
ALGÉRIE – Dans le cadre d’une rencontre avec le corps diplomatique, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a démenti tout report du sommet de la Ligue arabe qui se tiendra à Alger : « contrairement aux contrevérités circulant sous le titre ‘report du Sommet’ au moment où la date de sa tenue n’a pas été fixée ni aucune décision prise la concernant, et conformément aux mesures en vigueur, le président de la République compte proposer une date alliant la symbolique nationale historique et la dimension arabe, une date qui consacre les valeurs de la lutte commune et de la solidarité arabe”. Selon le ministre, cette date devrait être adoptée par le Conseil des ministres arabes lors de sa session ordinaire prévue en mars prochain. Le sommet est au programme de la visite que le président Tebboune commence aujourd’hui au Caire où il espère le soutien d’ Abdel Fattah al-Sissi. En novembre, dans un discours officiel, Tebboune avait affirmé que le sommet aurait lieu en mars et qu’il serait « une précieuse opportunité pour renouveler l’engagement collectif de soutien à la cause palestinienne à travers le respect par tous les Etats membres de l’Initiative de paix arabe».
Au Maroc, le site Le360, arguant que « le régime algérien ne parvient pas à faire venir les chefs d’Etat des pays arabes, se demande si le Maroc ne devrait pas se proposer pour accueillir le sommet qui semble bien reporté sine die. A une forte majorité, ses lecteurs répondent oui.
ALGÉRIE-FRANCE – C’était il y a 22 ans. Le 24 janvier 1960 démarrait la semaine des barricades. Huit jours d’insurrection menée par les partisans de l’Algérie française, avec pour point de départ le limogeage du général Jacques Massu. Pour les partisans de l’Algérie française, déjà échaudés par la déclaration du général de Gaulle sur le droit des Algériens à l’autodétermination, c’en est trop. Ceux qui ont cru en le fameux « Je vous ai compris » se sentent bernés. Une grève générale est alors décrétée. Les manifestants se massent dans les rues de la ville blanche. Très vite, les barricades sont érigées et le rassemblement tourne à l’affrontement. Le bilan sera lourd : 22 morts et près de 150 blessés. Alors que le gouvernement de De Gaulle appelle au retour au calme, les partisans de l’Algérie française se mobilisent. Au lendemain de l’affrontement, le Premier ministre, Michel Debré, se rend sur place pour tenter de calmer le jeu. A l’issue de négociations, les derniers insurgés se rendent à la fin de la semaine. D’autres s’enfuient. Le procès aura lieu au mois de novembre. Les deux leaders du mouvement, Pierre Lagaillarde et Joseph Ortiz, qui avaient pris la fuite à Madrid, obtiendront finalement l’amnistie présidentielle en 68.
MAROC – Le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, estime que son pays dispose de grands atouts pour procéder au dessalement de l’eau à moindre coût. Il a annoncé le lancement d’importantes stations dans les régions du Sud (Laâyoune et Sidi Ifni), soulignant que la nouvelle expérience dans le cadre d’un partenariat public-privé dans la région de Chtouka Ait Baha est de nature à garantir l’approvisionnement en eau potable au niveau d’Agadir et d’appuyer le secteur agricole à travers l’irrigation de plusieurs hectares de terrains agricoles.
Il sera également procédé au lancement du projet de Dakhla à travers l’exploitation de l’énergie éolienne pour le dessalement de l’eau, ce qui permettra d’assurer l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation de grandes superficies agricoles sans avoir recours à la nappe phréatique, a relevé M. Baraka. Il a souligné que l’ensemble des villes touristiques s’orientent vers ce procédé à l’instar de la ville de Casablanca qui a vu cette année le lancement de son projet en la matière, précisant qu’il sera procédé au dessalement de l’eau, dans cette ville, à l’horizon 2026-2027, ainsi qu’à Safi (2025) et à Nador. Au total, vingt stations sont prévues.

MAROC – ESPAGNE – Alors que l’on évoquait une détente, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares a assuré vendredi qu’il travaille à rétablir une « relation solide » avec le Maroc, basée sur « la confiance et le respect mutuels ». Cet objectif « prendra le temps qu’il faudra », a-t-il souligné, précisant que pour le moment, une visite à Rabat n’est pas à son ordre du jour. Pour ces raisons, le ministre espagnol des Affaires étrangères estime que la fin de la crise avec le Maroc n’est pas proche, fait savoir El Pais. Le chef de la diplomatie espagnole souhaite le retour à son poste de l’ambassadrice du Maroc à Madrid, Karima Benyaich, rappelée à Rabat pour des consultations en mai dernier. Toutefois, Albares ne semble pas accorder une grande importance aux propos du Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, qui a invité mercredi les partenaires du royaume à exprimer clairement leur position sur le conflit au Sahara, sans expressément citer l’Espagne. Le ministre espagnol préfère s’en tenir aux déclarations du roi Mohammed VI qui, dans son discours du 20 août à l’occasion de la Fête du Trône, a manifesté sa volonté d’« inaugurer une étape sans précédent » dans les relations avec l’Espagne.
