Le très attendu log-métrage tourné il y a quatre ans de cela mais dont la sortie en salles n’est programmée que pour cette année, se déroule au VIIe siècle dans l’Arabie préislamique. Dans le chaos régnant, un guerrier inconnu décide de venir en aide à la princesse arabe Hind. En effet, celle-ci fuit l’empereur iranien Kisra qui veut faire d’elle sa concubine. « Desert warrior » marque une étape importante dans l’histoire du cinéma arabe en général et saoudien en particulier puisqu’il s’agit du premier blockbuster en langue anglaise filmé en Arabie saoudite. Doté d’un budget pour le moins confortable de 150 millions de dollars, le film est produit en majeure partie par la filiale MBC.

Il était une fois…MBC
Le film est produit par Middle East Broadcasting Center ou encore MBC Group. Le groupe audiovisuel saoudien mondialement célèbre a été fondé le 18 septembre 1991 à Londres. L’entreprise est dirigée par Bader ben Abdullah ben Mohammed ben Farhan al Saoud depuis janvier 2018 et produit pas moins de 18 chaînes de télévision. « Desert warrior » (que l’on peut traduire par « Le guerrier du désert ») a connu quelques désagréments en cours de tournage : notamment des désaccords entre les producteurs et le réalisateur alors que le film est censé booster le tourisme et les infrastructures cinématographiques dans le cadre du programme « Saudi Vision 2030 » (projet soit dit en passant au moins mort depuis un certain temps). Sans oublier un tournage stoppé net à cause de la pandémie de covid, des projections tests désastreuses…mais il ne fait aucun doute que le film trouvera facilement on public.
De nombreuses stars américaines et internationales figurent au générique. Citons Anthony Mackie (qui avait succédé à Chris Evans dans le rôle de Captain America), le franco-tunisien Sami Bouajila, l’anglais Ben Kingsley, le syrien Ghassan Massoud… vivement avril prochain.
Waley Messaoudi
