ALGÉRIE – Selon le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI), les dettes des entreprises publiques et étatiques algériennes ont dépassé les 42 milliards de dollars depuis la fin 2020. D’après les estimations des services du FMI, cette dette, dont le montant ne cesse de battre des records vertigineux, représentait 29 % du PIB à la fin de 2020. Les deux-tiers environ de cette dette, qui représente un véritable fardeau empêchant le pays de se développer et de se stabiliser financièrement, sont garantis par l’Etat, et les entreprises publiques doivent recevoir régulièrement une aide publique, déplore l’institution de Bretton Woods dans ce document cité par les médias locaux.
Le FMI a demandé, par ailleurs, aux autorités algériennes d’améliorer « l’information financière et la transparence des entreprises publiques, publier un rapport de synthèse sur leurs résultats financiers et renforcer leur suivi afin de mieux gérer les risques budgétaires ». Selon Sahel Intelligence, le FMI s’est également déclaré « inquiet » au sujet de la gestion des investissements publics en Algérie.
ALGÉRIE-FRANCE – Après une interruption de plusieurs mois, l’ambassadeur d’Algérie en France est de retour à Paris et reprend ses fonctions, a confirmé Jean-Yves Le Drian ce vendredi sur BFMTV-RMC. « Il revient oui, c’est une bonne nouvelle », a déclaré le chef de la diplomatie. « Nous avons eu avec les Algériens au cours des derniers mois quelques malentendus, c’est déjà arrivé, il y a toujours eu des difficultés à un moment ou à un autre mais on a toujours pu les résoudre », a estimé le ministre des Affaires étrangères. « J’ai été reçu longuement par le président Tebboune, nous sommes dans une volonté de relance du partenariat avec l’Algérie, nous avons une histoire commune faite de complexité, de souffrances, il faut dépasser cela et reprendre ensemble le chemin des discussions », a soutenu Jean-Yves Le Drian ce vendredi. « Tout ça est très positif, je me réjouis que l’ambassadeur d’Algérie revienne à Paris, ça va permettre de continuer ce travail en commun », a-t-il ajouté.
MAROC – La brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) a interpellé, entre les 3 et 5 janvier, cinq individus, dont un repris de justice, deux infirmiers et deux brigadiers de police, pour leur implication présumée dans une affaire de trafic de drogue et d’atteinte aux systèmes de traitement automatique des données et falsification de pass vaccinaux. Cette opération a permis, indique le site Yabladi, l’interpellation d’un fonctionnaire de police exerçant au district de sûreté de Mehdia et d’un infirmier en flagrant délit de transport de 338 kg de cannabis à bord d’un véhicule léger à Timahdite, précise un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Les recherches et investigations menées dans le cadre de cette affaire ont permis aussi l’interpellation du propriétaire du véhicule et un policier relevant du commissariat de Karia Ba Mohamed, outre un infirmier-major exerçant aux environs de Taounate, pour leur implication présumée dans ces actes criminels. Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que parmi les individus interpellés figurent des personnes impliquées dans l’atteinte aux systèmes de traitement automatique des données en vue de falsifier les données des personnes vaccinées contre le Covid 19 et l’émission de faux pass vaccinaux.
LIBAN – Les élus d’Ersal, située près de la frontière syrienne dans le nord-est du pays, ont lancé, rapporte RFI, un appel à l’aide à la communauté internationale pour une collecte de fonds afin de permettre à des dizaines de milliers de réfugiés syriens de survivre au rude hiver libanais. Située sur la chaîne montagneuse de l’Anti-Liban, à 1 400 mètres d’altitude, Ersal accueille l’un des plus importants rassemblements de déplacés syriens au Liban. Soixante-dix mille personnes vivent là sous des tentes ou des abris de fortune, dépourvus de moyens de chauffage convenables. Avec l’explosion du prix du mazout qui a augmenté de 350% ces derniers mois, et le salaire minimum qui est passé de 450 à 23 dollars en raison de la crise, les réfugiés ne sont plus capables de se chauffer. L’État libanais, qui ne fournit plus de courant électrique à sa propre population, est dans l’incapacité de subvenir aux besoins des réfugiés syriens. L’hiver dernier, des dizaines de personnes étaient mortes de froid ou dans des incendies et des accidents liés aux moyens de chauffage de fortune. Les agences des Nations unies et les ONG ne peuvent fournir cette année que 30% des budgets nécessaires pour assurer le chauffage des milliers de familles déplacées. Il faudrait 5,5 millions de dollars pour éviter une catastrophe humanitaire cet hiver.
