En riposte à l’offensive de samedi conduite en Israël par le Hamas, l’armée israélienne a déclenché samedi l’opération « Glaives de fer », menant des frappes aériennes et détruisant des bâtiments présentés comme des « centres de commandement » du Hamas à Gaza.
Les bombardements israéliens ont fait 950 morts et 5 000 blessés depuis samedi dans la bande de Gaza, selon le dernier bilan communiqué par le ministère de la santé Palestinien. Le précédent, avancé mardi dans la soirée, était de 900 morts et 4 500 blessés. On notera cependant que, le 10 octobre, Medecins sans frontières, dans une vidéo posté sur Facebook évoquait 3500 morts.
Les bombardements sur la bande de Gaza ont détruit plus de 1 000 logements et 560 autres, lourdement endommagés, ont été rendus inhabitables, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui cite les autorités palestiniennes.
Selon l’OCHA, plus de 260 000 personnes ont été contraintes de quitter leur foyer dans la bande de Gaza, en état de siège et pilonnée par des raids israéliens.
« Plus de 263 934 personnes à Gaza auraient fui leur domicile », a annoncé l’organisme des Nations unies dans un communiqué publié mardi, disant s’attendre à ce que ce nombre « continue d’augmenter ». L’organisation note qu’environ 3 000 personnes ont été déplacées « en raison d’escalades antérieures », avant samedi.
Près de 175 500 déplacés ont trouvé refuge dans 88 écoles gérées par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), ajoute l’organisation.
D’autres déplacés – plus de 14 500 – ont rejoint 12 écoles publiques, tandis que, selon les estimations de l’OCHA près de 74 000 personnes se sont réfugiées chez des proches ou des voisins, ou bien dans d’autres lieux tels que des églises.
Le nombre de déplacés à l’intérieur de la bande de Gaza « représente le nombre le plus élevé de personnes déplacées depuis l’escalade de 50 jours [pendant] les hostilités de 2014 », ajoute l’ONU. « Subvenir aux besoins élémentaires devient de plus en plus compliqué » pour les personnes non déplacées, avertit l’OCHA.
