Ce samedi 1er août, une alerte de sécurité a été publiée sur les réseaux sociaux des ambassades américaines à Amman, Abou Dhabi, Jérusalem, Mascate, Koweït, Bagdad, Ryad, Doha et Beyrouth sur la situation au Moyen-Orient. « Les Américains présents dans la région devraient envisager de partir, ou être prêts à partir en cas d’escalade », indique-t-elle.
Les messages invitent les ressortissants américains à vérifier les informations relatives à leurs vols et à suivre les consignes de sécurité des autorités locales. « Les Américains au Moyen-Orient doivent actuellement faire preuve de prudence et d’une vigilance accrue et se préparer à d’éventuelles annulations de vols, à des fermetures périodiques de l’espace aérien et à des perturbations potentielles des déplacements », précise l’alerte.
Un régime iranien « imprévisible »
En Jordanie, les citoyens américains ont été appelés à éviter les bases militaires américaines, récemment visées par des missiles iraniens. En Israël, il leur a été recommandé de repérer l’abri antiaérien le plus proche. Au Liban, le personnel non-essentiel de l’ambassade a été relocalisé.
« Le régime iranien est imprévisible, comme l’ont montré ses récentes décisions d’attaquer des zones de la région sans avertissement ni provocation, ainsi que d’étendre ses attaques à des zones qui n’avaient pas été visées auparavant (comme l’Égypte) », indique un message publié sur les sites des ambassades. Mercredi, un drone a frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien. L’Égypte mène une enquête mais n’a, à ce stade, accusé aucun groupe d’être à l’origine de l’attaque.
L’armée iranienne a, de son côté, accusé Washington d' »attiser les tensions » dans la région et averti : « Tout pays servant de bouclier défensif à l’Amérique criminelle et agressive sera englouti par les flammes de la guerre ».
De nouveaux bombardements américains attendus ce week-end
L’Iran et les États-Unis ont repris cette semaine leurs échanges de frappes nocturnes après plusieurs jours d’accalmie, mais aucune attaque n’a été signalée depuis la nuit de vendredi à samedi.
Selon des médias américains, Washington envisage de nouveaux bombardements massifs ce week-end, notamment contre des infrastructures énergétiques, mais d’après le média américain CBS, qui cite plusieurs sources anonymes, Donald Trump n’aurait toutefois pas encore donné son feu vert. Le président américain a de nouveau menacé vendredi de frapper « très fort » l’Iran, qui depuis la reprise des hostilités début juillet, a recommencé à viser des pays alliés de Washington et des installations américaines dans la région.
