À l’heure où le déficit de la balance commerciale continue de se creuser, passant de 199,2 milliards de dirhams en 2021 à 308,8 milliards de dirhams (28 milliards d’euros) en 2022, le Maroc peut compter sur les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et le retour en grâce du tourisme. En effet, 2022 a été l’année de tous les records avec 110,7 milliards de dirhams transférés par la diaspora marocaine, et 93,6 milliards de dirhams des recettes voyages.
Ainsi, l’évolution « défavorable » de la balance commerciale a été atténuée à « la faveur de la consolidation des transferts des MRE et de la performance exceptionnelle des recettes de voyage », souligne Bank Al Maghrib dans son rapport annuel sur la stabilité financière, rendu public en août et consulté par Jeune Afrique. Une performance qui porte les avoirs officiels de réserve à 337,6 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 5 mois et 13 jours d’importations de biens et services.
Dans le détail, les transferts des fonds des MRE en 2022 proviennent essentiellement de la France, avec 35,6 milliards de dirhams (32,2 % des parts), de l’Espagne, avec 14,8 milliards de dirhams (13,4 %) et de l’Italie avec 12,7 milliards de dirhams (11,5 %). L’Arabie saoudite (8,4 milliards de dirhams, 7, 6%) et les États-Unis (6,5 milliards de dirhams, 6 %) complètent le top 5.