IRAK – Une cour d’appel des Etats-Unis a réactivé une action en justice à l’encontre de Pfizer et AstraZeneca, dont les contrats liant ces deux laboratoires avec les autorités irakiennes auraient contribué, selon la cour, à «financer le terrorisme» à l’origine de la mort de citoyens américains pendant le conflit armé en Irak. A en croire les plaignants, alors que l’Armée du Mahdi – un groupe armé islamiste chiite irakien qui s’est organisé après le déclin du régime de Saddam Hussein – avait le contrôle du ministère irakien de la Santé, les entreprises américaines et européennes accusées, expertes dans le matériel médical et les produits pharmaceutiques, ont versé illégalement des pots-de-vin afin de décrocher des contrats de fournitures médicales. Les délégués des cinq sociétés, en l’occurrence AstraZeneca, Hofmann La Roche Inc, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson et Pfizer, ont déclaré dans un communiqué conjoint relayé par les médias, que « la suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables» des crimes commis contre des ressortissants américains en Irak. D’après la presse, l’action en justice réactivée par la cour d’appel américaine, après les rejets des poursuites en première instance en 2020, a été initiée par des proches américains de victimes d’attaques perpétrées sur le territoire irakien par l’Armée du Mahdi.
ISRAËL – Le comité local de planification et du logement de la ville de Jérusalem, formé d’élus municipaux, s’est prononcé en faveur de la construction de ces unités, dont 2.092 sont prévues près du Mont Scopus et 1.465 entre les secteurs de Givat Hamatos et Har Homa. Ce projet est controversé, car, selon des groupes israéliens de gauche et les Palestiniens, la construction de ce nouveau quartier rendrait plus difficile l’établissement d’une capitale palestinienne contiguë dans la ville. Selon l’ONG La Paix Maintenant, les unités prévues « empêcheraient de manière concluante la contiguïté territoriale entre les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est et Bethléem. » L’approbation du comité n’est que la première étape du processus de planification. La proposition sera officiellement examinée par le comité d’urbanisme du district de Jérusalem le 17 janvier 2022. Si elle est adoptée, le plan passera au stade de « dépôt », et il sera alors beaucoup plus difficile de le suspendre. 2.092 autres unités de logement sont également en projet dans le quartier juif de French Hill, qui se trouve également au-delà de la ligne verte.
INSOLITE – La Chine sait parfaitement utiliser les réseaux sociaux, même ceux dont elle interdit l’utilisation à sa population : la preuve avec cette vidéo parodique de James Bond, le célèbre agent secret britannique, diffusée jeudi 6 janvier sur Twitter, réseau pourtant interdit en Chine. Dans cette vidéo, truffée de rires enregistrés et filmée dans un château, on découvre donc « James Pond », « , agent secret joué par un acteur chinois. Intitulée Mourir (de rire) peut attendre, la parodie montre deux agents britanniques pas vraiment fûtés cherchant obstinément à débusquer des tentatives d’espionnage chinoises avant de réaliser qu’elles viennent, en fait, des services secrets américains… James Pond dénonce ensuite les critiques « pathétiques » du MI6 contre Pékin, une tactique utilisée selon lui « pour obtenir un gros budget l’an prochain« . Lors d’un appel avec la CIA, l’agent « 0.07 » apprend ensuite que son téléphone a été placé sur écoute… par son allié américain. « Être l’ennemi de l’Amérique est dangereux. Mais être l’ami de l’Amérique est fatal« , conclut-il.
« Merci pour la publicité gratuite » a retorqué, pince-sans-rire, Richard Moore, le patron du MI6. Il a également publié un lien vers son discours de novembre où il accusait les agents chinois d’« exploiter la nature ouverte » de la société britannique « pour faciliter leurs opérations ».
