
ALGÉRIE – Le président Tebboune qui est de retour à Alger, a affirmé au Caire, sa volonté d’œuvrer avec les dirigeants arabes pour réunir les conditions idoines pour le sommet arabe qu’abritera l’Algérie, à même d’asseoir une base pour amorcer une action arabe commune “dans un nouvel esprit”. Lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il a indiqué que ces entretiens avaient porté sur l’ensemble des questions qui se posent dans les régions arabe et africaine, ainsi que sur les défis auxquels nous sommes confrontés aux niveaux régional et international”, précisant qu’ils ont permis d’aboutir à “une convergence des vues” et de souligner “l’impératif de poursuivre et d’élargir les concertations, en prévision du sommet arabe qu’abritera l’Algérie”. Après avoir formé le vœux d’“établir des passerelles de coopération et d’entente aux plans arabe et africain”, le président de la République a souligné que ces entretiens étaient une opportunité pour évoquer “la dimension géopolitique régionale, africaine et arabe en particulier”, affirmant qu’il s’agit là d’un “objectif renouvelé dans la stratégie de coopération algéro-égypto-africaine et algéro-égypto-arabe”. Le Président Al-Sissi a salué “les efforts de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme dans la région sahélo-saharienne dans le contexte des défis que connaît la région”.
MAROC – Alors que le secteur du tourisme réclame la réouverture des frontières et que des travailleurs du secteur ont manifesté mercredi dans plusieurs villes, dont 200 à Rabat, le gouvernement a décidé, ce jeudi, de prolonger l’état d’urgence sanitaire sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 28 février. En prenant cette décision, le gouvernement affirme « garantir l’efficacité et l’efficience des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie ». En vertu de ce projet de décret, le ministère de l’Intérieur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires à l’échelle nationale, tandis que les autorités locales sont chargées de prendre toutes les mesures exécutives nécessaires pour le respect du protocole sanitaire en vigueur.
MAROC-FRANCE – Les exportateurs français doivent rester vigilants sur le suivi de leurs créances au Maroc : les comportements de paiement des entreprises y restent mauvais, dans le contexte d’une conjoncture plombée par la crise sanitaire. Une nette amélioration des délais de paiement moyens est cependant signalée selon les résultats de la dernière enquête menée par Coface en 2021 auprès des entreprises (380 entreprises en majorité PME, interrogées). Premier indicateur du comportement de paiement très moyen des entreprises au Maroc : les délais de paiement interentreprise dans ce pays sont chroniquement longs atteignant 79 jours en moyenne en 2021, selon la dernière étude de Coface. C’est toutefois nettement mieux que pour la précédente étude menée en 2019 : cette durée a été raccourcie d’environ 14 jours. Un peu moins d’un tiers des entreprises interrogées par Coface estime que le délai de paiement légal maximal de 60 jours fixé par la législation marocaine n’est pas respecté et près d’un tiers des entreprises a constaté des délais de paiement maximaux supérieurs à 180 jours.

LIBYE – Le producteur indépendant d’électricité (IPP) AG Energy, basé en Irlande à Dublin, vient d’obtenir l’autorisation des autorités en charge de l’énergie en Libye, en vue de la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 200 MWc à Ghadamès, à 600 km de Tripoli. Il s’agit surtout d’un projet pilote pour les autorités qui veulent attirer les investissements privés dans les énergies renouvelables en Libye. De nombreuses entreprises s’intéressent aux potentialités de la Libye, en retard dans ce domaine. C’est le cas de TotalEnergies qui veut développer une capacité solaire de 500 MWc au cours des prochaines années. Le groupe pétrolier français devrait y investir à travers Total Eren, sa filiale dédiée à la production des énergies renouvelables.
