Le gouvernement libyen basé à Tripoli a démenti toute implication dans des frappes de drones contre une base utilisée par le groupe paramilitaire russe Wagner dont avait fait état une source militaire du camp de l’Est dans ce pays divisé, ont rapporté des médias.
La source militaire qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP que des frappes de drones “d’origine inconnue” avaient visé jeudi soir la base aérienne d’al-Kharrouba, située à 150 km au sud-est de Benghazi (est) et où se “trouveraient des éléments du groupe Wagner”.
Des sites d’information ont attribué cette attaque aux forces armées du gouvernement de Tripoli reconnu par l’ONU mais dont la légitimité est contestée par le camp rival de l’est libyen.
“Nous sommes surpris par les informations (..) sur des frappes menées par nos avions contre une base dans l’est de la Libye”, a indiqué le ministère de la Défense du gouvernement d’unité nationale, cité vendredi par la chaine al-Massar. “Nous respectons le cessez-le-feu signé en octobre 2020”, a-t-il ajouté.
“Aucun de nos appareils n’a visé un quelconque site dans la région orientale”, a indiqué le général Mohamad al-Haddad, chef d’état-major des forces armées dans l’ouest de la Libye cité par Addresslibya. Ce genre d’informations, a-t-il indiqué, “visent à raviver la guerre entre frères libyens et impliquer la Libye dans un conflit régional”.
