La plupart des cinéphiles le considèrent comme une valeur montante du cinéma d’horreur. Au même titre que Jordan Peele (Nope), Ari Aster (Midsommar) ou encore Zack Cregger (Resident evil), le réalisateur américain résidant à Londres parvient à hisser le genre au sommet. Perfectionniste, méticuleux, il est volontiers comparé, toutes proportions gardées, à Stanley Kubrick (Shining) pour ne citer que lui. Car comme lui, Robert Eggers aime construire ses plans comme des tableaux. Son passage à l’American Musical and Dramatic Academy où il a étudié le théâtre, la conception scénique et la création de costumes se reflète sur son travail : une direction artistique très marquée et une obsession de la théâtralité des corps, des éclairages et l’authenticité historique, les personnages de ses films ne parlant que le langage de jadis.



Passionné par l’expressionnisme allemand
Cinéphile, il a été biberonné par le genre de l’expressionnisme allemand et les œuvres des cinéastes de Russie et d’Europe de l’Est. Ses thèmes de prédilections ? La nuit, l’architecture gothique et les personnages torturés, autant de monstres au sens propre comme au figuré qui ne sont rien d’autres que notre miroir. Robbert Eggers a 4 films à son actif et autant d’œuvres cultes : « The Witch », « The northman », « Nosferatu » et surtout « The lighthouse » avec Robert Pattinson. Lors de la MasterClass organisée dans le cadre du festival Lumière, il a présenté au public les 5 premières minutes de son film « Werwulf » qui sortira en salles le 6 janvier 2027. Tel un directeur de troupe de théâtre, il s’est créé une véritable famille artistique en faisant appel aux même actrices et acteurs sur chacun de ses différents projets : Lily Rose Depp, William Dafoe, le scénariste Sjon (parolier de Bjork), Anya Taylor Joy, les frères Skarsgard, Ralph Ineson, Kate Dickie ou encore Aaron Taylor Johnson qui campera cette bête du Gévaudan des campagnes anglaises du 13ème siècle dans le très attendu « Werwul ». Retenez bien son nom, Robert Eggers, car vous n’avez pas fini d’en entendre parler.