MAURITANIE – Cinq personnes sont mortes asphyxiées, hier lundi, dans une mine d’or dans la région de Tazizit, dans le nord de la Mauritanie. La société Mauritanienne des minéraux (gouvernementale) a déclaré dans un communiqué que les cinq personnes s’étaient étouffées en utilisant un petit générateur électrique à l’intérieur de l’un des puits d’exploration aurifère de surface (exploitation minière indigène), ce qui a conduit à leur mort. La zone où s’est produit l’accident est une zone interdite à l’exploration civile et les autorités de sécurité ont arrêté la personne chargée d’amener les travailleurs. Malgré les grands risques liés à la recherche d’or de surface par des méthodes traditionnelles, des milliers de personnes sont toujours à la recherche d’un peu d’or du désert. Depuis 2018, les autorités mauritaniennes autorisent l’exploration manuelle de l’or de surface dans de vastes zones du nord du pays.
LIBYE – Le chef du gouvernement intérimaire libyen Abdelhamid Dbeibah a appelé dimanche 23 janvier à l’élaboration d’une Constitution avant des élections présidentielle et législatives, reportées en décembre sur fond de divergences entre camps rivaux. « Nous avons plus que jamais besoin d’une Constitution qui protège le pays et ses citoyens et qui régisse les élections », a affirmé M. Dbeibah lors d’un colloque à Tripoli, intitulé « La Constitution d’abord », réunissant plusieurs notables de l’Ouest libyen. Les Libyens « veulent des élections libres qui respectent leur volonté, et non la prolongation de la crise avec une nouvelle transition », a-t-il poursuivi. « Notre problème aujourd’hui, c’est l’absence d’une base constitutionnelle ou d’une Constitution », a martelé M. Dbeibah devant les chefs des principales institutions, parmi lesquels Khaled el-Mechri, président du Haut conseil d’Etat et Seddik al-Kebir, gouverneur de la Banque centrale. « Certaines parties ont aggravé la crise » avec des lois « taillées sur mesure » en faveur de plusieurs candidats au détriment d’autres, a-t-il dénoncé, en référence à la loi électorale promulguée sans vote en septembre par le président du Parlement, Aguila Saleh, un allié du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est, tous deux candidats à la présidentielle.

LIBYE-MIGRANTS – Le ministère libyen des Affaires étrangères a inauguré dimanche un centre d’accueil pour immigrants clandestins spécialement réservé aux femmes et aux enfants à Tripoli, la capitale du pays. D’une capacité de 1.500 places et entièrement géré par des agents de sécurité féminins, le centre fournira des services alimentaires et médicaux de base aux migrants, selon le communiqué. Le nouveau centre d’accueil abrite une clinique, une école, un jardin d’enfants, un centre sportif, un laboratoire informatique et un dortoir pour orphelins.
SYRIE – Les combattants kurdes ont été déployés ce lundi en force en vue d’un assaut contre une prison à Hassaké, attaquée depuis jeudi par des jihadistes, suscitant de vives inquiétudes quant au sort de centaines de mineurs encore détenus. Selon un nouveau bilan établi par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 154 personnes ont été tuées en cinq jours de combats -102 djihadistes, 45 combattants kurdes et sept civils. Fer de lance de la lutte contre l’EI, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes et des membres de la coalition emmenée par les Etats-Unis ont consolidé leurs positions autour de la prison, en vue de mener un assaut, selon l’OSDH.
Les mineurs seraient au nombre de 850 dont certains n’ont que 12 ans. Ils sont pris « en otage » et utilisés comme « boucliers humains » par les jihadistes, d’après un communiqué des FDS. Auparavant détenus dans un « centre de réhabilitation », ces mineurs sont désormais enfermés dans un dortoir, ont-elles assuré.