AFGHANISTAN – La Faim, le froid et les inondations… L’Afghanistan est confronté à une importante crise humanitaire. Dans ce contexte difficile, le « vice-Premier ministre » et cofondateur des Taliban, Abdul Ghani Baradar, a appelé, ce vendredi 7 janvier, la communauté internationale à soutenir « sans aucun parti pris politique » les Afghans, alors que le pays est confronté à une crise humanitaire. « Le monde doit soutenir le peuple afghan sans aucun parti pris politique et s’acquitter de ses obligations humanitaires », a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par les médias publics, ajoutant que « en divers endroits les gens n’ont pas de nourriture, de logement, de vêtements chauds ou d’argent ». La neige a recouvert une large partie du centre et du nord de l’Afghanistan ces derniers jours, tandis que plusieurs régions du sud ont été touchées par des inondations. Washington a gelé près de 10 milliards de dollars de réserves de la Banque centrale afghane, et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont suspendu leurs aides. Les Nations unies ont prévenu que l’Afghanistan était au bord d’une des pires catastrophes humanitaires au monde. Selon plusieurs organisations internationales, plus de la moitié de la population de 38 millions d’habitants va être touchée par la famine. Quelques pas en avant ont été entrevus en décembre, avec l’adoption d’une résolution de l’ONU qui facilite, pendant un an, l’aide humanitaire à l’Afghanistan et la promesse de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) de mettre en place un fonds de donation et de tenter de débloquer une partie des avoirs du pays.
HAÏTI – Deux journalistes haïtiens ont été assassinés, jeudi 7 janvier, par un gang en périphérie de la capitale Port-au-Prince. Wilguens Louissaint et Amady John Wesley ont été tués lors d’une fusillade dans une zone sous contrôle de bandes armées, a précisé à l’AFP l’employeur du second, un média en ligne basé à Montréal, où vit une large communauté haïtienne. Un troisième journaliste qui les accompagnait lors de leur reportage, portant sur « le climat sécuritaire de la zone », a pu s’enfuir, selon la même source. « Nous condamnons avec la dernière rigueur cet acte criminel et barbare », a réagi Francky Attis, directeur général de Radio Ecoute FM, qui dénonce également « une atteinte grave » aux droits « des journalistes d’exercer leur profession librement dans le pays ». Le média en ligne a demandé jeudi soir, dans un communiqué aux autorités haïtiennes, de « prendre leur responsabilité en vue de créer des conditions sécuritaires favorables à toutes et à tous ». Haïti est, depuis des mois, sous la coupe réglée de gangs dont l’emprise s’est largement étendue au-delà des quartiers défavorisés de Port-au-Prince. La zone de Laboule 12, où les trois journalistes s’étaient rendus jeudi, fait l’objet d’intenses combats entre plusieurs bandes armées qui veulent s’en assurer le contrôle. Le chemin qui la traverse est l’unique voie terrestre alternative pour rejoindre la moitié sud du pays, faute de pouvoir emprunter la route nationale totalement contrôlée, depuis juin, par l’un des plus puissants gangs d’Haïti.
KAZAKHSTAN – Le président du Kazakhstan a annoncé ce vendredi qu’il refusait de négocier et qu’il avait autorisé les forces de l’ordre à ouvrir le feu sans sommation pour mettre fin aux désordres générés par les « terroristes », au lendemain de l’arrivée de troupes russes qu’il avait sollicitées pour participer à la répression de manifestations. Après plusieurs jours de manifestations, au cours desquels des dizaines d’émeutiers ont été tués tandis que plusieurs bâtiments publics ont été incendiés et pillés, les forces de sécurité semblaient avoir repris vendredi matin le contrôle des rues d’Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan. Des coups de feu ont cependant retenti dans la matinée près de la place centrale de la ville, où les journalistes de Reuters ont pu voir des blindés et des militaires en armes. Le président Kassim-Jomart Tokaïev, après avoir annoncé dans un communiqué diffusé par ses services que le calme avait quasiment été rétabli dans le pays, a précisé lors d’une allocution télévisée que la répression de ceux qu’il qualifie de « terroristes » formés à l’étranger se poursuivra « jusqu’au bout ».
