TACO, « Trump se dégonfle toujours », puis FAFO, « emmerde-moi et tu verras » et depuis quelques jours Nacho, « « aucune chance que le détroit d’Ormuz ouvre », les surnoms de Trump changent au gré de l’actualité. Ce qui ne plaît pas à celui qui « affirme être la personne la plus puissante ayant jamais vécu ».
Un œil sur l’histoire, un autre sur les marchés. Ils baissaient ces derniers jours, ce qui n’est pas bon pour son Histoire, ni pour les élections de novembre. Que faire pour remonter sa cote de popularité ? Et si j’ouvrais le détroit d’Ormuz ? s’est dit Donald Trump. Ce serait un « geste humanitaire », une aide bienvenue aux quelque 20 000 marins bloqués depuis plus de deux mois. Le « gentil » président y avait déjà pensé aux alentours du 22 mars quand il avait promis d’envoyer une escorte militaire pour permettre aux navires en attente de franchir le détroit. Les amiraux de la Navy lui avaient déconseillé cette solution risquée… Alors, comme il n’est pas à un revirement prêt, à une contradiction de plus, il avait décidé de bloquer à son tour le détroit totalement libre avant la guerre américano-israélienne déclenchée le 28 février dans l’optique d’une capitulation iranienne rapide.
Le 14 avril, il écrivait sur son réseau Truth Social : « À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz ». Il avertissait : « tout Iranien qui nous tire dessus, ou qui tire sur des navires pacifiques, sera PULVÉRISÉ ! ».
Aujourd’hui, c’est pareil, sauf que c’est l’inverse. Il menace toujours d’employer la force mais pour ouvrir et non plus pour fermer. Bras de fer, poker, bluff, manœuvre ? Tout est possible avec Donald Trump qui n’a pas expliqué comment il allait sécuriser le passage.
L’Iran a mis en garde la marine américaine et un de ses médias a indiqué que des missiles ont été tirés sur une frégate américaine. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a affirmé qu’aucun bâtiment n’a été touché mais n’a pas démenti directement un tir. Les Emirats arabes unis ont affirmé que l’Iran avait tiré deux drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale…
Et si « Project Freedom » n’était qu’un stratagème pour provoquer une riposte iranienne qui permettrait à Trump de relancer des frappes massives en expliquant qu’il a été contraint de le faire alors qu’il voulait la paix. « On verra » répondrait-il si on l’interrogeait.
