La capitale russe a été visée ce mardi 30 mai à l’aube par une rare attaque de drones qui ont provoqué des dégâts « mineurs » sur des bâtiments sans faire de victimes, a indiqué le maire de Moscou Sergueï Sobianine.
« Ce matin, à l’aube, une attaque de drone a causé des dégâts mineurs à plusieurs bâtiments. Tous les services d’urgence de la ville sont sur place (…) Personne n’a été sérieusement blessé jusqu’à présent », a écrit M. Sobianine sur Telegram.
Moscou et sa région, situées à plus de 1.000 km de l’Ukraine, n’ont été jusqu’à présent que très rarement visées par des attaques de drone depuis le début du conflit, même si ce type d’attaque s’est multiplié ailleurs en Russie.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des traces de fumées dans le ciel. Sur d’autres, on peut voir une fenêtre d’un immeuble brisée.
Cette attaque fait suite à celle de Kiev en Ukraine par des drones russes au cours de la nuit, qui a fait au moins un mort, selon le maire de la ville Vitali Klitschko.
Lundi, des frappes russes en pleine journée avaient provoqué la panique dans la capitale ukrainienne, attaquée à de multiples reprises depuis le début du mois de mai.
« Une réponse » de Kiev

L’attaque de drones sur Moscou est « une réponse » de Kiev aux récentes frappes russes en Ukraine, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tout en assurant qu’il n’y a « pas de menace » pour les habitants de la capitale russe.
« Il est tout à fait clair que nous parlons d’une réponse de la part du régime de Kiev à nos frappes très efficaces contre l’un de ses centres de commandement », a déclaré à la presse M. Peskov qui réagissait pour la première fois aux événements de la matinée.
« Le système de défense antiaérien (au-dessus de Moscou) a bien fonctionné », a-t-il salué, alors que le ministère russe de la Défense avait affirmé plus tôt avoir neutralisé l’ensemble des huit drones qui volaient au-dessus de Moscou et de sa région.
Le président russe Vladimir Poutine a été tenu informé « en direct » de l’évolution de la situation, a également indiqué M. Peskov.
« La journée de travail du président a commencé très tôt. Il était tenu informé en direct par le ministère de la Défense, le maire de Moscou, le gouverneur de la région de Moscou et le ministère des Situations d’urgence », a-t-il détaillé.
Céréales : accord en danger

La Russie a réaffirmé ce lundi que l’accord sur les exportations de céréales depuis les ports ukrainiens de la mer Noire deviendrait caduc sans respect de celui sur les exportations russes de céréales et d’engrais conclu avec l’Onu.
« Si tout reste en l’état, et apparemment ce sera le cas, il faudra prendre acte que (l’accord) ne fonctionne plus », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’une visite à Nairobi.
Si les autorités russes ont accepté ce mois-ci de prolonger de deux mois cet accord, elles ont également fait savoir qu’il ne serait pas reconduit au-delà du 17 juillet tant que leurs demandes se seraient pas satisfaites.