SYRIE – Les forces kurdes traquaient ce jeudi les jihadistes retranchés dans une prison et autour de l’établissement dans le nord-est de la Syrie, dont les autorités ont annoncé la veille avoir repris le contrôle une semaine après l’attaque sanglante du groupe Etat islamique (EI) qui a fait plus de 200 morts. Les opérations de ratissage à l’intérieur de la prison ont abouti à la découverte « de poches de terroristes » dissimulés dans une section de l’établissement où environ 60 à 90 combattants sont toujours retranchés, ont indiqué dans un communiqué les Forces démocratiques syriennes (FDS) appelant les récalcitrants à se rendre. « La reprise de la prison par les forces dirigées par les Kurdes met fin à cette épreuve meurtrière, mais la crise plus large impliquant ces prisonniers est loin d’être terminée », avait estimé mercredi l’ONG Human Rights Watch mercredi. Les prisonniers qui se sont rendus ont été transférés vers des installations plus sûres, selon les FDS. Les Kurdes réclament en vain depuis des années le rapatriement de quelque 12.000 jihadistes de plus de 50 nationalités — de pays européens et autres — détenus dans leurs prisons. Des experts voient dans l’assaut jihadiste une étape vers la résurgence de l’EI, qui s’est replié dans le désert syrien après sa défaite en Syrie et en 2017 en Irak.
SYRIE-ETATS-UNIS – Les forces américaines basées dans le nord-est de la Syrie ont envoyé en Irak 130 camions-citernes remplis de « pétrole syrien volé », a rapporté mercredi l’agence officielle syrienne SANA. Avec le concours des Forces démocratiques syriennes (FDS) à majorité kurdes, ce pétrole « volé » a quitté la province d’Hassaké en direction du nord de l’Irak via un couloir instauré par les forces américaines et conduisant à Mahmoudiyah, une ville située au sud de la capitale irakienne, Bagdad. Selon SANA, ce couloir sert également à faire entrer des produits de contrebande dans les zones contrôlées par les Kurdes en Syrie. L’agence officielle a ajouté qu’après l’entrée en territoire irakien de ces camions-citernes, 46 véhicules transportant des moyens logistiques pour les forces américaines ont emprunté le même chemin en sens inverse. Les autorités de Damas accusent depuis longtemps les forces américaines de voler du pétrole syrien.

JORDANIE – L’armée a annoncé ce jeudi avoir tué 27 trafiquants de drogue qui tentaient d’introduire de grandes quantités de stupéfiants depuis le territoire syrien vers le royaume. Un accrochage opposant une unité de soldats à la frontière avec des trafiquants, soutenus par d’autres groupes armés, a fait 27 morts parmi les contrebandiers, a précisé l’armée. « Des recherches ont été effectuées dans la région, et de grandes quantités de stupéfiants ont été saisies », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le 17 janvier, l’armée a annoncé qu’un officier avait été tué et trois gardes-frontières blessés lors d’un affrontement avec des trafiquants de drogue à la frontière syrienne. Quelques jours plus tard, l’un des militaires a succombé à ses blessures.
La Jordanie, qui accueille environ 1,6 million de réfugiés syriens depuis le déclenchement du conflit en Syrie en mars 2011, a durci ces dernières années les procédures à sa frontière avec la Syrie, qui s’étend sur plus de 300 km. Selon les autorités jordaniennes, 85% des drogues saisies sont destinées à la contrebande hors de Jordanie.
IRAN – Des centaines de signataires, dont des prix Nobel, ont exhorté ce jeudi 27 janvier dans une lettre ouverte le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à lancer une enquête internationale sur le massacre de milliers de prisonniers politiques en Iran en 1988. «Nous croyons qu’il est plus que temps pour le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme de Michelle Bachelet d’enquêter sur le massacre de 1988», écrivent les signataires, dont des organisations, d’anciens responsables politiques et de l’ONU, d’anciens magistrats et juristes éminents, ainsi que des lauréats du prix Nobel comme l’ex-président du Timor oriental José Ramos-Horta. Désignant le président ultraconservateur Ebrahim Raïssi et le chef de l’Autorité judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, ils déplorent que «les responsables continuent de jouir de l’impunité», dans cette lettre coordonnée par l’association «Justice for the Victims of the 1988 Massacre in Iran» (JVMI), basée à Londres. Ils disent craindre que cela n’«encourage les autorités iraniennes à commettre d’autres atrocités contre des dissidents et des prisonniers politiques». L’Iran a toujours rejeté les accusations d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées d’opposants sous l’ayatollah Ruhollah Khomeini, mort en juin 1989.
Amnesty International, qui estime le nombre d’exécutions à quelque 5.000, a indiqué dans un rapport publié en 2018 que « le nombre réel pourrait être plus élevé ».