IRAN – La militante iranienne des droits de l’Homme Narges Mohammadi, arrêtée le 16 novembre, a été condamnée par un tribunal iranien à huit ans de prison et 70 coups de fouet, a annoncé ce dimanche son mari. Taghi Rahmani, qui est installé en France, a écrit sur Twitter que la condamnation avait été prononcée à l’issue d’une audience de seulement cinq minutes. On ignore les détails des accusations et du verdict. Narges Mohammadi, porte-parole du Centre des défenseurs des droits de l’Homme fondé par la prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi, a été arrêtée à plusieurs reprises ces dernières années. Libérée en octobre 2020 après cinq ans de prison, elle a de nouveau été condamnée en mai 2021 à 80 coups de fouet et 30 mois de détention, pour « propagande contre le système » politique iranien, diffamation et « rébellion » contre l’autorité pénitentiaire.

IRAN-ETATS-UNIS – L’émissaire spécial des Etats-Unis pour l’Iran, Robert Malley, a jugé peu probable que l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien puisse être sauvé si Téhéran ne libère pas quatre Américains accusés d’espionnage, une « précondition » presque immédiatement rejetée par Téhéran. Dans une interview accordée dimanche à Reuters, le diplomate américain, principal négociateur de l’accord signé à Vienne en 2015, a rappelé que la question des quatre Américains détenus en Iran était distincte des négociations visant à remettre sur les rails l’accord sur le nucléaire iranien. Mais il a jugé difficile de faire abstraction du sort de ces quatre « otages ». « Je dirais qu’il est très difficile pour nous d’imaginer revenir dans l’accord sur le nucléaire alors que quatre Américains innocents sont retenus en otage par l’Iran », a-t-il souligné. « L’Iran n’a jamais accepté aucune précondition de la part des Etats-Unis… La déclaration du responsable américain sur la libération de prisonniers en Iran est destinée à l’opinion publique américaine », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, pendant sa conférence de presse hebdomadaire. Le porte-parole a ajouté que Téhéran refusait de la même façon toute date butoir pour conclure un éventuel accord, et a mis la lenteur à laquelle se déroulent des négociations sur le compte de l' »impréparation des Etats-Unis ».
YÉMEN – Les rebelles ont tiré hier lundi des missiles balistiques contre les Emirats arabes unis qui les ont interceptés et l’Arabie saoudite où deux personnes ont été blessées, franchissant un nouveau palier dans les attaques contre leurs deux adversaires. En réaction, la coalition sous commandement saoudien a indiqué avoir détruit une « plateforme de lancement de missiles balistiques dans la région d’Al-Jawf » dans le nord du Yémen, contrôlée en grande partie par les Houthis. Lancés à quelques heures d’intervalles, les nouveaux tirs des Houthis ont eu lieu après une frappe aérienne attribuée à la coalition militaire contre une prison aux mains des rebelles à Saada dans le nord du Yémen qui a fait au moins 70 morts vendredi. Après avoir revendiqué les tirs contre les Emirats et le royaume saoudien, les Houthis ont menacé d’ « intensifier » leurs attaques. « Nous sommes prêts à répondre à l’escalade par l’escalade », a affirmé le porte-parole militaire des rebelles Yahya Saree dans une déclaration télévisée.
ETHIOPIE – la filière café a exporté durant le premier semestre de la campagne 2021/2022 (entre juillet dernier et janvier), environ 148 882 tonnes de fèves pour une valeur de 578 millions $. C’est ce qu’indiquent les données de l’Autorité du thé et du café (ECTA) relayées par Bloomberg. L’enveloppe engrangée est en hausse de 20 % par rapport aux prévisions des autorités. Cette performance a été portée pour l’essentiel par des achats d’Allemagne, d’Arabie Saoudite et du Japon. Pour rappel, l’Ethiopie est le premier producteur africain de café et le second exportateur de fèves du continent derrière l’Ouganda.

ISRAËL – Le conseil des ministres a approuvé dimanche un plan ambitieux visant à planter quelque 450.000 arbres dans les villes pour apporter plus d’ombre et faire baisser les températures en zone urbaine à mesure que le changement climatique s’installe. L’objectif doit être atteint d’ici 2040 et est estimé à pas moins de 2,25 milliards de shekels (630 millions d’euros). Les arbres seront plantés le long de 30.000 kilomètres, à raison d’environ 150 arbres par kilomètre, selon un plan présenté par le chef du gouvernement Naftali Bennett, et les ministres de la Protection de l’environnement et de l’Agriculture, Tamar Zandberg et Oded Forer. « Le gouvernement israélien a fait du climat un objectif national », a déclaré M. Bennett, « plus de 90% des habitants du pays vivent dans des localités urbaines, et plus le climat se réchauffe, plus il sera difficile d’en sortir ».
