Ukraine, Gaza, Liban, Iran… Donald Trump est toujours près d’un accord de paix. Il l’annonce solennellement, sûr que tous les protagonistes vont le suivre, céder et reconnaître qu’il est le meilleur. Et rien ne se passe. Il fait volte-face, change de sujet mais ce n’est jamais de sa faute.
On est en train de revivre ce scénario devenu habituel, la paix qui allait permettre aux Gazaouis de revivre, s’est muée en frappes violentes, en morts supplémentaires. Le Premier ministre israélien n’a pas entendu son grand ami annoncer un accord « historique », une « étape monumentale » vers la paix dans toute la région. Pourtant, la rencontre, mardi à la Maison Blanche, s’était très bien déroulée, dans la ligne de celle du 4 juillet à l’issue de laquelle, le président américain avait affirmé : « nous nous entendons très bien. Il sait qui est le patron ». Vraiment ? Les faits prouvent que Bibi domine Donald. C’est l’israélien qui a entraîné l’Américain dans cette guerre iranienne ; qui donne le ton, mauvais, au Liban et à Gaza.
Les services du Premier ministre de l’Etat hébreu viennent de démentir Trump sans aucun ménagement : ce qu’il a annoncé « ne reflète pas la position d’Israël ». Pour Tel Aviv, les agissements du Hamas montrent qu’il recrute et se préparait à de « nouveaux massacres du type du 7 octobre » et on ne pourra envisager un accord qu’après la destruction vérifiée de tout l’arsenal du mouvement islamiste, à la condition qu’Israël conserve sa liberté d’action et qu’il n’y ait aucune présence turque ou qatarie dans l’enclave.
Le directeur général du Conseil de la paix et haut représentant pour Gaza, Nickolay Mladenov, va tenter de convaincre Israël d’appliquer le plan de Trump mais il a bien peu de chances de réussir. A la fin, le milliardaire n’abandonnera pas l’Etat juif. Il reprendra son refrain préféré : « On verra ce qu’il va se passer. Je pense qu’il y a de bonnes chances pour que quelque chose se produise ».
En attendant, sa parole perd de sa crédibilité.