ISRAËL – Le ministère israélien des Affaires étrangères prépare une campagne visant à écarter toute critique potentielle de l’État hébreu et toute accusation d' »apartheid » dans une commission des Nations unies mise en place pour enquêter sur le conflit de mai dernier entre Israël et les groupes terroristes de Gaza, ainsi que dans une autre enquête en cours sur ce conflit. Selon le site d’information Axios, un câble ayant fait l’objet d’une fuite a révélé que les responsables israéliens s’inquiétaient des dégâts que pourrait causer le rapport, attendu en juin dans sa première version, s’il faisait référence à Israël comme à un « État-apartheid ». Le câble a été envoyé la semaine dernière et désigne la campagne autour de la commission comme une « priorité absolue » pour 2022, précise Axios. Le câble indique que la campagne du ministère sur cette question va s’intensifier à l’approche de la réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en mars prochain.

UKRAINE – Moscou a estimé ce jeudi 27 janvier que Washington n’avait pas pris en considération ses exigences sécuritaires, au lendemain de la remise de réponses américaines aux demandes russes, qui sont au cœur de la crise russo-occidentale sur l’Ukraine et l’Otan. «On ne peut pas dire que nos points de vue aient été pris en compte, ou qu’il y ait une volonté de prendre en considération nos préoccupations», a dit à la presse jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant que Moscou n’allait «pas se presser» de réagir pour autant. Les États-Unis et l’Otan ont rejeté des exigences clé de Moscou, à savoir la fin de l’élargissement de l’Alliance et un retour de ses déploiements militaires sur les frontières de 1997, tout en assurant vouloir discuter sérieusement avec la Russie de ses craintes pour sa sécurité. Demain vendredi, Emmanuel Macron discutera avec Vladimir Poutine de la façon d’apaiser la situation, de réduire la pression.
ALLEMAGNE- UKRAINE –L’Allemagne se refuse toujours à livrer des armes à l’Ukraine. Mais le gouvernement a annoncé mercredi qu’il allait fournir 5.000 casques militaires, s’attirant critiques et moqueries en Ukraine et dans les rangs de l’opposition. « C’est de l’équipement, ce ne sont pas des armes », a déclaré la ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht. « Mais cela aide, cela apporte un soutien. Et c’est exactement comme ça que nous allons continuer à travailler dans ce conflit. […] C’est un signal très clair : nous sommes à vos côtés. » Cette annonce a immédiatement suscité sarcasmes et critiques. « C’est une blague absolue », a réagi le maire de Kiev, interrogé par Bild. « Qu’est-ce que l’Allemagne va envoyer ensuite en soutien ? Des oreillers ? Le comportement du gouvernement fédéral allemand laisse sans voix. » L’ambassadeur ukrainien en Allemagne a aussi réagi, estimant que cette annonce ne changeait rien à la question du besoin d’armes dans son pays. « Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, ce n’est même pas un lot de consolation », a-t-il déclaré. Idem du côté de l’opposition au gouvernement, qui a qualifié l’annonce de « cynique » et « gênante ». Le gouvernement allemand est très critiqué depuis le début de la crise ukrainienne pour le flou de ses prises de position. Il est soupçonné de vouloir ménager la Russie, avec laquelle il mène l’important chantier du gazoduc Nord Stream 2. Le Chancelier Olaf Scholz a rappelé mardi que l’Allemagne refusait de livrer des armes par principe, un choix notamment lié à sa responsabilité dans la Seconde Guerre mondiale.
ALLEMAGNE – Un ressortissant russe a été arrêté en juin 2021 en Allemagne sous l’accusation d’espionnage au profit des services de renseignement de la Russie auxquels il aurait fourni des informations sur la technologie aérospatiale, en particulier le lanceur Ariane, a annoncé ce jeudi le parquet allemand. Dans un communiqué, le ministère public précise que le suspect, Ilnur N., travaillait comme chercheur dans une université bavaroise jusqu’à son interpellation le 18 juin 2021. Le service des renseignements extérieurs russe (SVR) l’a approché pour la première fois à l’automne 2019, le chercheur leur assurant alors qu’il était prêt à coopérer. « Les intérêts de l’agence visaient particulièrement les différentes étapes de développement du lanceur spatial européen Ariane et les recherches de l’accusé », explique le parquet. Depuis novembre 2019, l’espion présumé transmettait des informations à un agent du renseignement russe, en échange de 2.500 euros en espèces.