INSOLITE – Aux États-Unis, une mère de famille s’est trompée pendant deux ans sur la date d’anniversaire de son fils. Au lieu du 25 février, toute la famille le fêtait le 26 février. Elle a témoigné sur Tik Tok. Il y a quatre ans, elle a donné naissance à son deuxième fils et pendant deux ans, elle s’est trompée de jour : le 26 février, la famille d’Emily Vondrachek fêtait l’anniversaire du petit garçon. Un jour, alors qu’elle contacte sa mutuelle pour une question sur la facturation d’une visite chez le pédiatre, son interlocuteur regarde la fiche de son enfant. Il lit les informations, et annonce comme date de naissance : « 25 février 2018. » « Non, il est né le 26 février. Je suis sa mère, je connais sa date de naissance », répond-elle à son interlocuteur. L’employé de la mutuelle insiste, la maman s’agace et raccroche le téléphone. Avec un petit doute en tête, elle parcourt sa page Facebook et remonte jusqu’aux clichés pris au moment de la naissance du bébé. Surprise, les photos publiées datent… du 25 février. Pendant deux ans donc, la famille a fêté l’anniversaire du petit garçon avec un jour de retard. Pas sûr que le bambin se soit rendu compte de quelque chose, mais ça lui fera une belle anecdote à raconter plus tard.
SÉNÉGAL – La coalition au pouvoir a reconnu sa défaite face à l’opposition à Dakar, la capitale, et Ziguinchor, la plus grande ville du sud du pays, lors des élections municipales du dimanche 23 janvier. « Dans l’ensemble, les tendances nationales donnent notre coalition largement gagnante dans plusieurs capitales régionales et départementales (…). Toutefois, notre volonté de conquérir Dakar et Ziguinchor, en particulier, n’a pas été concluante », a indiqué Benno Bokk Yakaar (BBY), la coalition de partis au pouvoir, dans un communiqué publié dimanche soir. Les listes de l’opposition étaient dirigées à Dakar par Barthélémy Dias, proche de l’ancien maire Khalifa Sall, et à Ziguinchor, plus grande ville de Casamance (sud), par Ousmane Sonko, pressenti comme l’un des principaux concurrents à l’élection présidentielle de 2024 et figure centrale des manifestations de mars 2021 qui ont secoué le Sénégal. Les résultats officiels n’avaient pas encore été publiés ce lundi après-midi. Pour Ousmane Sonko, cette victoire ne constitue qu’un « premier jalon » vers sa véritable destination : « 2024 et c’est le palais de la République ». « Nous pouvons faire la fête ce soir, mais dès demain, nous nous mettrons au travail », a promis le nouveau maire.

CAMEROUN – Un incendie d’origine accidentelle provoqué par des feux d’artifice a tué au moins 16 personnes dans la nuit de samedi à dimanche 23 janvier dans une discothèque d’un quartier huppé de Yaoundé. Les incendies ne sont pas rares au Cameroun dans les établissements de nuit, de même que les bousculades parfois mortelles, mais le bilan de ce drame est le plus lourd de ces dernières années. Le drame est survenu au milieu de la nuit dans la salle principale du Liv’s Night-Club, situé dans le quartier Bastos, qui abrite notamment de luxueuses maisons, des ambassades et des résidences de diplomates. « Le drame, qui a été causé par des déflagrations issues des feux d’artifice utilisés en ces lieux, a, en premier, consumé le plafond de l’édifice, entraînant par la suite deux explosions, provoquant la panique et la bousculade » a indiqué le ministre d la Communication. Selon certaines sources, c’est l’ouverture d’une bouteille de champagne qui aurait induit un court-circuit sur le plafond de l’enseigne. Il s’en est suivi plusieurs déflagrations et une importante flamme qui a semé le malheur.
