Plusieurs centaines de manifestants, selon une estimation de l’Agence France-Presse (AFP), se sont rassemblés jeudi en début de soirée place de la République à Paris en soutien aux Palestiniens, malgré l’interdiction de cette manifestation. Les participants ont notamment entonné les slogans « Palestine vaincra », ou encore « Israël assassin, Macron complice », « Sionistes, sionistes, vous êtes des terroristes », munis de drapeaux palestiniens. Le monument au centre de la place a été tagué d’un « Free Palestine » en lettres capitales. Essuyant des jets de projectiles, les forces de l’ordre ont fait usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser le rassemblement, peu avant 19 h 30. Saisi en urgence par plusieurs associations, le tribunal administratif de Paris a décidé, jeudi après-midi, de maintenir l’interdiction décidée par le préfet de police Laurent Nuñez.
Dans le centre de Rennes, un rassemblement également interdit a réuni une cinquantaine de manifestants, selon une journaliste de l’AFP. A Bordeaux, ils étaient une centaine à répondre à l’appel du « Collectif girondin pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens », ont constaté des journalistes de l’agence. A Toulouse, deux cents manifestants pour la Palestine se sont rassemblés, là aussi malgré une interdiction – les forces de l’ordre ont dispersé les participants en début de soirée, selon notre correspondant Philippe Gagnebet.
Jeudi en fin de journée, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, dans un télégramme adressé aux préfets, a ordonné l’interdiction systématique des « manifestations propalestiniennes, parce qu’elles sont susceptibles de générer des troubles à l’ordre public », après l’attaque perpétrée samedi par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.
