationale », a assuré Steve Li. Le numéro deux du gouvernement de Hong Kong, le premier secrétaire de l’administration John Lee, a apporté son soutien à l’action de la police, affirmant que toute personne tentant d’utiliser les médias à des fins politiques ou pour d’autres intérêts contraires à la loi, et mettant en danger la sécurité nationale, était « l’élément maléfique qui porte atteinte à la liberté de la presse ».
GRÈCE – Un séisme important d’une magnitude de 5,7 s’est produit mercredi au large de l’île grecque de Crète, a annoncé l’Observatoire d’Athènes. L’épicentre du séisme était situé en mer à 48 km au sud-est d’Arvi, au sud de la ville d’Héraklion, et a eu lieu à 5 h 08, selon l’Observatoire d’Athènes. Aucun dégât n’a été signalé mais les pompiers grecs étaient mobilisés pour effectuer des contrôles dans la zone touchée. D’après les médias grecs, le séisme a été ressenti jusqu’en Égypte. La Grèce est située sur plusieurs failles sismiques et subit régulièrement des séismes. En octobre 2020, un séisme de 7,0 avait touché la mer Égée, entre l’île grecque de Samos et la ville d’Izmir, dans l’ouest de la Turquie. La plupart des dégâts se sont produits en Turquie, où 114 personnes ont péri et plus d’un millier a été blessé. En Grèce, deux adolescents ont perdu la vie à Samos.
TEMPÉRATURE – Jamais mois de décembre n’a été aussi chaud Alaska. La communauté insulaire de Kodiak habituée aux paysages enneigés a vu le thermomètre monter jusqu’à 19,4 degrés. Dans la ville d’Unalaska, la température a dépassé les 10°C au moins huit jours ce mois-ci, avec un Noël sous 13.3°C. Le plus chaud jamais enregistré en Alaska. En France, on relève aussi des températures exceptionnelles. Météo France annonçait pour ce mercredi après-midi jusqu’à 23°C à Perpignan et en Roussillon. 19°C à Nîmes, 18°C à Montpellier et Tarbes, 17°C à Carcassonne et Toulouse. A Perpignan, on pourrait même battre un record datant de 1947, établi à 21°C. Ces températures devraient se maintenir dans les prochains jours. Si dans l’est, elles tournent autour de 11 degrés, il devait faire 14 degrés dans la nuit de ce mercredi à jeudi. En Belgique, les records sont également battus, autour de 13-14 degrés.
POLOGNE – Lundi 27 décembre, le président Andrzej Duda a mis son veto à une loi interdisant le contrôle par des entreprises extra-européennes de médias polonais. C’était une façon pour le gouvernement populiste de droite de viser la chaîne d’information indépendante TVN24, contrôlée par l’américain Discovery, même s’il avait affirmé que cette loi devait protéger le paysage médiatique polonais contre des acteurs potentiellement hostiles comme la Russie. Ce veto devrait entraîner un renvoi au Parlement pour un nouvel examen, a précisé M. Duda pendant son allocution télévisée. Le réseau TVN s’est immédiatement réjoui de l’annonce, se félicitant que le président polonais ait fait le choix de « bonnes relations avec les Etats-Unis ». Le texte, adopté par le Parlement polonais le 17 décembre et voulu par le parti populiste Droit et justice (PiS), au pouvoir, devait plus précisément empêcher les entreprises n’appartenant pas à l’Espace économique européen (EEE, qui comprend les 27 Etats de l’UE, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) de détenir une participation majoritaire dans les entreprises de médias polonais.
ESPAGNE- Le Parlement espagnol a doté mardi le pays d’un budget pour 2022, marqué par un niveau de dépenses record, de nombreuses mesures sociales et financé à plus de 10% par des fonds européens, dans l’espoir de commencer à tourner la page de la pandémie de Covid-19. C’est la deuxième année consécutive que le gouvernement minoritaire de gauche parvient à faire voter un projet de budget. Il comprend plusieurs mesures emblématiques, comme la revalorisation des retraites et des salaires des fonctionnaires, qui augmenteront de 2% au 1er janvier, et concrétise les promesses de l’exécutif pour lutter contre la précarité des jeunes. Parmi ces mesures figurent ainsi une aide au loyer de 250 euros par mois au bénéfice des personnes de 18 à 35 ans disposant de faibles revenus et un chèque culture de 400 euros pour les jeunes de 18 ans. Ce budget, qui comporte un volet social important, a pour ambition d’aider l’Espagne à consolider son redressement économique, menacé par une inflation galopante (5,5% en novembre en rythme annuel) et une reprise plus lente que prévu du secteur touristique, dont dépendent 13% des emplois dans le pays.
AFRIQUE DU SUD – Le tribunal de Grahamstown a interdit mardi au géant Shell « d’entreprendre des opérations de prospection sismique » au large de la « Wild Coast ». Le géant de l’énergie avait décidé de lancer un nouveau projet pour rechercher pétrole et gaz sur plus de 6.000 km2 devant cette côte ouverte sur l’océan Indien. Militants écologistes, pêcheurs et locaux s’y étaient opposés, affirmant que l’exploration sismique représentait une menace pour la faune marine. Or la « Wild Coast », aux paysages sauvages spectaculaires, compte plusieurs réserves naturelles et zones marines protégées. Au début du mois, la justice du pays avait rejeté un premier recours des militants écologistes. Le ministre de l’Energie avait défendu le projet, accusant ses détracteurs de faire barrage aux investissements économiques dont l’Afrique du Sud a besoin. Cette fois, dans ce nouveau recours impliquant la communauté vivant dans ce coin de nature jusqu’ici préservé, le juge Gerald Bloem a estimé que Shell n’avait pas rempli l’obligation de consulter la population locale, qui détient notamment des droits de pêche et entretient un « lien spirituel et culturel particulier avec l’océan ». « Nous respectons la décision du tribunal et avons suspendu l’étude pendant que nous examinons le jugement », a déclaré un porte-parole de Shell, qui n’a pas précisé si l’entreprise ferait appel.
En Belgique, les salles de spectacle ne fermeront pas. Alors que les demandes des plaignants sont d’ordinaire rejetées, le Conseil d’État belge leur a cette fois ci accordé gain de cause, estimant « que la décision du gouvernement de fermer les lieux culturels ne se basait sur aucun fondement scientifique« . CHINE – Mardi, quatre personnes ont été forcées de parader dans les rues de Jingxi, équipées de combinaisons intégrales et menottées. Elles sont accusées d’avoir mis en péril les règles anti-Covid, rapportent plusieurs médias locaux. Plus précisément, les individus concernés auraient fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d’épidémie. Chaque suspect était escorté par deux policiers, également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, réminiscence des humiliations publiques de la « Révolution culturelle ». Le défilé a servi « d’avertissement », se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi. Un autre média, Les Nouvelles de Pékin, a, de son côté, fustigé mercredi une « grave atteinte à l’esprit de l’État de droit ». L’humiliation publique – pourtant interdite dans le pays depuis 2010 – fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires. Ces derniers mois, cette pratique tend à refaire surface. En novembre dernier, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées. Des suspects, accusés de contrebande et de trafic d’êtres humains, ont également été exhibés à Jingxi au cours des derniers mois, pointent des documents des autorités locales du Guangxi.