ASSANGE – La Haute Cour de Londres a autorisé, ce lundi, le fondateur de WikiLeaks à contester devant la Cour suprême britannique une décision de justice autorisant son extradition vers les Etats-Unis. En décembre, cette cour avait annulé en appel le refus d’extrader l’Australien de 50 ans vers les Etats-Unis, où il risque une lourde peine d’emprisonnement pour la diffusion, à partir de 2010, de documents classifiés. Les États-Unis reprochent à Julian Assange d’avoir diffusé plus de 700 000 documents sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Poursuivi notamment pour espionnage, il risque jusqu’à 175 ans de prison dans une affaire qui représente, selon ses soutiens, une attaque gravissime contre la liberté de la presse. Julian Assange a 14 jours pour saisir la Cour suprême. « Ne vous y trompez pas, nous avons gagné aujourd’hui », a déclaré Stella Moris, l’avocate de Julian Assange devenue sa compagne et la mère de ses deux enfants. « Notre combat continue et nous nous battrons jusqu’à ce que Julian soit libre. » Même si la Cour suprême refuse de se saisir de l’appel de Julian Assange, la bataille judiciaire est loin d’être terminée. L’extradition doit être approuvée par la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, dont la décision peut également faire l’objet d’un recours judiciaire.
MEXIQUE – Tuée par arme à feu à bord d’un véhicule dimanche, Lourdes Maldonado Lopez est la deuxième journaliste assassinée en une semaine à Tijuana, ville du nord-ouest du Mexique à la frontière des États-Unis. La journaliste assassinée avait travaillé comme correspondante d’un média mexicain à Tijuana dans les années 1990. Elle a ensuite travaillé pour plusieurs médias, dont Primer Sistema de Noticias (PSN) de Jaime Bonilla, qui a été gouverneur de l’État de Basse-Californie de 2019 à fin 2021, au sein d’une coalition intégrant le parti présidentiel Morena. La victime avait gagné il y a quelques jours un procès contre PSN, qu’elle poursuivait depuis neuf ans pour licenciement abusif, avait rapporté la presse mexicaine. Lourdes Maldonado Lopez avait demandé au président de la République, Andres Manuel Lopez Obrador, « appui, aide et justice parce qu’on a peur pour ma vie », selon une vidéo republiée sur les réseaux sociaux à l’annonce de son assassinat. « Je suis en procès depuis six ans avec lui », ajoutait-t-elle au sujet du gouverneur, en interpellant le chef de l’État lors de l’une de ses conférences de presse. La vidéo a été enregistrée il y a deux ans, d’après certaines sources.

ARMÉNIE – Le président Armen Sarkissian a annoncé dimanche 23 janvier sa démission, évoquant son incapacité inhérente à ses fonctions largement honorifiques à « influer » sur la politique tant intérieure qu’étrangère de son pays, qui traverse une véritable crise. Puisque le pouvoir exécutif est, pour l’essentiel, dans les mains du Premier ministre, Nikol Pachinian, «le président ne dispose pas des outils nécessaires pour influer sur les processus importants de la politique étrangère et intérieure dans des moments difficiles pour le peuple et le pays», juge-t-il dans un communiqué. Au cœur du désaccord entre Armen Sarkissian et Nikol Pachinian, il y a eu le limogeage du chef d’état-major de l’armée arménienne, le premier ayant refusé de signer un ordre du second en vue de le destituer, un coup dur pour un premier ministre alors en difficulté. Le chef de l’État avait à l’époque argué du fait que la crise que connaissait l’Arménie ne pouvait être désamorcée par de fréquents changements de personnes dans les structures dirigeantes de l’État. Dimanche, Armen Sarkissian s’est insurgé contre une « réalité dans laquelle le président ne peut mettre son veto à des lois qu’il juge mauvaises pour le peuple et pour le pays ».
TAIWAN – La Chine a envoyé dimanche 39 avions de guerre dans la zone de défense aérienne de Taïwan, soit la deuxième plus grande incursion d’aéronefs chinois jamais enregistrée, a annoncé lundi le gouvernement taïwanais, dans un contexte de pression militaire croissante de Pékin. Le ministère taïwanais de la Défense a déclaré dans un communiqué qu’il avait fait décoller ses avions pour suivre les 39 appareils chinois qui avaient pénétré dans l’Adiz (zone d’identification de défense aérienne), la deuxième plus grande incursion, à égalité avec celle du 2 octobre dernier, et activé ses systèmes de missiles antiaériens. Parmi les avions chinois figuraient 24 chasseurs J-16 (ceux que Pékin utilise le plus pour tester la défense antiaérienne de Taïwan, selon les experts), 10 chasseurs J-10 et un bombardier H-6 à capacité nucléaire. Le dernier trimestre 2021 a connu un pic de ces incursions, le mois d’octobre restant le plus actif avec 196, dont 149 en quatre jours seulement, au moment où la Chine célébrait sa fête nationale. Le seul 4 octobre, 56 avions chinois étaient entrés dans la zone d’identification de défense aérienne de Taïwan.