HONDURAS – A la veille de sa prestation de serment, la présidente élue du Honduras Xiomara Castro (gauche) a offert, mercredi 26 janvier, un haut poste dans son gouvernement au député Jorge Calix, au centre d’une grave crise politique qui met en danger sa présidence. « J’ai proposé à Jorge Calix de s’intégrer dans le gouvernement au poste de coordinateur du gouvernement afin de nous unir dans la refondation du Honduras », a annoncé Mme Castro sur Twitter. La publication est accompagnée d’une photo de sa rencontre avec le député dissident. La présidente, qui doit prendre ses fonctions ce jeudi, n’a pas précisé si M. Calix avait accepté son offre, ni quel rôle exact il jouerait dans le gouvernement. La tentative de la présidente élue pour trouver une issue à la crise intervient au lendemain de l’installation de deux Parlements concurrents. L’un est présidé par Luis Redondo, soutenu par le parti Libre de Mme Castro, et l’autre par M. Calix, élu par des dissidents de Libre et des députés de l’opposition de droite.
ETATS-UNIS – Le juge progressiste Stephen Breyer, 83 ans, qui occupe ce poste à la Cour suprême depuis près de 28 ans, a l’intention de se retirer à la fin de la session en cours, qui se termine le 30 juin, ont rapporté mercredi plusieurs médias américains, citant des sources anonymes. Nommé à son poste par Bill Clinton, il avait jusque-là refusé de dévoiler ses projets, déclarant simplement qu’il n’avait « pas l’intention de mourir à la Cour ». Même si cette nomination ne changera pas la composition de la Cour (6 juges conservateurs, 3 progressistes),« le président a dit et répété sa promesse de nommer une femme noire à la Cour suprême et cette promesse tient toujours aujourd’hui », a fait savoir mercredi sa porte-parole Jen Psaki. Les noms de Ketanji Brown Jackson, magistrate à la cour d’appel fédérale de Washington, de Leondra Kruger, juge à la Cour suprême de Californie et de J. Michelle Childs, juge de la Cour de district de Caroline du Sud , ont commencé à circuler.
PAPE – François a déclaré ce mercredi 26 janvier lors d’une audience publique au Vatican que les parents d’enfants homosexuels ne devraient pas les condamner, mais leur offrir un soutien, rapporte Reuters. Le souverain pontife a tenu ces propos en référence aux difficultés et problèmes auxquels ces parents peuvent être confrontés pour élever leur(s) enfant(s). Le pape a abordé le cas des “parents qui voient des orientations sexuelles différentes chez leurs enfants”, évoquant leur questionnement sur “comment gérer cela, comment accompagner leur(s) enfant(s), sans se cacher derrière une attitude de condamnation”.
En octobre 2020, dans un documentaire-portrait intitulé Francesco, des propos du pape estimant que “les personnes homosexuelles ont le droit d’être en famille” et qu’elles avaient “le droit à être couvertes légalement” avaient provoqué une polémique, avant que le Vatican ne précise que François n’avait aucunement remis de cette manière en cause le dogme du mariage entre un homme et une femme. Le 15 mars 2021, le Vatican avait réaffirmé la doctrine de l’Église catholique considérant l’homosexualité comme un “péché” et confirmé l’impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir les sacrements du mariage, réservés à “l’union indissoluble entre un homme et une femme”. Le Vatican avait souligné que le pape François avait lu et approuvé ce texte.

AUSCHWITZ – L’Allemagne commémore l’holocauste à l’occasion hier, de l’anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz le 27 janvier 1945. Une cérémonie en présence des plus hauts responsables s’est tenue au Bundestag. Une survivante de la shoah et le président du Parlement israélien y ont pris la parole. L’Allemagne commémore depuis 25 ans l’holocauste en cette journée anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz début 1945. Le délégué du gouvernement à l’antisémitisme, Felix Klein, s’inquiète des déclarations et symboles antijuifs lors des manifestations « antivax » et prévient : « La mémoire ne doit pas se réduire à des rituels ». Un sondage du congrès juif mondial montre qu’un jeune Allemand sur cinq entre 18 et 29 ans reprend à son compte des positions antisémites. En même temps, deux études présentées mardi sur cette même catégorie montrait un intérêt plus grand que chez les plus âgés pour le Troisième Reich et le travail de mémoire.