BIRMANIE – Le premier ministre du Cambodge Hun Sen est arrivé en Birmanie ce vendredi 7 janvier pour des entretiens avec la junte, première visite d’un dirigeant étranger depuis le coup d’État mené par les militaires il y a bientôt un an. Il a prévu d’y rester deux jours pour tenter «d’apaiser les tensions» alors que le chaos règne dans le pays depuis le coup d’État du 1er février 2021 qui a renversé Aung San Suu Kyi et mis fin à une parenthèse démocratique de 10 ans. Plus de 1.400 civils ont été tués dans le cadre de la répression militaire contre les dissidents, selon une association locale de défense des droits, et de nombreuses milices anti-junte ont vu le jour à travers le pays. Il y a «tous les ingrédients d’une guerre civile» en Birmanie, a prévenu Prak Sokhonn, le chef de la diplomatie cambodgienne, qui assure en 2022 la présidence tournante de l’Asean (Association des nations d’Asie du Sud-Est). Hun Sen, considéré comme plutôt proche de la junte, a appelé, mercredi, à un cessez-le-feu, déclarant que «toutes les parties concernées doivent arrêter la violence».
AFRIQUE-CHINE – Jeudi 6 janvier, le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, en tournée sur le continent, a balayé les reproches adressés à son pays concernant les crédits contractés par les pays africains. Pékin, a-t-il laissé entendre, ne « piège » pas ses partenaires dans la dette. « Il s’agit d’un discours qui a été créé par ceux qui ne veulent pas voir le développement de l’Afrique », a-t-il déclaré à des journalistes à Mombasa, au Kenya, où la Chine finance la construction d’un nouveau terminal au sein du plus grand port d’Afrique de l’Est : « S’il y a un piège, c’est celui de la pauvreté et du sous-développement. »
A Washington, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price a d’ailleurs tenu à vanter les « partenariats » offerts par les Américains aux pays africains, « sur la base des opportunités mutuelles, du respect mutuel », contrastant, selon lui, avec les projets chinois. « Nous ne demandons pas à nos partenaires de choisir entre les Etats-Unis et d’autres pays, notamment la République populaire de Chine. Nous ne voulons pas leur imposer de choisir, mais nous voulons leur donner des choix », a-t-il dit à des journalistes.
Pékin est le premier partenaire commercial du continent africain, avec des échanges directs de plus de 200 milliards de dollars en 2019 (plus de 180 milliards d’euros), selon les chiffres officiels chinois.
CHINE – Une explosion ce vendredi dans une cantine de l’administration locale de l’agglomération de Chongqing (sud-ouest de la Chine) a tué au moins trois personnes et en a pris au piège au moins vingt autres. La déflagration s’est produite dans le restaurant peu après midi (5 heures du matin, heure de Tunis) « probablement en raison d’une fuite de gaz » et a fait s’écrouler le bâtiment, selon la télévision publique CCTV. Les employés qui prenaient leur repas au moment de l’explosion ont été coincés dans l’édifice en ruines, situé dans le district de Wuling, à une centaine de kilomètres à l’est du centre de Chongqing. Des vidéos diffusées par les médias chinois montrent un épais nuage de poussière grise au-dessus d’un amas de gravats et des civils évacuant des personnes des lieux du drame. Sur d’autres images, des pompiers habillés de tenues orange évoluent avec prudence entre des pans de murs effondrés, aidés par une grue utilisée pour soulever des blocs de béton. Un nombre indéfini de blessés a été transporté à l’hôpital, et la gravité de leurs blessures n’a pas été communiquée.
RALLYE DAKAR – Le directeur du Dakar, David Castrera, a déclaré ce vendredi 7 janvier qu’il n’y avait «pas d’élément supplémentaire» pour parler d’annulation. Une décision qui intervient quelques heures après que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a évoqué cette possibilité. La question d’un arrêt du rallye Dakar-2022 en Arabie saoudite se «pose» après l’explosion qui a touché un véhicule et serait «peut-être» liée à un «attentat terroriste», a déclaré le ministre. Deux jours avant le départ. Le pilote français Philippe Boutron, engagé par l’équipe Sodicars pour ce qui devait être son neuvième Dakar, avait été gravement blessé aux jambes par l’explosion d’un engin sous un véhicule d’assistance de sa formation, à Djeddah, en Arabie Saoudite, d’où partait cette 44eme édition. Le ministère saoudien de l’Intérieur avait quant à lui écarté « tout soupçon d’ordre criminel ».
