L’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont signé vendredi un accord de défense, a rapporté la chaîne de télévision saoudienne al-Arabiya, après l’annonce d’un sommet de dirigeants de ces trois pays.
Le pacte, appelé par al-Arabiya « accord de défense conjoint de La Mecque », lie les trois pays dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et la reprise du conflit au Yémen, pays voisin de l’Arabie saoudite. Le Pakistan a également annoncé la signature de l’accord.
L’accord stipule que toute attaque contre l’un des trois pays est considérée comme une attaque contre les trois.
Israël qualifie cette coopération et cet accord de « formation d’un axe sunnite radical ».
L’accord réunit une puissance nucléaire, un important fabricant d’armes de l’OTAN et un pays doté d’importantes ressources pétrolières et d’une grande influence religieuse.
Le choix de La Mecque pour la signature souligne le facteur religieux commun, et l’accord est baptisé « Accord de défense conjointe de La Mecque ».
Cet accord marque le début d’une rupture avec le parapluie sécuritaire américain, qui s’est révélé inefficace, voire néfaste, durant la guerre contre l’Iran.
L' »accord de défense conjoint de La Mecque » ne sera pas nucléaire
Un responsable saoudien a affirmé vendredi que l’accord de défense signé avec la Turquie et le Pakistan n’était pas lié à des « ambitions nucléaires » et « ne constituait pas une menace pour aucun pays de la région ».
« L’accord ne vise pas à créer un axe militaire ni un bloc sectaire. Il n’est pas non plus lié à des ambitions nucléaires ou une course à l’armement, mais vise plutôt à développer des capacités durables », a écrit sur X le vice-ministre chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, ajoutant que le pacte ne représentait pas « une escalade des tensions » dans la région.