COREE DU NORD – « La Corée du Nord a tiré un projectile non identifié dans la mer de l’Est », ont annoncé ce jeudi les chefs d’état-major interarmées de Corée du Sud. Ce tir d’armement d’essai dans la mer du Japon est le sixième de Pyongyang depuis le début de l’année. Pyongyang a déjà procédé mardi à deux essais de missiles de croisière selon Séoul, ce qui ne tombe pas sous le coup des sanctions actuelles de l’ONU. La Corée du Nord a également déclaré avoir testé des missiles hypersoniques les 5 et 11 janvier et des missiles balistiques les 14 et 17 janvier. La dernière fois que la Corée du Nord a testé autant d’armes en un mois remonte à 2019, après l’échec des négociations entre son dirigeant Kim Jong Un et le président des Etats-Unis de l’époque, Donald Trump. Depuis 2019, les pourparlers entre les deux pays sont dans l’impasse et l’économie nord-coréenne ploie sous le coup des sévères sanctions internationales et de la fermeture des frontières pour se prémunir du Covid-19.
MALI- FRANCE- Le colonel Abdoulaye Maïga, ministre et porte-parole du gouvernement de transition du Mali, s’est livré mercredi 26 janvier 2022 à une charge virulente contre la France et sa ministre des Armées Florence Parly, accusée de chercher à diviser les Maliens, « d’instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». Mardi, la ministre français avait regretté les « provocations » maliennes. « Nous invitons également Mme Parly à plus de retenue et également à respecter le principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat », a dit le colonel Maïga. « Nous l’invitons également, c’est un conseil, à faire sienne cette phrase d’Alfred de Vigny sur la grandeur du silence », a-t-il ajouté, possible référence au poème « La Mort du loup » du poète français du XIXe siècle. « Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse », dit le poème. « Lorsqu’on tente désespérément d’isoler le Mali en instrumentalisant les organisations sous-régionales, on se demande enfin qui est dans la provocation », a-t-il ajoutant, en évoquant les sanctions de la Cédéao, organisation économique qui regroupe une quinzaine d’États de l’Ouest africain.

GAMBIE – L’armée sénégalaise a annoncé la mort de deux de ses soldats dans l’ouest de la Gambie, à la frontière avec la Casamance. Neuf autres militaires sont portés disparus depuis le 24 janvier 2022. Un violent accrochage aurait opposé « les soldats de la mission ouest-africaine en Gambie (Ecomig) à des présumés rebelles casamançais lors d’une opération contre le trafic de bois », a affirmé un communiqué de l’armée sénégalaise. Les neuf militaires sénégalais « sont probablement détenus en otages par le MFDC », poursuit le communiqué. Le MFDC est la rébellion armée qui se bat depuis bientôt 40 ans pour l’indépendance de la Casamance, région du sud du Sénégal frontalière de la Gambie. « Au cours des affrontements consécutifs à une vigoureuse action militaire, un rebelle a trouvé la mort et trois autres ont été faits prisonniers », indique l’armée sénégalaise. Ces affrontements avec les rebelles présumés sont survenus « dans le cadre d’une action de sécurisation et de lutte contre les trafics illicites, notamment contre l’exploitation criminelle du bois sur la frange frontalière avec la Gambie », précise le même communiqué.
JOHNNY HALLYDAY – Les cinéphiles avertis savent sans doute que le chanteur, disparu le 5 décembre 2017, a tourné en 1969 un western qui n’est pas franchement resté dans les annales. Et sa musique non plus car elle était restée oubliée, jusqu’à ces derniers jours. Dans ce film Le Spécialiste signé Sergio Corbucci, on peut découvrir Johnny Hallyday dans le rôle-titre : celui d’un pistolero voulant venger son frère. C’est dans ce cadre-là qu’il enregistre cette chanson du même nom. « Comme un vautour, il plane. Noir comme un soutane. Sans ami, toujours seul. Triste comme un linceul… On l’appelle le spécialiste. La mort est son métier » chante Johnny. Les paroles sont de Georges Aber, le même qui avait écrit Noir c’est noir. Mais, à l’époque, la production ne garde finalement que la version instrumentale pour le film. Les bandes avec la voix de l' »idole des jeunes » dormaient depuis chez Universal.Les voilà exhumées plus de cinquante ans après pour rejoindre quelques versions alternatives de titres déjà connus, le tout adossé à la réédition de cet album Vie. Il comporte quatre CD dont l’album original ainsi qu’un enregistrement d’un concert de 1970 et des spots publicitaires.
