Le Premier ministre libanais Najib Mikati a présidé vendredi après-midi au Sérail une réunion de la commission ministérielle chargée du dossier des réfugiés syriens. À première vue, le timing de cette réunion est plutôt surprenant, à presque 15 jours des élections législatives. Un avis contesté par une source proche du Sérail qui a indiqué à Ici Beyrouth que » la réunion était nécessaire avant la tenue le 9 mai d’une conférence à Bruxelles, où toutes les agences des Nations unies ainsi que des donataires internationaux seront présents pour créer un fond destiné aux réfugiés syriens et aux pays hôtes « . Et de poursuivre : » Le Premier ministre veut mettre en exergue le fait que le Liban n’a pas les moyens de recevoir 1.6 million de réfugiés syriens et n’a pas un plan assurant leur retour en Syrie de manière sécurisée. Cette conférence sera une opportunité pour le Liban de tirer la sonnette d’alarme « .
» La situation est intolérable, et l’État libanais n’est plus en mesure de gérer ce dossier « , s’est indigné M. Bayram., ministre du Travail. » Le Liban n’est plus en état de supporter cette situation, d’autant qu’il ne reçoit aucune assistance, mais supporte à lui seul le poids que constitue ce dossier. Les Nations unies doivent aussi assumer leurs responsabilités vis-à-vis de cette situation. Les Libanais font la queue devant les banques et les distributeurs de billets automatiques, pendant que d’autres personnes de nationalités différentes reçoivent des aides en dollars frais. Nous partageons notre eau, notre électricité et nos ressources ; alors que nous ne recevons rien en contrepartie. Tout cela est inacceptable ! « , a déploré Moustapha Bayram.