CINEMA – Sidney Poitier est mort ce 7 janvier à 94 ans a confirmé le ministre bahaméen Fred Mitchell. Acteur de La Chaîne, Devine qui vient dîner ou Dans la chaleur de la nuit, il fut le premier acteur Afro-Américain à brandir un Oscar du Meilleur acteur. D’origine haïtienne, il est né à Miami mais a grandi dans le village de Cat Islands, aux Bahamas. Déjà passionné de cinéma à 15 ans, il quitte ses parents pour rejoindre son frère aux Etats-Unis. Son quotidien, ponctué de petits boulots et d’un rapide passage à l’armée, va vite se transformer. Il intègre l’American Negro Thaeter où il offre ses services de machiniste en échange de cours de comédie qu’il saura mettre à profit. Il débute sa carrière à Broadway, en 1946, dans une version de Lysistrata. La pièce, entièrement interprétée par des noirs, marque un tournant dans la carrière de Poitier. Son premier rôle au cinéma lui a été offert par le célèbre réalisateur Joseph L. Mankiewicz dans La Porte s’ouvre, film avant-gardiste sur le scandale du racisme. Son interprétation dans Graine de violence en 1955 marque sa consécration. Très attaché au respect des droits civiques, il choisit des rôles porteurs d’un message, le plus souvent social.
AFRIQUE DU SUD – Un rapport de 874 pages sur la corruption sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018) a été rendu public le 5 janvier 2022. Contenant quatre ans de témoignages, ce rapport est la conclusion de « quatre années éreintantes », a déclaré le juge Raymond Zondo, qui préside la commission d’enquête. Plus de 270 témoins, ex-ministres, élus, hommes d’affaires, hauts fonctionnaires ou lanceurs d’alerte, y ont déballé au grand jour le linge sale de l’ère Zuma. L’ancien président sud-africain Jacob Zuma est accusé d’avoir pillé les fonds publics avec l’aide d’une fratrie d’hommes d’affaires d’origine indienne, les Gupta, jusqu’à ce que son parti l’ANC le pousse à la démission. Les frères Gupta ont versé des pots-de-vin notamment pour influencer des nominations ministérielles et de hauts fonctionnaires, affirment de nombreux témoins. Ils ont fui l’Afrique du Sud peu après le début des travaux de la commission en août 2018. On put lire dans ce rapport que les budgets des compagnies publiques d’électricité (Eskom) et aérienne (SAA) ont été littéralement aspirés par le clan Zuma qui a pris le contrôle du puissant service chargé de la lutte contre la corruption (SARS) au sein du ministère des Finances. « Le coût le plus dévastateur et le plus durable » de cette corruption généralisée remontant jusqu’au sommet de l’Etat « est la perte de confiance des citoyens dans leurs dirigeants », a souligné le président Ramaphosa à la réception du rapport. Ce dernier devra décider et annoncer devant le Parlement d’ici fin juin quelles suites donner à ce rapport. Les deux prochains volets seront publiés fin janvier, puis fin février.
FRANCE- Devant la levée de boucliers suscitée par son « j’ai envie d’emmerder les non-vaccinés jusqu’au bout », le chef de l’État a profité d’une conférence de presse sur la présidence française à l’Union Européenne pour revenir, ce vendredi, sur cette déclaration : « On peut s’émouvoir sur des formes d’expression qui peuvent paraître familières et que j’assume totalement. Moi je m’émeus de la situation dans laquelle nous sommes (…) Quand certains font de leur liberté, qui devient une irresponsabilité, un slogan, non seulement ils mettent en danger la vie des autres, mais ils restreignent la liberté des autres« a-t-il assuré. Ursula von der Leyen a soutenu Emmanuel macron en déclarant : « La question qui se pose est la suivante : quelle est la nature de notre responsabilité ? C’est ça qui est essentiel. Ma responsabilité, ce n’est pas seulement ma responsabilité à moi. C’est une responsabilité collective. (…) La liberté individuelle a ses limites quand elle détruit la liberté d’un autre. » Quant au drapeau européen sous l’Arc de triomphe, elle dit y avoir vu « un symbole de paix et de réconciliation » et assure de l’enthousiasme des Européens. « Nous, les 26 autres de l’Union et 450 millions d’habitants, nous étions emballés par l’initiative sur le drapeau européen ».