UKRAINE – Face à la crainte d’une l’Otan a décidé de placer des forces en attente et d’envoyer des navires et des avions de combat en Europe de l’Est pour renforcer leur défense. « Le Danemark envoie une frégate dans la mer Baltique et s’apprête à déployer quatre avions de chasse F-16 en Lituanie pour soutenir la mission de police aérienne de longue date de l’Otan dans la région », a annoncé lundi l’Alliance dans un communiqué. « L’Espagne envoie des navires rejoindre les forces navales de l’ Otan et envisage d’envoyer des avions de combat en Bulgarie », ajoute le communiqué. « La France s’est déclarée prête à envoyer des troupes en Roumanie sous le commandement de l’Otan. Les Pays-Bas envoient deux avions de chasse F-35 en Bulgarie à partir d’avril pour soutenir les activités de police aérienne de l’Otan dans la région, et mettent un navire et des unités terrestres en attente pour la Force de réaction de l’Otan », détaille le communiqué. « Les États-Unis ont également clairement indiqué qu’ils envisageaient d’accroître leur présence militaire dans la partie orientale de l’Alliance », précise l’Otan. La Russie dément toujours les rumeurs d’intervention en Ukraine et dénonce des tensions « exacerbées par les annonces et les actions concrètes des Etats-Unis et l’Otan ». L’UE refuse de dramatiser les tensions.

AFGHANISTAN – En quête de reconnaissance internationale et d’argent, les talibans ont qualifié cde lundi à Oslo de « réussite en soi » leur première visite en Europe depuis leur retour au pouvoir, consacrée notamment à la crise humanitaire en Afghanistan. « Le fait d’être venus en Norvège (…) est une réussite en soi car nous avons partagé la scène internationale », a dit M. Muttaqi à la presse lundi, en marge d’entretiens avec des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie, de l’Union européenne et de Norvège. « De ces rencontres, nous sommes certains de retirer un appui dans les secteurs humanitaire, sanitaire et éducatif en Afghanistan », a-t-il dit. Ces discussions, qui ne font pas l’unanimité, se déroulent à huis clos jusqu’à ce mardi dans l’hôtel Soria Moria, sur une colline enneigée près d’Oslo.
BURKINA FASO – La situation était confuse ce lundi concernant le sort du président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, dont des sources sécuritaires ont annoncé qu’il était détenu par des soldats qui se sont mutinés face à la dégradation dans leur pays en proie au violences jihadistes. « Le président Kaboré, le chef du Parlement (Alassane Bala Sakandé) et des ministres sont effectivement aux mains des soldats », à la caserne Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire, information confirmée par une autre source au sein des services de sécurité. Mais une source gouvernementale a ensuite affirmé que le président avait été « exfiltré » de sa résidence dimanche soir par des gendarmes de sa garde « avant l’arrivée d’éléments armés qui ont tiré sur les véhicules de son convoi ». Un journaliste de l’AFP a vu dans la matinée près de la résidence du chef de l’Etat trois véhicules criblés de balles. Des traces de sang étaient visibles sur l’un d’eux. Sur le compte Twitter de M. Kaboré, un message posté en début d’après-midi, dont il était impossible de savoir s’il avait été écrit par lui directement, ni dans quelles circonstances, invite « ceux qui ont pris les armes à les déposer dans l’intérêt supérieur de la Nation ». « C’est par le dialogue et l’écoute que nous devons régler nos contradictions », ajoute-t-il. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a dénoncé une « tentative de coup d’Etat » et prévenu qu’elle tenait l’armée pour responsable de « l’intégrité physique » du président Kaboré.
NOUVELLE ZELANDE – La Première ministre Jacinda Ardern, a été contrainte d’annoncer dimanche 23 janvier 2022 le report de son mariage. Pour faire face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19 et de son variant Omicron, le gouvernement néozélandais a décidé d’imposer de nouvelles restrictions. « Mon mariage ne va pas se faire. » Ces nouvelles restrictions pour lutter contre la recrudescence de l’épidémie de Covid-19 et son variant Omicron comprennent notamment une limite de 100 personnes, totalement vaccinées, pour tout rassemblement ou événement. « Je viens juste de rejoindre beaucoup d’autres Néo-Zélandais qui ont connu une expérience semblable en raison de la pandémie et je suis désolée vis-à-vis de tous ceux qui sont confrontés à un tel scénario », a-t-elle ajouté. Jacinda Ardern et son compagnon de longue date Clarke Gayford n’avaient jamais annoncé la date de leur mariage, mais ce dernier était attendu dans les prochaines semaines.
