Avec l’arrivée du mois sacré musulman du Ramadan, un groupe de bénévoles travaille jour et nuit pour restaurer des exemplaires anciens ou endommagés du Coran. Khaled al-Drebi, l’un des restaurateurs du livre sacré de l’islam les plus connus de Libye, fait partie de ceux qui arrivent quotidiennement dans un atelier de Tripoli pour répondre aux besoins de l’afflux de clients pendant le ramadan. « Acheter un Coran avant le début du mois de ramadan était une tradition » mais les Libyens, très attentifs à leurs dépenses sur fond de profonde crise économique, « préfèrent restaurer leurs livres plutôt qu’acheter du neuf« , explique M. Drebi, 54 ans, dans son atelier de la rue Mizran à Tripoli. De surcroît, depuis que l’Etat a « interrompu l’impression des Corans en Libye« , les prix ont grimpé. Il faut désormais une vingtaine de dollars, selon la qualité de la reliure, pour un Coran de taille moyenne, dit-il.
L’atelier ne fait payer que quelques dollars pour le matériel utilisé dans la restauration, la main-d’œuvre étant gratuite. Une nouvelle génération a rejoint l’atelier, apportant de « nouvelles techniques » utilisant l’ordinateur pour le « design graphique et des logiciels comme Photoshop pour reproduire les pages manquantes d’un Coran« .
